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L'association Recyvalor lance son premier chantier d'élimination des stocks de pneus usagés orphelins

Créée suite à la signature d'un accord interprofessionnel pour recycler les pneus orphelins, l'association Recyvalor a lancé son premier chantier. Les 800 tonnes de pneus abandonnés sur le site de Graulhet dans le Tarn vont ainsi être recyclées.

Déchets  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
   
L'association Recyvalor lance son premier chantier d'élimination des stocks de pneus usagés orphelins
Stock de pneus de Graulhet
© Michel Djaoui/ Aliapur
   
Suite à la mise en place en 2002 d'une réglementation spécifique au recyclage des pneus en France, un recensement des stocks abandonnés a été réalisé par le ministère de l'écologie de l'époque, l'Ademe et l'association Robin des Bois. Cet inventaire a permis d'identifier 114 sites pour un tonnage de 242.000 tonnes. Les propriétaires de certains stocks ont pu être retrouvés et ces derniers ont dû procéder à leur élimination. Pour les stocks orphelins, un accord interprofessionnel a été signé en février dernier après plusieurs années de négociations. Il prévoit l'évacuation d'un maximum de 80.000 tonnes de pneumatiques répartis sur 61 dépôts sur une durée allant de 6 à 8 ans soit environ 10.000 tonnes par an. Cet accord va enfin nous permettre d'en finir avec les montagnes de pneus disséminées sur le territoire et de parachever la filière de traitement, expliquait à cette occasion Nathalie Kosciusko-Morizet secrétaire d'État à l'écologie.

Pour gérer la logistique une association a été créée. Baptisée Recyvalor, elle a pour mission d'organiser et de financer l'enlèvement et le recyclage des stocks orphelins. Elle est composée de distributeurs, manufacturiers, constructeurs, professionnels du secteur automobile du déchet et d'un membre de l'association Robin des Bois, présent en tant qu'expert environnement.
Chaque professionnel verse une contribution financière à hauteur de son marché. L'association hiérarchise les sites à traiter, organise ensuite les appels d'offres et vérifie le déroulement des opérations. Des critères de priorité ont été définis par le ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de l'Aménagement du Territoire (MEEDDAT) et l'association Robin des bois : l'importance du risque sanitaire et environnemental, la capacité et la facilité de traitement local, les volumes à traiter et l'implication des acteurs locaux.

Un premier site est en cours d'évacuation

Au regard de ces critères, le Conseil d'Administration de Recyvalor a défini son calendrier d'intervention annuel. Le site de Graulhet dans le Tarn va ainsi constituer le premier chantier d'intervention de l'association. Située à quelques mètres d'habitations et d'une école, cette décharge illégale est en effet particulièrement sensible sur les plans sanitaire et écologique.
L'évacuation des 800 tonnes de pneus qui y sont abandonnés a débuté. Le site a été nettoyé, balisé et les engins ont commencé à charger les déchets. Une fois enlevés, ces pneus seront soit réemployés après rechapage, valorisés dans les terrains de sports, les aires de jeux ou dans les travaux publics ou encore dirigés vers les cimenteries pour servir de combustible.
Pour faire face à la problématique des décharges sauvages de pneus et plus globalement, au problème de la pollution industrielle, seule le volontarisme et la mobilisation de tous les partenaires permettent de trouver des solutions. C'est très souvent l'environnement des habitants qui est en jeu et pour une commune comme la nôtre, c'est une priorité, commente Claude FITA, Maire de Graulhet.
Pour Bénédicte Barbry, Présidente de Recyvalor, cette première intervention illustre la capacité de l'ensemble des acteurs d'une filière à se mobiliser et à s'engager durablement pour apporter des solutions concrètes à un problème d'intérêt général, lourd d'enjeux sanitaires et environnementaux.

À Graulhet, les travaux devraient durer 10 semaines pour un budget de 400.000 euros. D'ici fin 2008, Recyvalor a déjà prévu d'intervenir sur trois autres sites que sont les stocks de Nebing (57), Hatten (67) et Châtillon le Roi (45).

Réactions2 réactions à cet article

 
bravo!

excellente initiative! félicitations à tous les partenaires.
Qu'en est-il des pneus qui ont été jetés au fond des mers?

fredebaz | 08 novembre 2008 à 16h21
 
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Et l'agriculture ?

Le monde agricole continu à utiliser massivement les pneumatiques usagés VL et camionnette pour lester les bâches sur les tas d'ensilage.
Les agriculteurs sont donc propriétaires de ces pneumatiques et, par conséquent, responsable de leur élimination.
Quels textes, lois, décrets, mesures et initiative peut-on trouver à ce jour concernant ce problème qui, si mes sources sont exactes, concernerait environ 40000 tonnes de pneus usagés.

Anonyme | 10 mars 2009 à 12h01
 
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