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Alouettes, vanneaux, grives, merles noirs : la chasse traditionnelle renouvelée dans plusieurs départements

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Ce mercredi 2 septembre, le ministère de la Transition écologique a publié au Journal officiel plusieurs arrêtés qui fixent des quotas de chasse pour les alouettes des champs, les merles noirs et les grives ainsi que les vanneaux et les pluviers dorés dans plusieurs départements. Ces arrêtés maintiennent les quotas de chasse pour chaque espèce pour la saison 2020-2021 et réglementent les chasses traditionnelles. Ainsi, quatre arrêtés définissent les quotas de prélèvement des alouettes des champs autorisés pour la saison 2020-2021, à l'aide de pantes et de matoles dans quatre départements : Gironde (38 600 captures maximum), Landes (61 600 captures), Lot-et-Garonne (4 100 captures) et Pyrénées-Atlantiques (2 200 captures).

Fin août, la ministre Barbara Pompili a annoncé la suspension de la chasse à la glu des grives et des merles noirs qui devait être pratiquée, pour la campagne 2020-2021, en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var et Vaucluse). En revanche, la chasse des merles noirs et des grives, à l'aide de tenderies, est maintenue dans les Ardennes pour la saison 2020-2021. Le nombre de captures est fixé à 5 800 espèces dans ce département. Un autre arrêté autorise la capture de 1 200 vanneaux et 30 pluviers dorés au moyen de filets dans les Ardennes.

La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) déplore la « pérennisation » des piégeages avec des filets et des matoles dans le Sud-Ouest de la France. Après la suspension du piégeage à la glu, l'association espère les faire « enfin interdire grâce à l'ouverture d'une infraction contre la France par la Commission européenne ». La LPO fustige aussi le prélèvement autorisé de 17 460 tourterelles des bois pour la saison de chasse 2020-2021.

Réactions9 réactions à cet article

 

La fin de l'été correspond chaque année à la publication par le ministère de la prétendue transition écologique du catalogue de cadeaux de Noël à destination exclusive des chasseurs. Rien ne change donc vraiment depuis des décennies. Et qu'importe l'opinion sur le sujet et les attentes en matière de protection de la nature d'une proportion croissante des 98,5 % d'autres français.
Mais nos dirigeants nationaux et hauts fonctionnaires, qui feignent encore et toujours d'ignorer la montée en puissance d'un vif ressentiment envers cette politique de destruction de l'environnement, finiront par en faire eux-mêmes les frais. Ca a commencé dans des grandes villes comme Grenoble, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Tours, Poitiers, Colombes, Marseille, etc. On observe aussi dans de plus en plus de petites communes rurales un changement de vision de l'avenir.
La pyramide des âges des chasseurs, montrant un vieillissement inexorable et donc une érosion très nette du nombre de pratiquants - et même un effondrement à moyen terme - constitue l'autre principal facteur de changement. Il va ainsi être de plus en plus tendancieux pour le politique de légitimer des lois quand elles ne seront plus faites que pour le plaisir morbide de moins de 1% de la population. Et ça, c'est demain !

Pégase | 03 septembre 2020 à 09h30
 
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Tout a fait normal sous la signature d'une égologiste, qui ne sait probablement pas ce que c'est que la sentience animale , ex-élue parachutée d'un département d'agricultueurs et chasseurs.

Surtout que, d'après un candidat 'local" de droite à la présidentielle, ces derniers sont les meilleurs défenseurs de l'environnement.

Faut donc pas contrarier ces méritants bienfaiteurs

Sagecol | 03 septembre 2020 à 09h31
 
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Quand les chasseurs veulent justifier leur activité , ils fondent leur argumentation sur l'impérieuse nécessité de réguler les populations de chevreuils et de sangliers .
Aujourd'hui c'est le massacre des innocents que ce gouvernement leur accorde .

sirius | 03 septembre 2020 à 10h47
 
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Au risque de priver ces messieurs, voire dames, de leur distraction barbare dominicale ou non, ne pourrait-on stériliser un certain nombre de mâles ?

A défaut que l'armée et l'ONF organisent deux ou trois battues performantes par an, pourquoi pas.

Est-ce vrai qu'en Allemagne ils font, y compris avec des particuliers, deux ou trois battues par an et c'est tout ?

Sagecol | 03 septembre 2020 à 11h48
 
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Ca serait pas un mal de réguler chez-moi la population de merles et de grives pour laisser de la place aux autres oiseaux plus petits.
Et faut pas compter sur les chats pour limiter leur développement, ils sont bien trop intelligents pour se faire avoir.
Ici en dehors des faisans, ces bestioles n'intéressent personne.

pemmore | 03 septembre 2020 à 11h55
 
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Oublions la transition écologique, c'est le Ministère de la stagnation anti-écologique !
Comment justifie-t-il une telle décision ? C'est déplorable!

FV77380 | 03 septembre 2020 à 13h29
 
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@ Sagecol : lorsque vous proposez de "stériliser un certain nombre de mâles", à quelle espèce pensez-vous... ?

Pégase | 05 septembre 2020 à 10h48
 
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@pegase et sagecol,
penser que la chasse est uniquement peuplée de nemrods et que Diane se morfond dans son logis est une idée dépassée, , ches les quadra en gros une sur 4 , les jeunes (il y a de plus en plus de jeunes c'est 1 sur 2) et les Dianes chasseresses sur leur destrier il y a longtemps que c'est un sur deux (la valetaille, les piqueux que des mecs) derrière l'embouchure 1 sur 2.
Pour l'écologie pas de pb environ 100 personnes; 100 chiens, 20 chevaux et une seule bestiole un 10 cors qui court comme le vent.
(Bon c'est à vomir ce truc, )

pemmore | 07 septembre 2020 à 11h50
 
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Quand on ignore délibérément la volonté du peuple , on finit toujours par en payer le prix.

gaïa94 | 14 septembre 2020 à 21h16
 
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