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Régulation des publicités lumineuses : un engagement des opérateurs en demi-teinte

Energie  |    |  N. Gorbatko
Régulation des publicités lumineuses : un engagement des opérateurs en demi-teinte

Aéroports de Paris, JC Decaux, la RATP, la SNCF et Media Transports : cinq gestionnaires de supports publicitaires ou d'espaces dédiés aux transports publics ont signé, ce lundi 27 mars, une charte d'engagement en faveur d'une meilleure régulation de la publicité lumineuse dans les gares, stations et aéroports, en présence de la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, et du ministre des Transports, Clément Beaune.

Ces entreprises annoncent ainsi leur volonté d'équiper ou de faire équiper leurs dispositifs de publicités lumineuses, dans les aéroports, gares et stations, d'ici au 1er janvier prochain, de manière à pouvoir les éteindre ou les mettre en veille pendant les horaires de fermeture au public. Une exception sera toutefois faite pour le mobilier en cours de dépose ou d'installation. En juin 2023 et en janvier 2024, les signataires feront remonter les taux d'équipement ainsi que le nombre de gares et de stations concernées au ministère des Transports. Si leurs objectifs n'étaient pas remplis, ils devraient en expliquer les raisons et détailler leurs plans d'actions pour y remédier.

Ces mesures devraient s'accompagner d'une stratégie « sobriété » différente pour chacun des acteurs, fondée sur des trajectoires de réduction des consommations électriques et d'émissions carbone de ce parc. Aéroports de Paris et JC Decaux prévoient de réduire les dépenses énergétiques de leurs équipements publicitaires de 30 % en 2026, par rapport à 2016, et de diminuer leurs émissions carbones (1) de 50 % en 2030 par rapport à 2019. En 2026, la RATP anticipe une décroissance de 35 % de ses consommations électriques liées à ces écrans et de 17 % de ses émissions carbones, par rapport à 2022. En 2031, toujours par rapport à 2022, la SNCF envisage une réduction de 71 % de ses consommations énergétiques et de 45 % de ses émissions carbone.

Si, comme le souligne le Gouvernement, cette initiative va « au-delà de ce que leur demande le cadre législatif et réglementaire actuel », elle ne fait pas disparaître pour autant une source de dépense énergétique et d'émissions carbone à l'utilité plus que contestable. Selon un rapport de l'Ademe, publié en 2020, un écran publicitaire LCD numérique de 2 m² consomme 2 049 kWh par an, soit presque l'équivalent de la consommation moyenne d'un ménage français pour l'éclairage et l'électroménager, sans le chauffage (2 350 kWh par an). Quant aux 1 400 écrans parisiens, présents dans le métro et les gares, ils consommeraient autant d'électricité en un an que 21 écoles de 10 classes.

1. Sur l'ensemble des scopes : 1, 2 et 3.

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