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Rénovation des bâtiments tertiaires : plus de 100 organismes engagés avant la sortie du décret

Bâtiment  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Le fonds de capital-investissement LBO France ainsi que le bureau d'études Tribu Energie sont les 103eme et 104eme acteurs à avoir signé la charte pour l'efficacité énergétique des bâtiments tertiaires publics ou privés, lancée il y a trois ans. Cette charte volontaire engage les signataires à diminuer les consommations d'énergie de leurs parcs qu'ils occupent, gèrent ou détiennent. Portée par le Plan Bâtiment Durable, présidé par Philippe Pelletier, elle anticipe l'obligation de travaux de rénovation énergétique dans le tertiaire d'ici 2020 initialement prévue pour janvier 2012, selon la loi Grenelle 2 de juillet 2010. Le décret d'application de cette obligation est actuellement au Conseil d'Etat. La publication de ce texte est attendue pour début 2017, selon Emmanuel Acchiardi de la direction de l'habitat, de l'urbanisme et des paysages (DHUP).

Le 21 octobre, le Plan bâtiment durable a dévoilé les conclusions du troisième rapport de suivi de la charte, réalisé par l'institut français pour la performance du bâtiment (Ifpeb). Ce rapport, basé sur les réponses de 37 signataires, "montre que quel que soit leur avancement, tous - à de rares exceptions - sont à l'œuvre dans l'implémentation de leurs engagements". Les moyens utilisés sont "variés et complémentaires" : les répondants ont attribué 13% de l'accomplissement de leurs objectifs d'économies d'énergie aux rénovations profondes, 31% à des plans de progrès en site occupé avec de l'investissement, 32,5% à des plans de progrès liés au pilotage et enfin 13,5% à un meilleur usage.

L'objectif du décret hors d'atteinte ?

La réduction des consommations des signataires varie de 6 à 40%, précise ce rapport qui souligne de nouveau des difficultés de mise en œuvre. Le rapport en pointe quatre, par ordre d'importance des témoignages, que sont la construction de "l'image énergétique" du parc, les collaborations entre propriétaires-bailleurs et preneurs, la question de l'évaluation du parc dans le temps face à la variation de son périmètre et le coût des opérations qui "reste important". Les factures annuelles globales d'énergie rapportées par les signataires ayant répondu à l'enquête vont de 58 k€ à 150 millions d'euros pour les bâtiments retenus dans le périmètre de la charte.

Le projet de décret prévoit notamment une réduction des consommations de 25% d'ici 2020 (par rapport à une base de référence au choix après l'année 2006). Mais 40% des répondants estiment qu'ils atteindront "plutôt difficilement cet objectif" et 7% "très difficilement". Seuls 3% jugent qu'ils seront au-dessus de cet objectif.

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