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Le Conseil de sécurité de l'ONU débat pour la première fois du changement climatique

À l'occasion d'un débat de réflexion le 17 avril 2007, le Conseil de sécurité des Nations Unies a abordé pour la première fois de son histoire le changement climatique et sa capacité à engendrer conflit et désordre international.

Gouvernance  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
   
Le Conseil de sécurité de l'ONU débat pour la première fois du changement climatique
   
Le 17 avril dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU* qui a ''la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales'', débattait du changement climatique pour la première fois de son histoire. Ce débat de réflexion, intitulé ''Energie, sécurité et climat'', et organisé à l'initiative de la Grande-Bretagne qui préside le Conseil en avril, est dirigé par la secrétaire au Foreign Office Margaret Beckett.

Mais la tenue d'une telle discussion a déjà fait débats puisque certains pays (la Chine, la Russie, le Qatar, l'Indonésie et l'Afrique du Sud) estimant que le Conseil de sécurité de l'ONU n'était pas le lieu adapté pour discuter du réchauffement climatique.
Selon l'agence Reuters, la France, le Japon, le Pérou, Panama et des Etats insulaires du Pacifique soutiennent pour leur part la position britannique : ce phénomène étant susceptible de conduire à des guerres, le Conseil de sécurité a une légitimité en la matière.
Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon adopte la même position. Le Conseil de sécurité a un rôle à jouer pour agir avec les autres organes intergouvernementaux afin de lutter contre les causes profondes des conflits, parmi lesquelles figurent les conséquences économiques et politiques des changements climatiques, a-t-il affirmé lors du débat. Le Secrétaire général a rappelé que les changements climatiques anticipés n'étaient pas seulement une préoccupation environnementale. On sait déjà que le caractère limité de l'accès à l'énergie est une cause importante de conflit. La modification de notre planète risque de l'aggraver encore, a-t-il fait observer.
Selon le secrétaire général de l'ONU, la modification des schémas climatiques, causant inondations et sécheresses, avec les coûts économiques qui s'y rapportent tels que la compensation pour les terres perdues, risque de polariser et de marginaliser les communautés. De même les catastrophes naturelles risquent d'accroître les situations d'urgences humanitaires et donc l'instabilité et la dislocation sociale. Les migrations causées par les changements climatiques pourraient quant à elles renforcer les tensions et les conflits, surtout dans les régions où il existe déjà de nombreuses personnes déplacées et réfugiées, indique-t-il. Enfin, la raréfaction des ressources, notamment en eau et en nourriture, pourrait transformer une compétition aujourd'hui pacifique en violence. Pour Ban Ki-moon, tous ces scénarios seraient de nature à entraver la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).


* Le Conseil de sécurité est l'organe exécutif de l'Organisation des Nations unies (ONU). Il a « la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales » (article 24 de la Charte des Nations Unies) et dispose pour cela de « pouvoirs spécifiques [...] définis aux Chapitres VI, VII, VIII et XII » de cette Charte. Certaines décisions du Conseil de sécurité ont force exécutoire (les résolutions) et « les Membres de l'Organisation conviennent d'accepter et d'appliquer les décisions du Conseil de sécurité » (article 25).

Réactions1 réaction à cet article

 
Paradoxes entre nations et Nations unies

Il est étonnant qu'on attende Avril 2007 pour discuter à échelle internationale des conséquences possibles du réchauffement climatique et de ses impacts sociaux et politiques.Mais louable quand il s'agit de préoccupations onusiennes.
Je me souviens d'émissions diffusées il y a quelques années sur une montée possible des eaux et des probables nouvelles cartes géographiques.On ne cesse de le dire, ce seront les continents les plus démunis et les moins concernés par le développement industriel qui seraient les plus touchés .Je pense à l'Afrique, qui en subirait de très lourdes conséquences. Parallèlement, nombre de politiques gouvernementales tendent à un protectionnisme inquiétant, particulièrement en ce qui concerne les flux migratoires. Au delà des risques économiques, ne pourrait-on réfléchir sur les situations éventuelles à venir, tenant compte outre des circonstances politiques de certains pays, du manque de ressources énergétiques vitales( eau,bois,air...) ? et si les réfugiés à venir n'étaient plus seulement en demande d'asile politique ,mais bel et bien d'asile "écologique"?! Est-ce qu'une seule des nations de la Terre y a fermement pensé, ou élude-t-on toujours et encore ces questions aux réponses frôlant l'impossible?

Swan | 26 avril 2007 à 11h48
 
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