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Le changement climatique menace les vers de terre

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Dans une étude, publiée le 25 octobre dans la revue Science, une équipe scientifique internationale alerte sur l'impact du changement climatique sur les communautés de vers de terre à travers le monde. Ces travaux ont réuni 140 chercheurs internationaux. Les scientifiques français du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) ont contribué à l'étude. Les scientifiques ont compilé le plus grand ensemble de données sur les vers de terre, comprenant près de 7 000 sites dans 57 pays. Il s'agit de la « première » cartographie des vers de terre menée à l'échelle mondiale, souligne le Cirad, dans un communiqué.

Les vers de terre sont des indicateurs de la qualité biologique des sols. « En creusant des galeries aérant le sol, en mangeant les débris organiques et en mélangeant les composants du sol, ils participent au bon fonctionnement de nombreux écosystèmes. Ils fournissent ainsi un large éventail de services écosystémiques, tels que la fourniture de nutriments aux plantes, l'amélioration de leur approvisionnement en eau douce, le stockage de carbone, ce qui contribue à l'atténuation du changement climatique », rappelle le Cirad. Or l'étude montre que ce sont les variables climatiques (température et humidité) qui « influencent le plus fortement l'abondance et la diversité des communautés de vers de terre, et non les propriétés du sol ou le couvert végétal comme supposé jusqu'à présent », expliquent le Muséum et le CNRS dans un communiqué. Ces résultats suggèrent que l'évolution actuelle du climat pourrait avoir « de graves conséquences pour les communautés de vers de terre et donc pour les fonctions qu'elles assurent, menaçant ainsi la pérennité des sols et leur capacité à subvenir aux besoins de l'humanité », préviennent les chercheurs.

Réactions7 réactions à cet article

 

En plus des variables climatiques il convient de prendre en considération l'expansion urbaine (13 m2 par seconde 110 km2 par jour) + les changements d'affectation (l'agriculture industrielle, la production d'énergie etc ...) + l'artficialisation pour les voies de communication (sols empierrés, goudronnés, ouvrages d'art, bétonnés ....).

Quid | 28 octobre 2019 à 18h40
 
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Encore une bonne nouvelle !

Hugoszym | 29 octobre 2019 à 16h50
 
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Et qu'en est-il de l'avenir des voisins du ver de terre ?

Les milliards de minusculissimes petites bestioles indispensables à la fertilité ?

Il faut lire Lydia et Claude Bourguignon

Sagecol | 29 octobre 2019 à 17h47
 
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Bonsoir ! encore une raison pour reconstituer les pertes forestières voir créer de nouveaux puits de carbone au niveau de zones vierges A+

DAOUD | 29 octobre 2019 à 20h38
 
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Bonsoir ! ne peut-on pas nous interroger du pourquoi le financement du déboisement est possible alors que pour le financement du reboisement devra se chercher à la loupe ?

la création de puits de carbone dans la perspective de la reconstitution des superficies forestières perdues nuit-elle aux intérêts financiers ?

les mesurettes relatives à la transition énergétique, seules, lancées ça et là suffisent-elles pour contre carrer le réchauffement climatique ?

la communauté qui se soucie de la lutte contre le réchauffement de la planète et ses conséquences sur les dérèglements climatiques devra-t-elle subir la censure du traitement du type de ces questionnements ?

DAOUD | 30 octobre 2019 à 21h41
 
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Intéressant. Même si les variations climatiques (température et humidité), il serait intéressant de savoir si cette étude analyse aussi les effets des actions de l'homme : occupation des sols mais aussi type de production agricole car on sait que la fertilité des sols, et donc pas que les vers de terre effectivement, est influencée par le type de travail du sol et aussi par les espèces végétales cultivées sur les parcelles.

Archipel | 04 novembre 2019 à 14h33
 
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Bonsoir ! du fait de la faillite du système économique actuel, le substituer par un, en relation avec une transition plus engagée pour la lutte contre les dérèglements climatiques par la création de puits de carbone susceptible de permette une occupation des espaces libres et/ou précédemment dégradés, avec tout ce ci implique, devrait constituer une solution salutaire pour le bassin Méditerrannéen A+

DAOUD | 05 novembre 2019 à 21h35
 
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