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Actu-Environnement

Lancement d'une charte des formations en énergies durables

Le Comité de Liaison Energies Renouvelables a lancé sa charte Format'eree destinée aux organismes de formation. Cette initiative vise à améliorer la qualité des formations sur les EnR et à exclure celles qui ne répondent qu'à un « effet de mode ».

Gouvernance  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
En plein développement, le secteur des énergies renouvelables recrute. Que ce soit dans le solaire thermique, le solaire photovoltaïque, le bois-énergie, l'éolien, la géothermie, le biogaz…, toutes les filières des énergies renouvelables (ENR) constituent un vivier d'emplois diversifié, capables d'absorber des professionnels compétents en études, fabrication, commercialisation et maintenance. Selon le Syndicat des Energies Renouvelables (SER), aujourd'hui le secteur des énergies renouvelables emploie 75.000 personnes en France.

L'objectif de développement des énergies renouvelables fixé par l'Europe dans son paquet climat-énergie laisse entrevoir des perspectives d'embauche enthousiasmantes. En effet, les 23% d'énergies renouvelables que devra produire la France d'ici 2020 représenteront plus de 200.000 emplois.

Résultats, les attentes en termes de personnels qualifiés sont et resteront importantes. Pour y répondre, de nombreuses formations ont été créées ces dernières années dans le domaine des énergies durables, organisées selon divers modes : initiale, continue, en alternance, courte, longue, professionnelle… Malheureusement elles ne sont parfois que le fruit d'un effet de mode et n'apportent pas les connaissances nécessaires au marché de l'emploi du secteur. Face à ce constat, le Comité de Liaison Energies Renouvelables (CLER) a mis au point une charte destinée aux organismes de formation.

Améliorer la qualité et la réussite des formations dans les EnR

Présentée hier à l'occasion du Salon des Énergies Renouvelables, cette charte vise à améliorer la qualité globale de toutes les formations EnR dispensées sur le territoire français, de rapprocher les formations du milieu professionnel et d'assurer un suivi des étudiants et des personnes formées pour s'assurer que les formations sont adaptées au marché du travail. La Charte Format'eree va permettre de distinguer les formations qui font du saupoudrage de celles qui forment aux énergies renouvelables en profondeur, explique Philippe Rocher création de l'organisme de formation METROL et partenaire du projet.

Cette charte s'organise autour de quatre critères : l'éthique du centre de formation, la qualité du contenu de la formation, la qualité de la méthode pédagogique et l'insertion sur le marché du travail des personnes formées. Par exemple, en terme de contenu, l'organisme s'engage à assurer une proportion significative d'heures de cours liées aux questions d'énergie durable. Ainsi au moins 50% du programme pédagogique devra porter sur les énergies renouvelables (EnR) et/ou la maîtrise de l'énergie (MDE) et/ou l'efficacité énergétique. De même, les périodes d'exercice pratique devront représenter au moins 20% des heures totales de la période de formation.
Par ailleurs, pour favoriser le lien entre la formation et le monde du travail, environ 30% des apports devront être assurés par des professionnels des EnR et de la MDE, sous forme de cours, de réunions régulières ou de conférences.

Pour David Ascher, directeur de la publication d'Emploi-Environnement.com, c'est une très bonne initiative. Le boom des EnR et plus généralement les perspectives de développement affichées par les filières Environnement attirent les appétits de certains, pas toujours très intègres. Nouveaux salons, sites Internet, journaux… depuis 7 ans que nous existons, nous avons observé beaucoup de nouveaux acteurs aux compétences autoproclamées. Mais c'est sur les formations que la démarche est la plus répréhensible car cela joue avec l'avenir des personnes. Une rationalisation est donc la bienvenue d'autant que les institutions publiques n'ayant pas les moyens de jouer ce rôle de régulateur, les organismes professionnels comme le CLER sont tout à fait légitimes pour jouer ce rôle de ''filtre''. Cet exemple aurait d'ailleurs tout intérêt à être décliné sur les secteurs de l'eau, des déchets, de l'aménagement et du développement durable au sens large, précise le co-fondateur du premier site Emploi sur ces métiers.

Outre le CLER, le comité de suivi de la charte se compose de six organismes de formation1 représentants de tous les types de formation (initiale, supérieure, continue…) et choisis parmi les organismes qui suivent cette démarche depuis le début. Ils sont accompagnés par un membre institutionnel (ADEME) et un représentant des fédérations ou syndicats de professionnels (SER).

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