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Climat : l'augmentation des phénomènes extrêmes nécessite une meilleure préparation des pays

S'il souligne que les phénomènes climatiques extrêmes sont en augmentation et le seront encore à l'avenir, le GIEC, dans son dernier rapport, insiste sur l'importance de l'adaptation, véritable clé pour limiter la vulnérabilité des populations.

Gouvernance  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com
   
Climat : l'augmentation des phénomènes extrêmes nécessite une meilleure préparation des pays
   

Les phénomènes climatiques extrêmes vont s'amplifier avec le changement climatique, indique le résumé à l'intention des décideurs du Rapport spécial sur la gestion des risques de catastrophes et de phénomènes extrêmes pour les besoins de l'adaptation au changement climatique, présenté officiellement le 18 novembre et approuvé le même jour par les gouvernements membres du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).  Mais plutôt que de se montrer alarmiste, le rapport s'attache à décliner les solutions à mettre en œuvre pour limiter les conséquences de ces phénomènes météorologiques. "Le type et la sévérité des effets (...) dépend non seulement des épisodes extrêmes eux-mêmes mais aussi de la vulnérabilité et de l'exposition", indiquent les experts.

Davantage de canicules et de précipitations

L'accroissement des concentrations de gaz à effet de serre a entraîné une diminution des jours et des nuits froids et une augmentation des jours et des nuits chauds, indique le GIEC avec un degré de confiance élevé. La longueur et le nombre de vagues de chaleur ont augmenté dans de nombreuses régions du monde. "Dans certaines régions, on constate une évolution des phénomènes extrêmes, par exemple des sécheresses plus longues et plus intenses, mais un degré de confiance moyen s'attache à ces constatations, selon le rapport, en raison du manque d'observations directes et parce que les analyses scientifiques disponibles dans ce domaine ne concordent pas. Quant aux prévisions concernant l'évolution de l'intensité, de la fréquence et de la durée des cyclones tropicaux dans une perspective à long terme, le degré de confiance qui s'y rattache est assurément faible", indique Qin Dahe, coprésident du Groupe de travail I du GIEC.

Cependant, estime le GIEC, à l'avenir, il est "pratiquement certain qu'à l'échelle du globe, les jours de canicule deviendront encore plus chauds et seront plus fréquents". Thomas Stocker, coprésident du Groupe de travail I du GIEC, précise que l'occurrence des jours de canicule sera multipliée par dix dans la plupart des régions du globe en cas d'émissions élevées de gaz à effet de serre. "De la même manière, les fortes précipitations seront plus fréquentes et la vitesse des vents associés aux cyclones tropicaux augmentera alors que le nombre de cyclones sera probablement constant ou en diminution". L'Europe devrait être touchée par des vagues de chaleur plus intenses, l'Afrique par des sécheresses plus régulières. Certaines régions, dans les pires scénarios, pourraient même devenir inhospitalières.

Limiter la vulnérabilité des populations

L'impact des événements extrêmes est étroitement lié au degré de préparation des pays ainsi qu'à leur capacité à réagir, souligne le rapport. Par exemple, l'urbanisation rapide et la croissance des mégalopoles, en particulier dans les pays en développement, ont augmenté la vulnérabilité de certaines populations (bidonvilles, mauvaise gestion des terres...). Les réfugiés, les personnes déplacées sont également particulièrement vulnérables.

"De nombreuses solutions s'offrent à nous pour diminuer les risques. Certaines ont été mises en œuvre mais beaucoup ne l'ont pas été. Les meilleures sont celles qui sont susceptibles de procurer des avantages pour un large éventail de scénarios de changement climatique", indique Vicente Barros, coprésident du Groupe de travail II.

Parmi les pistes identifiées par le GIEC : les systèmes d'alerte précoce, la communication sur les risques entre les décideurs et les populations locales, l'aménagement durable et la planification urbaine, la gestion et la préservation des écosystèmes. Sont également indispensables : la surveillance sanitaire, l'approvisionnement en eau, l'assainissement, les systèmes d'irrigation, l'adaptation des infrastructures et des bâtiments, et une meilleure éducation et sensibilisation.

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