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Impacts des changements climatiques : le rapport provisoire du Giec anticipe de lourdes pertes agricoles

Gouvernance  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Une hausse de 2,5°C de la température moyenne du globe d'ici la fin du siècle par rapport à l'ère préindustrielle pourrait entraîner jusqu'à 1.450 milliards de dollars de dommages économiques à la fin du siècle. Telle est l'une des principales conclusions du projet de rapport du deuxième groupe de travail (WG2) du cinquième rapport d'évaluation (AR5) du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec).

Le pré-rapport, consulté par le quotidien japonais Yomiuri Shimbun, se base notamment sur des pertes agricoles importantes pour évaluer ces dommages. La production mondiale de céréales baisserait de 0,2% à 2% si la température augmente de 2,5 degrés.

La version définitive de ce deuxième grand chapitre du cinquième rapport du Giec, qui synthétise les connaissances relatives aux impacts, à l'adaptation et à la vulnérabilité, sera finalisée du 25 au 29 mars 2014 à Yokohama (Japon).

Réactions11 réactions à cet article

 

Le GIEC, dont la crédibilité est largement entamée, se discrédite complètement avec ce genre de prédiction style Mme Soleil.

L'alarmisme est devenu son fond de commerce.

Wackes Seppi | 04 mars 2014 à 11h16
 
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Tout à fait d'accord avec Wackes Seppi.
Prévoir ce que sera le climat dans 30, 50 ans ou à la fin de ce siècle ne paraît pas, au niveau des connaissances actuelles, relever du domaine de la raison mais de celui de l'astrologie.
L'alarmisme est le fond de commerce du GIEC, et celui de son employeur, l'ONU.
Propagande politicardo-pseudo-scientifique (qui remonte à Margaret Thatcher, "dévoyeuse" de la Royal Society), manipulation, bourrage de crâne en même temps que lavage de cerveau. En outre, la notion de "consensus" n'a pas sa place dans le monde scientifique.

Manu | 04 mars 2014 à 22h14
 
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Je ne réagis pas à l'article lui-même,alarmiste sans doute, mais trop vraisemblablement à bon escient, mais à ce qu'écrivent Manu et Wackes Seppi.
Je ne leur refuse pas le droit de se ridiculiser.
Le Giec est très globalement crédible. L'élévation de température du globe résulte de l’absorption par le CO2 et le méthane des longueurs d'onde correspondant à l'infrarouge : on n'y peut rien ! Plus la concentration des gaz augmente, plus la température monte.

FH | 05 mars 2014 à 12h19
 
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Dans l’émission « C dans l’air » du 01/10/2013 sur le climat, a eu lieu une controverse entre François Gervais, physicien, re-lecteur critique du rapport AR5 du GIEC et Jean Jouzel, climatologue et glaciologue, expert et vice-président du même GIEC.
J. Jouzel conteste l’effet de saturation du CO2 dans l’infrarouge (en substance, quand les rejets de CO2 augmentent fortement dans l’atmosphère, leurs effets sur la hausse des températures deviennent de plus en plus faibles. Il se produit en quelque sorte un phénomène de « saturation » de la capacité d’absorption des rayonnements infrarouge par les molécules de CO2).
Pour J. Jouzel, c’est très clair, il suffit d’aller sur Vénus pour comprendre que l’effet de serre du CO2 peut être énorme, il y a 200 mille fois plus de CO2 sur Vénus et un effet de serre de 500 °C.
J’ai voulu vérifier cette dernière affirmation et j’ai trouvé une réponse sur le site de l'Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Éphémérides (IMCCE), situé au sein de l'Observatoire de Paris.

Suite...

vivarais | 11 mars 2014 à 22h32
 
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Selon l’IMCCE, « La température très élevée de Vénus (740 K, soit environ 460 °C) … est la conséquence d'un effet de serre résultant non du dioxyde de carbone (CO2) mais de constituants en très faibles quantités relatives tels que SO2 et H2O. En effet, dans le domaine infrarouge correspondant au maximum d'émission thermique pour un corps à la température de la surface et de la basse atmosphère de Vénus, le CO2 présente des fenêtres de transmission très larges qui ne peuvent piéger efficacement le rayonnement infrarouge. En revanche, SO2 et H2O, bien qu'en très faibles quantités, absorbent les radiations dans ce domaine de longueurs d'onde, tout comme le font également les fines particules d'acide sulfurique qui constituent les nuages ».

Jusqu’à plus ample informé, J. Jouzel est ici pris en défaut.

vivarais | 11 mars 2014 à 22h36
 
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Dans la page sur le cinquième rapport du GIEC auquel renvoie le lien présent dans le texte de l’article, graphiquement, les moyennes décennales semblent plus convaincantes pour confirmer la tendance au réchauffement, sauf que les plateaux décennaux entre 1970 et 1998 sont de faux plateaux, alors que celui à partir de 1998 semble un vrai plateau, la température moyenne n’augmentant plus, voire amorce une descente que l’on distingue mieux ailleurs sur d’autres graphes.
F. Gervais évoque un cycle de 60 ans, relatif aux mouvements du Soleil par rapport au centre de gravité du système solaire, cycle dont l’existence est contestée par J. Jouzel.

Ce cycle (mis en évidence par un scientifique américain) développé avec le temps en abscisse et les anomalies de température de la surface de la Terre en ordonnée, a la forme approximative d’une sinusoïde. Nous serions actuellement dans la région du sommet (sorte de plateau) de cette sinusoïde, avant une redescente correspondant à une diminution de la température de la Terre. Cette tendance se confirmera-t-elle ? Un avenir assez proche devrait nous le dire.

Toujours selon F. Gervais, de référant à une courbe fournie par la « National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) » américaine, le taux de méthane CH4 dans l’atmosphère, qui avait doublé au siècle dernier, se stabilise aujourd’hui.
Affaires à suivre.

vivarais | 11 mars 2014 à 22h50
 
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Précision : la page de l’IMCEE citée dans mon 2è message est intitulée :
« Fiche pédagogique n° 13 : L’atmosphère et les nuages de Vénus ».

L’accroissement du taux de CO2 dans l’atmosphère et de l’accroissement de la température ne sont pas proportionnels, la relation entre ces deux accroissements n’est pas linéaire, mais logarithmique.
Selon la théorie officielle du GIEC, l’effet de serre du CO2 obéit en première approximation à une loi en logarithme :
DF = 5,35x ln(C/C0), C représente le taux de CO2, C0 un taux de référence et ln le logarithme népérien. DF est la variation du forçage radiatif (en watt/m2) lorsque le taux de CO2 passe de la valeur C0 à la valeur C.
Le forçage radiatif est défini comme la différence entre l'énergie radiative reçue et l'énergie radiative émise par un système donné, ici le CO2. Un forçage radiatif positif tend à réchauffer le système (plus d'énergie reçue qu'émise), alors qu'un forçage radiatif négatif va dans le sens d’un refroidissement.
La relation simplifiée entre le CO2 et le forçage radiatif n’étant pas linéaire mais logarithmique, une augmentation de la concentration de CO2 a un effet de plus en plus faible.
Ceci est en relation avec l’effet de « saturation » de l’effet de serre du CO2 évoqué par F. Gervais.
Les expressions simplifiées de DF pour CH4, N2O, par exemple, ne sont pas logarithmiques.

vivarais | 12 mars 2014 à 18h52
 
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Merci, vivarais pour ces données claires.
Un certain nombre de scientifiques pensent à l'heure actuelle que l'influence du méthane aurait été sous estimée. Qu'en pensez vous ?

FH | 13 mars 2014 à 10h23
 
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La précision apportée par vivarais m’a permis de vérifier l’exactitude de sa citation.
Ceci induit une suspicion supplémentaire sur certaines affirmations du GIEC.
Pour en revenir au graphique du GIEC sur la page accessible par le lien donné dans l’article, le refroidissement climatique observé entre 1940 et 1975 environ, où la température moyenne mondiale avait progressivement décrue, est totalement gommé par les moyennes décennales.
Après un maximum autour de 1940, la température a baissée jusqu’à un minimum autour de l’année 1975, puis est remontée jusqu’en 1998 où une pause est actuellement observée, qui correspond peut-être à un nouveau maximum comme le suggère vivarais.
Ceci plaiderait en faveur de l’intervention d’un cycle d’environ 60 ans dans l’ensemble des phénomènes observés, d’autant plus qu’un autre maximum peut être observé autour de1880, c.à.d. 60 ans avant 1940, et un nouveau minimum autour de 1910.

Il est utile à présent d’exposer sommairement la genèse de la création du GIEC.
Cette baisse de température à partir de 1940 amena les experts à prévenir qu’un monde plus froid aurait des conséquences catastrophiques. Un nouvel âge glaciaire risquerait d’envahir les terres et enterrer les cités du Nord. Dans cette ambiance de catastrophe, un scientifique suédois, Bert Bolin, exprime l’espoir, il suggère que le CO2 produit par l’homme pourrait réchauffer la planète.
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Manu | 13 mars 2014 à 22h07
 
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À partir de 1975 environ, la température commençait à remonter et le lien avec les émissions de CO2 produits par la combustion du pétrole et du charbon que l’on brûlait avec un rythme croissant fut établi, et la menace d’un réchauffement trop important se fit jour.
La politisation du sujet commença avec Margaret Thatcher. Celle-ci, selon lord Lawson of Blaby, qui avait été secrétaire d’état à l’énergie sous son gouvernement, étant préoccupée par la sécurité de l’énergie, parce qu’elle ne faisait pas confiance au Moyen-Orient, aux mineurs de charbon suite à leur grève en 1984-85, au pétrole (avec la conséquence des chocs pétroliers qui avaient plongé le monde dans la récession), voulait promouvoir l’énergie nucléaire. Quand le sujet du réchauffement global est apparu, elle a pensé que c’était un argumentaire de plus pour le nucléaire « qui n’émet pas de CO2 ». Elle serait allée à la Royal Society pour dire aux scientifiques qu’ils disposeraient de moyens financiers importants pour prouver la relation entre le CO2 et la température. À sa demande, le Meteorological Office britannique mit en place une unité de recherche climatique qui est à la base d’une nouvelle commission internationale : le GIEC. Le premier grand rapport émis par cette commission prédisait un désastre avec le réchauffement global. L’accent était mis sur les émissions humaines de CO2 comme la source potentielle des problèmes environnementaux.
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Manu | 13 mars 2014 à 22h13
 
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Au début des années 90 aux USA, le réchauffement global causé par l’homme devenait une campagne politique avec pour résultat plus de fonds venant du gouvernement. Selon un professeur de météorologie au Massachusetts Institute of Technology (MIT), le financement de la climatologie et des sciences liées au climat a été à cette époque multiplié par un facteur supérieur à 10. La perversion du monde scientifique était lancée.

Réduire le CO2 au niveau d’un vulgaire polluant est aberrant. Il n’est pas chimiquement toxique et il est essentiel à la croissance des plantes qui, par la photosynthèse, utilisent son carbone pour constituer leur matière organique. L’absence de CO2 entraînerait leur disparition et celle des êtres vivants qui dépendent directement ou indirectement d’elles, dont les animaux et nous. Une catastrophe définitive !
En revanche, un accroissement, raisonnable s’entend, de CO2 dans l’atmosphère favoriserait la croissance des plantes et améliorerait les rendements agricoles.

Ceci étant dit, il est bien évident que les énergies fossiles sont condamnées à disparaître et qu’il faut dès à présent développer les énergies renouvelables et la sobriété énergétique, sans obligatoirement pour cela se référer à des catastrophes hypothétiques.

Manu | 13 mars 2014 à 22h24
 
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