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La chasse de trois espèces en danger sera suspendue la saison prochaine

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

Le ministère de la Transition écologique soumet à la consultation du public trois projets d'arrêtés qui suspendent la chasse de trois espèces en danger pour la saison 2022-2023. Il s'agit du courlis cendré, de la barge à queue noire et de la tourterelle des bois. Ces trois projets de textes ont fait l'objet d'un avis défavorable du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage le 1er juillet dernier.

Le courlis cendré est classé « quasi menacé » sur la liste rouge de l'UICN. L'espèce fait l'objet d'un plan d'action international adopté par les États signataires de l'Accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique-Eurasie (Aewa). Selon ce plan, la chasse ne pourra reprendre tant que le processus de gestion adaptative qu'il prévoit ne sera pas effectif. « Considérant l'état de non-avancement du plan international de gestion adaptative de l'espèce, ainsi que l'état de ses populations, la chasse du courlis cendré en France métropolitaine ne peut pas être ouverte », explique le ministère. Elle avait déjà été suspendue les deux saisons précédentes suite à une décision d'annulation du Conseil d'État.

La barge à queue noire est également classée « quasi-menacée » sur la liste rouge mondiale de l'UICN. Elle fait également l'objet d'un plan international dans le cadre de l'Aewa, plan qui prévoit d'interdire la chasse dans l'ensemble des pays signataires. La France a suspendu cette chasse les trois dernières saisons. Quant à la tourterelle des bois, dont la population a baissé de 44 % ces dix dernières années, le ministère n'a pris un premier arrêté de suspension que l'année dernière. Le Conseil d'État avait annulé les arrêtés autorisant sa chasse les années précédentes. La Commission européenne a par ailleurs adressé un avis motivé à la France en décembre 2020 pour ne pas avoir interdit la chasse de cette espèce. Elle a demandé à l'ensemble des États membres de suspendre cette chasse, à défaut de quoi elle saisirait le Cour de justice de l'UE.

Ces projets d'arrêtés sont mis en ligne quelques semaines après une autre décision du Conseil d'État qui impose au gouvernement d'intégrer la science dans la gestion des espèces. Selon celle-ci, le nombre d'oiseaux prélevé ne doit pas compromettre les efforts de conservation de l'espèce dans son aire de répartition.

Réactions9 réactions à cet article

 

Le dernier paragraphe ne correspondrait pas à ce que les chasseurs désigne sous le nom de "gestion adaptative"?

jmf | 05 juillet 2022 à 09h16
 
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si on ne peut même plus chasser des espèces en danger, ou va t on dans le pays de la liberté!!! (c'est une boutade bien sur, quoique certains doivent le penser réellement...)

heureusement, il restera toujours la chasse à la galinette cendrée, mais réservée aux bons chasseurs ^^ mythique, indémodable et malheureusement, pas si loin de la réalité dans bien des cas...

ArnauLdL | 05 juillet 2022 à 10h58
 
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Tiens donc, le ministère serait-il donc échaudé de ses déculottées administratives et en justice récurrentes et se mettrait-il enfin à appliquer correctement les lois de protection de la nature en vigueur ainsi que les multiples rapports scientifiques documentant la perte de biodiversité que provoque la chasse en France ?! Ça a donc du bon, la pédagogie des prétoires ! Il lui reste tout de même toujours à exorciser sa domination par la FNC...
"Ces trois projets de textes ont fait l'objet d'un avis défavorable du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage le 1er juillet dernier" : pouvez-vous expliciter cette phrase, SVP M RADISSON ?
@ ArnauLdL : excellente référence à ce sketch des Inconnus effectivement mythique et très inspiré de pratiques observées !

Pégase | 05 juillet 2022 à 13h53
 
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Pégase, après avoir largement dépassé les bornes sur un des derniers textes (en accusant les chasseurs de tueurs d'êtres humains qui ne passent pas à l'action car ils chassent le "ESOD") Voici qu'il nous présente la chasse comme décrite dans le sketch des inconnus. Si des chasseurs le connaissent, qu'ils l'invitent à se rendre compte de la réalité du terrain. Merci/

jmf | 05 juillet 2022 à 17h48
 
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Justement, jmf, je connais des chasseurs, ai vu des chasses et discute avec des gens qui y sont confrontés ! C'est précisément grâce à cette connaissance de la réalité du terrain que j'ai un avis sur le sujet.
Si la majorité des chasseurs pratique ce "loisir" de façon légale et en s'efforçant de limiter les dégâts, une minorité très active est en revanche constituée de farouches anti-écolos, d'invétérés "viandards" et dont certains tirent encore et toujours sans se préoccuper des règles élémentaires de sécurité (cf. les accidents mortels impliquant chaque année des non chasseurs, au volant de leur voiture par exemple, à vélo ou dans leur jardin). Les comportements inadmissibles de cette minorité jettent en effet l’opprobre sur l'ensemble des pratiquants de la chasse. Mais il revient aux chasseurs eux-mêmes, fédés en tête, de faire le ménage dans les rangs !
Ce que je dénonce parfois de la chasse peut effectivement sembler outrancier et dur. Mais cela reste en très en deçà de l'effrayante réalité des pratiques de certains à la chasse, de l'impact délétère sur la biodiversité et des abus de pouvoir à tous niveaux des dirigeants ou de propriétaires de domaines. Et je pense que vous le savez très bien.
Aussi, ne sous-estimez pas le raz-le-bol croissant vis-à-vis des abus de la chasse en France, tant de la part des simples citoyens que désormais des juridictions nationales et européennes. N'oubliez pas non plus que près de 99 % des français ne sont pas chasseurs.

Pégase | 06 juillet 2022 à 09h55
 
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@Pegase Pour répondre à votre question, le vote défavorable du CNCFS sur les projets d'arrêtés résulte de l'opposition des représentants des intérêts de la chasse au sein du conseil.

Laurent Radisson Laurent Radisson
06 juillet 2022 à 10h46
 
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@ M. RADISSON : merci pour la précision. Par "représentants des intérêts de la chasse au sein du conseil", vous voulez certainement parler des "1ers écologistes de France"... ?!
Hélas pour eux, les faits sont têtus et leurs actes contre-nature en disent une nouvelle fois bien plus sur leurs motivations réelles que ce que greenwashing éhonté de la FNC essaye désespérément de faire passer auprès du public.

Pégase | 06 juillet 2022 à 13h36
 
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Pégase, merci pour vos propos un peu plus modérés. cependant quand vous dites "actes contre nature" il faudrait ne pas oublier que dans la nature les animaux ne sont pas toujours tendres avec leurs voisins - ref à des vidéos d'un renard prélevant un faon, ou d'ours tuant un sanglier (à regarder sans couper le son).
M. Radisson, les refus de la FNCFS n'ont-ils pas été motivés par le refus d'accepter le principe de la gestion adaptative, ce pourquoi elle milite?

jmf | 06 juillet 2022 à 17h34
 
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@jmf Je ne crois pas que l'opposition ait été fondée sur le refus de la gestion adaptative mais sur le fait qu'une dérogation à l'interdiction de chasse aurait été accordée dans un autre Etat membre de l'UE.

Laurent Radisson Laurent Radisson
07 juillet 2022 à 18h33
 
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