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La production de chaleur renouvelable doit doubler d'ici 2030

La production de chaleur renouvelable et de récupération est à la traîne par rapport aux objectifs fixés par la loi énergie. Une accélération est nécessaire pour atteindre 38 % de la chaleur consommée en 2030.

Infographie  |  Energie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

Fin 2018, les énergies renouvelables et de récupération couvraient 19,9 % de la chaleur consommée en France, estime le panorama de la chaleur renouvelable 2019, publié par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), en collaboration avec l'Ademe, le Syndicat national du chauffage urbain (SNCU), le Syndicat national du traitement et de la valorisation des déchets urbains (SVDU), le Comité interprofessionnel du bois-énergie (CIBE) et le syndicat des industries thermiques Uniclima.

En 2030, cette part devra être portée à 38 %, selon les objectifs fixés dans la loi énergie de 2015. Soit un doublement par rapport à la situation actuelle. « Ces chiffres illustrent le retard pris dans le secteur de la chaleur renouvelable et la nécessité de mettre en œuvre, pour toutes les filières de production, les moyens nécessaires à leur développement », soulignent les syndicats.

En 2018, 141 729 GWh de chaleur renouvelable ont été produits. Le bois énergie est de loin en tête avec 10,2 % de la chaleur consommée produite par les équipements domestiques et 3,3 % par les chaufferies collectives, industrielles ou tertiaires. La valorisation énergétique des déchets arrive en troisième position avec 1,6 %, derrière les pompes à chaleur aérothermiques qui couvrent 3,8 % de la consommation. Le gaz renouvelable représente quant à lui 0,7 % des besoins, la géothermie de surface 0,6 %. Plus à la traîne encore : le solaire thermique avec seulement 0,3 % des besoins de chaleur couverts.

Réactions4 réactions à cet article

 

Une des raisons : on s'est focalisé sur l'électricité à partir des intermittentes (PV et éolien), parce que ça ouvrait le champ à de gros marchés juteux (contrats sans risques). Et on a négligé le thermique, solaire en particulier, qui a pourtant des potentialités immenses, parce que c'est du travail de plombier, diffus, peu valorisé, et qui n'intéresse pas les gros groupes financiers... La finance ne fait pas bon ménage avec le climat...

dmg | 12 décembre 2019 à 09h33
 
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L'aérothermie (PAC ou thermodynamique) est certes une économie d'énergie (éléctrique) et a ses aspects positifs, parfois le bon choix, mais la classer dans les renouvelables, ça j'ai toujours trouvé très bizarre.
Mon conseil est de d'abord tenter de trouver une solution low-tech (résilience, passif et non actif, fonctionnement avec peu /pas d'électricité) avant de chercher la complexité.

* si l'électricité n'est pas issue de sources renouvelables.

Emily Peterson Conseil en éco-construction | 12 décembre 2019 à 09h45
 
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Curieusement
pas d' éolien dans le camembert!

jpden | 12 décembre 2019 à 21h35
 
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Le photovoltaïque est également une source importante de chaleur actuellement non valorisée sauf très récentes expériences pilotes industrielles de production sous serre.

Pour quand la valorisation du gaz carbonique issu de la méthanisation?
On n'en est malheureusement également qu'au stade pilote industriel dans la production d'algues par exemple.

Une mobilisation générale s'impose si on veut réellement rattraper les retards accumulés dans quasi tous les domaines de production d'EN.

jpden | 12 décembre 2019 à 21h51
 
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