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L'État prévoit de suspendre la chasse au courlis cendré jusqu'au 30 juillet 2021

MAJ le 30/06/2020
Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
L'État prévoit de suspendre la chasse au courlis cendré jusqu'au 30 juillet 2021

Le 26 juin, le ministère de la Transition écologique a ouvert une consultation publique, jusqu'au 17 juillet, sur un projet d'arrêté qui prévoit de suspendre la chasse du courlis cendré pour la saison 2020-2021, soit jusqu'au 30 juillet 2021. En suspendant en référé l'arrêté d'ouverture de la chasse de l'espèce, pris en 2019, le Conseil d'État a considéré « que la gestion adaptative de cette espèce n'était pas encore mise en œuvre », souligne le ministère. Il estime que la chasse au courlis cendré ne peut pas être ouverte en France métropolitaine, tant que le plan international de gestion adaptative des prélèvements n'est pas mis en place au niveau européen. À ce jour, cette consultation a déjà reçu plus de 900 contributions.

En revanche, le ministère de la Transition écologique concerte aussi le public, jusqu'au 17 juillet, sur plusieurs projets d'arrêtés qui fixent des quotas de chasse pour les alouettes des champs, les merles noirs et les grives ainsi que les vanneaux et les pluviers dorés dans plusieurs départements français. Ces arrêtés maintiennent les quotas de chasse pour chaque espèce pour la saison 2020-2021, et réglementent les chasses traditionnelles. Ils autorisent la chasse des alouettes des champs en Nouvelle-Aquitaine à l'aide de pantes et de matoles ; au moyen de gluaux pour la chasse des grives et des merles noirs en Provence-Alpes-Côte d'Azur, et à l'aide de filets et de tenderies pour la chasse des vanneaux, des pluviers dorés, des merles noirs et des grives dans les Ardennes.

Suspension aussi de la chasse de la barge à queue noire

Le ministère consulte également le public, jusqu'au 20 juillet, sur un projet d'arrêté qui suspend aussi la chasse de la barge à queue noire pour la saison 2020-2021. Le ministère reconduit cette suspension jusqu'au 30 juillet 2021 en France métropolitaine.

Réactions9 réactions à cet article

 

Une espèce de moins à tirer sur les 89 chassables ? Mais comment les nemrods français vont-ils pouvoir s'en remettre ?!!!
Bah, qu'ils se rassurent : en allant tirer les autres, ils commettrons bien quelques "erreurs" d'identification et, dans le moins pire des cas, pourront tout à loisir les faire paniquer (pour mémoire, la chasse est officiellement reconnue comme une activité provoquant un dérangement - qu'en termes politiquement correct ces choses là sont dites ! - de la faune).
Les chasseurs sont 1,15 million en France (selon les statistiques toujours assez généreuses du ministère de tutelle), soit au plus 1,6 % de la population française. Ce qui signifie que 98,4 % des français doivent plus ou moins lourdement subir un loisir de mort pour la biodiversité et susceptible de les mettre directement en danger. Ne serait-il donc pas grand temps de se poser la question de la légitimité en matière de démocratie de ces lois, décrets et arrêtés pris pour une poignée de pratiquants au détriment de tous les autres ?

Pégase | 29 juin 2020 à 14h31
 
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Comment peut -on oser tirer sur une alouette ? Il faut n' avoir jamais écouter ses trilles dans un champ .
Cet oiseau , si petit , était le charme des chaumes , l'agriculture chimique et les chasseurs l'ont rendu rare .

sirius | 30 juin 2020 à 09h58
 
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Non seulement la chasse est un loisir sadique, cynique et malsain qui trouve son plaisir dans la mort et la souffrance animale, mais de surcroît ces porteurs de fusils qui se disent les premiers "écologistes de France" invoquent un pseudo cadre scientifique de gestion adaptative pour continuer à massacrer des espèces en danger ! cette casquette d'écologiste est l'une des pires escroqueries intellectuelles de notre époque dans un pays où 60 espèces d'oiseaux sont liquidées alors que moins de la moitié est chassable dans le reste de l'Europe. La régulation peut-être nécessaire et n'a pas besoin de cette chasse loisir, ainsi qu'en témoigne le canton de Genève, et ce n'est pas en massacrant des espèces menacées ou du gibier domestique que l'on régule quoi que ce soit.

Raisonnable | 30 juin 2020 à 11h03
 
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Tirer le courlis, l'alouette, c'est stupide, il y a rien à bouffer dedans, mais protéger les merles qui pensent pas à autre chose que de voler les cerises ou les fraises, surtout pas, franchement c'est pas ce qui manque, j'ai un martin pêcheur, un couple de colverts , un héron qui passe, j'adore, la nuit un chahut de grenouilles, pas la chance comme un mec du coin de voir un cigogne noire il y a 2 ans, pas revenue, comme d'hab un coq faisan avec son bruit de clackson, on a aussi des grives, des ramiers, des pies, la chatte en taxée une pour donner à ses petits elle te l'a griffée, mais la minette a pas laché. Ils ont tout bouffé, c'est la nature, les merles sont bien trop intelligents pour se faire avoir, ou le chat est pas bon.
Une seule chose manque ce sont les hirondelles, c'est ça qu'il faut protéger.

pemmore | 30 juin 2020 à 16h09
 
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Pégase, toujours aussi modéré! Il serait utile de rencontrer ceux qui décident des animaux chassables et entendre pourquoi ils souhaitent continuer à tirer certaines espèces.
En ce qui concerne le Canton de Genève, la donne financière est inversée. Ce sont les habitants qui financent la"régulation" des espèces. En France, il faudrait donc augmenter les impôts de chacun pour cette opération. Je ne suis pas certain que tous les anti-chasse acceptent.

jmf | 30 juin 2020 à 18h29
 
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@ jmf : FNE, la LPO, l'ASPAS et bien d'autres associations s'évertuent depuis des lustres à "rencontrer ceux qui décident des animaux chassables". Le lobbying des chasseurs étant systématiquement bien plus "efficace", le ministère prend des arrêtés chasse... pro-chasseurs au détriment de l'état de conservation de nombreuses espèces et de la quiétude de l'ensemble de la biodiversité, humains compris. Les associations n'ont donc guère d'autre choix que d'ester en justice, où elles font quasi immanquablement casser ces arrêtés ministériels, mais avec 1 ou 2 ans de retard. L'objectif des chasseurs est donc sournoisement atteint. Alors oui, j'avoue qu'à la longue, cette "tradition" d'illégalité cynégétique ne m'incite pas à la modération vis-à-vis d'une activité qui ne connait et ne souhaite elle-même connaître aucune modération. Elle ne grandit pas non plus à mes yeux l'image de l'Etat, qui se devrait pourtant d'être le garant du respect des textes législatifs.
Votre point sur les impôts est intéressant. Si un jour il s'avère incontournable au plan sanitaire de lutter contre le risque de saturnisme, notamment dans certaines zones humides (où l'emploi obligatoire de la grenaille d'acier ou de bismuth est encore balbutiant), comment la récupération des fantastiques quantités de plomb dispersé par les chasseurs depuis des décennies sera-t-elle financée ? Qui les décideurs d'alors viendront-ils ponctionner, à votre avis ?

Pégase | 01 juillet 2020 à 11h39
 
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L'état reste au petit soin des chasseurs qui dictent leurs exigences Pourquoi interdire la chasse d'une espèce et autoriser des chasses destructives de masse.Qu'elle est le plaisir de ramasser des oiseaux pris dans la glu ou dans des filet.Le ministère de la transition écologique est trop timoré et n'est pas à l'écoute des associations de défense de la biodiversité . Quand toutes les espèces seront menacées que fera le gouvernement pour les protéger.

Jackper | 01 juillet 2020 à 20h48
 
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La France métropolitaine compte plus de 95.000 espèces de flore et de faune selon le tableau de bord de l'Observatoire National de la Biodiversité, seuls 80 % des ecosystèmes remarquables sont dans un état de conservation défavorables, 23 % des oiseaux communs ont disparu en 20 ans, 40 % des insectes en déclin, + 25 % de produits phytosanitaires en 10 ans etc. etc.

Pendant que la biodiversité continue à régresser à vitesse grand v, les chasseurs avec leurs 89 espèces chassables, continuent à être ostracisés, stigmatisés sans parler des insultes que je peux lire sur ce forum...

Il est vrai qu'il est beaucoup plus facile de fermer la chasse d'une espèce (faisant fi des efforts de conservation de ces même chasseurs sur les habitats de la faune sauvage), que d'intervenir sur les principales menaces pesant sur ces espèces et leurs habitats. Le bilan de la cour de comptes européenne de l'impact de la PAC sur la biodiversité est édifiant dans ce domaine.

Cette agressivité perpétuelle envers chasseurs n'est pas adaptée à la réalité de la situation et malheuresement ne sert pas la cause de la conservation.

laurent | 02 juillet 2020 à 17h31
 
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Pégase, Les associations que vous désignez comme des interlocutrices possibles pour les chasseurs, ne sont que très rarement en "échange" avec les chasseurs, mais très souvent en "opposition". Des instances départementales contribuent heureusement à l'élaboration des plans de chasse, les associations "représentatives" peuvent prétendre à y être représentées et c'est ce qu'elles font.Il est impossible de trouver un terrain d'entente avec certains, et ceux ci non contents de critiquer ce qu'ils ne connaissent que de loin, par les livres, internet,ou certaines revues,..viennent détruire le miradors, outils de sécurité à l'occasion des tirs sur le sanglier et autres grands gibiers, mettent le feu sur les bâtiments en forêt ou sur les marais,... croyez bien que si ces actes retiennent l'attention de certains journaux, ils ne peuvent faciliter les relations pouvant conduire à des échanges et par là, à des évolutions sur le terrain.
Le saturnisme peut se constater sur des oiseaux âgés et n'est pas maintenant le sujet, le plomb étant interdit sur ces lieux humides.
Vous trouverez toujours des opposants à tout, mais des volontaires à la construction des projets équilibrés se font rares.

jmf | 03 juillet 2020 à 16h30
 
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