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Chasses traditionnelles : Emmanuel Macron revient à la charge

Le Conseil d'État avait rendu, cet été, une décision qui condamnait les chasses traditionnelles. Faisant fi de celle-ci, l'exécutif propose de les poursuivre cette saison, au grand dam des associations de protection de la nature.

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
Chasses traditionnelles : Emmanuel Macron revient à la charge

La chasse reste une question très clivante, surtout à l'approche d'une élection présidentielle. Le ministère de la Transition écologique a mis en consultation, mercredi 15 septembre, plusieurs projets d'arrêtés qui visent à autoriser les chasses traditionnelles pour la saison 2021-2022.

Ces textes portent sur la chasse des alouettes, des grives, des merles, des vanneaux huppés et des pluviers dorés avec des modes de chasses traditionnelles (pantes, matoles, tenderies) dans plusieurs départements du Sud-Ouest et dans les Ardennes. Ils prévoient d'autoriser des quotas pour 106 000 alouettes, 5 800 grives et merles, 1 200 vanneaux huppés et 30 pluviers dorés. « Les alouettes ont perdu 35 % de leurs effectifs reproducteurs en quinze ans en France », rappelle la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Quant au vanneau huppé, l'espèce est quasi-menacée, ajoute l'association.

Décisions de justice défavorables

La volonté du gouvernement d'autoriser ces chasses pose question alors que plusieurs décisions de justice défavorables ont été rendues récemment. Le 6 août dernier, le Conseil d'État a en effet annulé des arrêtés identiques qui autorisaient ces chasses pour les trois saisons précédentes. Le juge administratif a considéré que ces textes ne remplissaient pas les conditions posées par la directive Oiseaux pour déroger à l'interdiction des techniques de capture non sélectives. La Haute Juridiction avait pointé leur défaut de motivation et l'existence de solutions de substitution. La ministre de la Transition écologique avait, dans un premier temps, tiré les conclusions de cette décision en retirant les projets d'arrêtés qui avaient été soumis à la consultation, en juin dernier, en vue de la nouvelle saison de chasse.

Mais le gouvernement vient de faire volte-face en mettant de nouveau en consultation ces textes. « Afin de remédier aux lacunes de motivation soulignées par le Conseil d'État », les projets d'arrêtés ont été complétés, explique le ministère de la Transition écologique. « Ainsi, la nouvelle version du projet de texte comporte désormais des considérants portant sur les conditions requises en droit européen pour autoriser cette chasse traditionnelle », justifie ce dernier, qui étaye ces considérants par des annexes détaillées. Les projets d'arrêtés doivent être examinés par le Conseil national de la chasse et de la faune sauvage (CNCFS) le 23 septembre.

Légalité douteuse

La légalité de ces textes, s'ils venaient à être signés, paraît pour le moins douteuse compte tenu de cet arrêt du Conseil d'État, mais aussi de celui qui a précédé sur la chasse à la glu, qui s'appuyait sur une décision préjudicielle de la Cour de justice de l'UE. Selon les propos du ministère, relayés par l'AFP, il s'agit de « sortir par le haut du débat sur les chasses traditionnelles en permettant au juge de se prononcer définitivement sur leur conformité au cadre légal européen sur la préservation des oiseaux ». « En d'autres termes, on va prendre une décision illégale pour permettre au juge de vérifier qu'elle est bien illégale », ironise le professeur de droit Arnaud Gossement sur Twitter.

 
Tandis que la communauté scientifique mondiale nous alerte sur le risque d'extinction massive des espèces sauvages, notre gouvernement réduit la biodiversité à une monnaie d'échange électoraliste.  
Allain-Bougrain-Dubourg, président de la LPO
 
La LPO, à l'origine des recours devant le Conseil d'État en même temps que l'association One Voice, se dit stupéfaite. « Incroyable mais vrai : au lendemain du congrès mondial de l'Union internationale de conservation de la nature à Marseille où il déclarait la main sur le cœur sa détermination à porter les enjeux de protection de la biodiversité à hauteur de la bataille engagée contre le changement climatique, et à la veille de présider l'Union européenne, le président français s'apprête à autoriser le piégeage traditionnel de plus de 110 000 oiseaux sauvages, alors que le Conseil d'État et la Cour de justice européenne ont récemment déclaré cette pratique illégale », réagit-elle.

L'association annonce la saisine immédiate de la justice administrative pour suspendre ces arrêtés s'ils venaient à être signés. « Je suis scandalisé par le cynisme et le clientélisme du président de la République qui interrogent sur ses réelles convictions. Tandis que la communauté scientifique mondiale nous alerte sur le risque d'extinction massive des espèces sauvages, notre gouvernement réduit la biodiversité à une monnaie d'échange électoraliste », s'étrangle Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO.

Du côté de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), pas de réaction officielle, son président préférant communiquer sur la hausse du nombre de candidats au permis de chasser cette année. En août dernier, après la décision du Conseil d'État, la FNC avait, « dans cette dernière ligne droite du quinquennat », appelé à « mettre fin à la vision étriquée et dogmatique de la ministre de la Transition écologique et de sa secrétaire d'État à la Biodiversité appuyée aujourd'hui par un Conseil d'État versatile sur tous les sujets écologiques ».

Le message a, semble-t-il, été bien reçu par l'Élysée.

Réactions30 réactions à cet article

 

« mettre fin à la vision étriquée et dogmatique de la ministre de la Transition écologique et de sa secrétaire d'État à la Biodiversité appuyée aujourd'hui par un Conseil d'État versatile sur tous les sujets écologiques »

Vision étriquée partagée pourtant par une nette majorité de l'opinion publique.
Willy n'aurait-il pas une forte tendance à l'inversion des rôles et à la victimisation ?

Rivelino | 16 septembre 2021 à 17h59
 
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dans le Var 4000 hectares du parc naturel ont été détruit par le feu, une semaine après il était ravagé par les inondations ...
sécheresse, feux, inondations ça tue TOUTE la biodiversité et ce sont les symptômes exacts d'une désertification (absence de vie)!
Les canicules ne se produisent que sur les zones sèches par manque d'effet parasol et manque d'évaporation, l'absence d'eau a un effet pervers : plus il fait chaud plus il fait sec et plus les sols reçoivent d'énergie ! Et inversement, en présence d'eau (ou de végétation) plus il fait chaud plus il y a d'évaporation donc de vapeur d'eau qui diminue la puissance du rayonnement solaire :

Les inondations et les sécheresses ne sont pas les conséquences du dérèglement climatique et de la désertification mais bien les causes, L’urgence climatique c’est de gérer intelligemment les excès d’eau pour ne plus en manquer, ce sont uniquement les zones sèches qui brulent !

laurent | 17 septembre 2021 à 09h02
 
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On en est effectivement à des calculs électoralistes par rapport à la chasse, qu'il devient urgent D'INTERDIRE DE FI NI TI VE MENT !

BJ50320 | 17 septembre 2021 à 10h39
 
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Le président de la fédération nationale des chasseurs ne nous déçoit jamais quant à sa vision de la biodiversité vu sous le seul angle de la chasse. Nous avons l'habitude de ses déclarations totalement en porte à faux avec les directives européennes, l'effondrement vérifié des espèces d'oiseaux en France et l'opinion publique majoritairement inquiète du dérèglement climatique et de ses conséquences. En revanche, les propos du Président de la République sont plus préoccupants. Il est en principe le garant des lois et décisions de justice (française ou européenne). Et pourtant, il pense pouvoir à la fois faire de grandes déclarations en faveur de la protection de la nature au dernier congrès de l'UICN et remettre en cause un arrêt du Conseil d'Etat jugeant illégales les fameuses chasses traditionnelles. Tout ça dans un but uniquement électoral à destination des chasseurs. C'est d'un cynisme et d'un aveuglement pitoyable. Madame Pompili ne s'honore pas à se prêter à ce stratagème.

mangouste | 17 septembre 2021 à 10h56
 
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Je trouve les écologistes vraiment trop timide concernant l'assassinat des animaux. Je ferais voter une loi interdisant à tous les prédateurs, aigles, buses, chats, serpents, loups etc de tuer d'autres animaux pour vivre. le pire étant le chat qui joue avec sa proie avant de la tuer et de la laisser sur le pas de la porte de son maître pour venir manger ses croquettes. Cet animal est la plus nuisible sur la terre, ses dégâts sur la biodiversité sont considérables. En en plus tous ceux qui disent aimer les animaux les castrent, ce qui est une abomination , et un crime .

le papet | 17 septembre 2021 à 10h57
 
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Le papet t'as raison,
le bordel que foutent ces gens de la ville qui se baptisent écologistes mais ne font rien pour protéger la diversité à leur porte, moineaux en train de disparaître, mésanges etc
l'ennemi c'est le chasseur qui tue les zoziaux,on oublie le chat, les nids détruits, les haies rasées, les arbres ou ou ces fichus oiseaux arrosent les bagnoles d'excréments, et hop la mairie passe, à la déchetterie le baliveau, au diable les étourneaux!

pemmore | 17 septembre 2021 à 13h35
 
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Non. La chasse ne doit pas être interdite, la pêche également.
Nous mangeons le gibier et c'est délicieux. Mais je reconnais que c'est terrible que cela existe. Pourquoi sommes nous omnivores? mais nous aimons la viande. C'est triste, mais actuellement, rien ne peut remplacer un bon steack ou une tranche de gigot, un lièvre ou une perdrix sauvage et un saumon sauvage... j'aimerais être végétarienne, mais je dois me rendre à l'évidence, je n'y arrive pas.Je pense qu'il faut avoir des lois très strictes concernant la chasse car les armes sont beaucoup plus létales qu'avant.
En revanche nous devrions commencer par interdire aux agriculteurs d'utiliser des pesticides, fongicides, herbicides ... qui tuent une grande partie de nos oiseaux, abeilles etc...
Les animaux entre eux se battent, se tuent et se mangent et nous ne pouvons rien y faire. Pourquoi n'aurions nous pas le droit de manger des animaux sauvages (nous ne jetons pas le gibier à la poubelle, nous le mangeons) J'insiste pour que la chasse continue d'exister mais avec des règles très strictes.
En revanche, pourquoi, ne pas supprimer les corridas. On torture l'animal avant de le tuer. Les chevaux qui participent aux corridas sont souvent blessés ...
Il existe encore des combats de chiens, de coqs etc...

pervenchebio | 17 septembre 2021 à 13h55
 
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@ le papet : le chat, redoutable et effroyable prédateur qu'il est effectivement et s'il s'agit bien d'un individu ayant le gîte et le couvert chez des humains, a un point commun avec le nemrod : le plaisir de tuer. Mais il y a une nuance de taille : le félin le fait avec ses propres armes et en solitaire. On ne peut lui le taxer de criminel en bande organisée avec préméditation (il ne planifie pas des mois à l'avance sa saison de chasse). Par ailleurs, il n'a en rien les moyens de connaître l'état de conservation des populations de tell ou telle espèce dont des individus tomberaient sous ses griffes.
Je suis absolument favorable à la régulation des chats. Alors imaginez pour les chasseurs (mais c'est vrai que parfois, ils auto-gèrent leurs propres effectifs, surtout le dimanche après 16h et quelques grammes d'éthanol...) !

Pégase | 17 septembre 2021 à 13h55
 
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Ce qui étonnant avec ce marronnier (on y a droit systématiquement) des annonces préélectorales de lois pro-chasse et totalement contraires à la règlementation en vigueur, donc purement démagogiques, c'est que les politiques qui les lancent n'ont toujours pas compris que le gros des troupes des chasseurs votent à droite, voire à la droite de la droite. Qu'un Xavier Bertrand s'y emploie, c'est normal, il s'efforce de recruter sur le terreau électoral de Mme Le Pen. Mais M. Macron, il est fort mal conseillé : il risque là de perdre bien plus de voix d'environnementalistes centristes et de jeunes que d'en gagner auprès des chasseurs, groupe vieillissant, numériquement en régression constante et plutôt réac. Lui qui se veut un homme moderne, pressé et ultra connecté, il lui faut d'urgence mettre à jour sa version de logiciel électoral car le paramétrage de la version qu'il utilise date terriblement et risque de contribuer à planter son bel algorithme de la gagne.
Mais à la chasse, au sanglier comme à celle des voix pour une présidentielle, il n'est pas rare de se tirer une balle dans le pied...

Pégase | 17 septembre 2021 à 14h07
 
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Toujours dans la nuance cher Papet. Pendant ce temps la biodiversité continue à se dégrader. Là où je vous rejoins c'est pour dire que, au vu des contraintes planétaires actuelles, il n'est pas raisonnable de continuer à entretenir plusieurs milliards d'animaux domestiques.

JMLESU | 17 septembre 2021 à 14h07
 
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Je défend tout type de chasse, ce sont souvent des techniques millénaires.
Chez-moi ça se limite au chevreuil, animal d'ailleurs qui doit être limité et une vingtaine de bracelets et ils sont pas tous utilisés, bien sur la 3 ème mi-temps une grande cabane en tôle, ils commencent entre 9 et 10h à midi c'est fini.
Etant donné le monde, un automobiliste moyen en tue plus à l'année: chats, lapins, hérissons serpents bien que protégés, fouines, et la la lpo ne dit rien.
On devrait inventer la lpqa, ligue de protection des quadrupèdes et apodes!

pemmore | 17 septembre 2021 à 14h59
 
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Les prélèvements de ces chasses traditionnelles sont infinitésimaux et sans incidence sur l'évolution des espèces concernées. L'enjeu de préservation de la biodiversité est majeur, encore faut-il le traiter sérieusement en s'attaquant aux causes réelles et non pas à des symboles.
Les savoir-faire vernaculaires de ces modes de chasse sont aussi une richesse culturelle, un regard attentif et proche de la faune sauvage.

Blaise52 | 17 septembre 2021 à 15h36
 
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La chasse a réveillé le cheval volant. Malgré des efforts manifestes pour se contrôler on aperçoit la haine vouée à tout ce qui nez va pas dans son sens.
Chez nous les chasseurs sont les paysans et éleveurs qui partage le territoire (et vice versa) avec la faune sauvage. Le gibier mange dans nos champs et en retour les chasseurs font mes prélèvements nécessaires pour que la vie agricole puisse survivre. Sans cette régulation il n'y aurait plus aucune possibilité de pratiquer le pastoralisme, reconnu comme grand pourvoyeur de biodiversité, de lute contre les incendies et les avalanches, de maintient des milieux ouverts et de production durable et de proximité pour des aliments exceptionnels. (viande, lait, fromages...)
Convertir toutes les prairies en forets permettrait peut être d'augmenter le piégeage de CO2. MAIS : Maintenir les milieux ouverts avec les prairies pastorales, multiplie la diversité et la richesse biologique que l'on y trouve. (jusqu’à 60 espèces de faune et flore au m² de prairie entretenue contre une vingtaine en prairies abandonnées et 10 en foret).
Merci aux chasseurs de permettre cette activité millénaire qui, je cite : préserve la fertilité des terres et le carbone présent dans sol, et contribue à la régulation de l'eau et à la conservation de la biodiversité.
Tout le contraire de ce qu'affirme la LPO!

ouragan | 17 septembre 2021 à 16h19
 
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effectivement, il est toujours très agréable de voir l'oiseau englué "par erreur" au sud et étranglé dans le 08 ou le vilain dauphin traditionnellement prélevé à la main par quelques uns aux Féroé

tout ça indispensable pour se nourrir et occuper le temps libre
se contenter d'observer non , faut prélever, "gérer"

quant à la riche biodiversité de surface ou du sol des agrosystèmes céréaliers...

et les contresens volontairement entretenus (au passage des paysans sont membres de la LPO) fleurissent avec l'ouverture au gibier fraichement lâché

biotite | 17 septembre 2021 à 19h06
 
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Au programme, semble-t-il: l’autorisation du piégeage de 106 500 alouettes des champs aux pantes (filets horizontaux) et matoles (cages tombantes) dans quatre départements du Sud-Ouest : les Landes, la Gironde, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques. À cette liste s’ajoutent 1 200 vanneaux huppés, 30 pluviers dorés, 5 800 grives et merles à l’aide de filets rabattants ou de lacets à nœud coulissant (tenderie des Ardennes)

biotite | 17 septembre 2021 à 19h09
 
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ou est effondrement de la biodiversité quand il y a 20% de dégâts en plus dans les cultures par la faune ???
Pas d'eau pas de vie pas de climat, un pays sans eau c'est un désert pour le climat et la biodiversité !
ce qui impacte massivement le vivant sur toute la planète c'est le manque d'eau, pourtant ce sont uniquement les "écologistes" qui se battent contre les réserves d'eau (Sivens) ... cherchez l'erreur !
La biodiversité à la configuration d'un iceberg : la partie invisible et 10 fois plus importantes que la partie visible ! La partie visible de la biodiversité (faunes et flores, et donc les humains) dépend à 100% de la partie invisible qui se cache dans les sols : des millions de micro-organismes qui commencent par les bactéries. Il faut considérer les sols comme une entité vivante globale qui est à la base de toutes les chaines alimentaires, la partie visible de la biodiversité nous sert de bio-indicateur, quand les bio-indicateurs disparaissent c'est que les sols meurent ! Un sol vivant a besoin d'eau, de nourriture, d'oxygène, d'un climat tempéré et d'une protection solaire, tout ceci lui est apporté par la végétation ! Plus la densité végétale est importante plus la biodiversité est riche, la référence planétaire étant la foret de feuillus, en opposition total au désert (donc sans végétation) et donc aux villes. La première des choses à faire pour le climat et la biodiversité c'est la végétalisation massive des surfaces exposées au soleil au rythme des forêts

laurent | 19 septembre 2021 à 14h53
 
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Laurent, tout à fait d'accord avec vous. les végétaux se nourrissent du CO2, les herbivores ne nourrissent des végétaux, les carnivores se nourrissent des herbivores. donc sans C02, toute la chaine alimentaire disparait. Donc vive le C02 que l'homme remet dans la nature, ce gaz qui a été stocké pendant des centaines de millions d'années dans les énergies fossiles et qui va retourner dans l'air. Les oiseaux font aussi parti de cette chaine alimentaire. Pire que les chasseurs, il y a les ennemis du CO2 qui demandent un décarbonisation de la terre

le papet | 19 septembre 2021 à 15h19
 
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100000 alouettes, c'est du lourd! ils viennent chez-nous et n'en trouveront aucune, la bestiole j'en n'ai jamais vu le biotope leur convient sans doute pas, ben non j'ai du en voir :76 espèces, 100000 divisé par 76, environ 1500 par variété, c'est moins que les faisans, c'est donc faire un gros chahut pour rien, Laissons les gens des villes et leur non respect de la propriété privée et leur guerre contre les étourneaux qui arrivent "sans sonner" (humour) et les goélands qui dégueulassent leurs caisses.
S'il en vient chez-moi, on ne sait jamais, un 4x4 peut servir de derny, parait qu'en ville c'est 30 km/h. Un cours à l'accéléré de respect de la propriété privée puisque la loi ne le fait pas,on doit tout faire nous-mêmes.
Le mec au slip devrait emprunter un taureau de camargue, un vieux avec un sale caractère au revoir la lpo, à moi les alouettes hein annibal!

pemmore | 19 septembre 2021 à 16h15
 
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@ le papet : les ennemis du CO2 se gavent des taxes carbones, comme par exemple Elon Musk qui dilapide des milliards de dollars pour le tourisme spatial ... les taxes carbones sont une mine d'or à ciel ouvert !

laurent | 20 septembre 2021 à 09h44
 
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L'un de mes amis est céréalier bio, dans un secteur bordé de bois. Il ne sait plus comment arriver à contenir les assauts perpétuels des groupes de sangliers qui trouvent dans le grand domaine privé de l'un de ses voisins chasseur (et par ailleurs richissime industriel, d'où agrandissement permanent de son domaine de chasse) tout le confort d'un généreux agrainage permanent, qui confine plus à de l'élevage à ciel ouvert tant les laies sont prolifiques. Pourtant lui-même issu du milieu rural où la chasse est "naturelle", cet ami agriculteur ne dit lui certainement pas merci aux chasseurs car son gagne pain est chaque année fortement ponctionné par le loisir d'une poignée de personnes qui n'ont que faire de son cas professionnel. Il passe également un temps inouï, nuits comprises, à aller déloger les groupes de sangliers de ses champs. Une dépense d'énergie dont il se passerait bien.
Et son cas est loin d'être unique, il est même assez commun en France du moment qu'il y a de la "chasse au gros".
Mais curieusement, je n'entends pas les grands défenseurs de la chasse sur ce sujet...

Pégase | 20 septembre 2021 à 18h41
 
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Chez-moi la chasse au sanglier est très accessoire par rapport au chevreuil, tir à balles ou arc (c'est la mode) cerf : chasse à courre, le seul intérêt en dehors des périodes de chasse, le sanglier est tout temps, ça reste un loisir dangereux surtout pour les chiens.

pemmore | 20 septembre 2021 à 20h59
 
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Les tueurs ça vote ! Franchement, qu'y a t-il encore à attendre de l'olibrius qui nous gouverne ? Mais nous en serons bientôt débarrassés.

gaïa94 | 21 septembre 2021 à 20h12
 
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@Gaïa94
Vous savez une élection ça se joue souvent à peu de choses, et les chasseurs en général sauf la chasse à courre qui pollue cette activité de loisirs se sentent rejetés, détestés de la population mais représentent un poids électoral conséquent dans les villages, il conviendrait tout de même de préciser les limites des droits de propriété privée car actuellement rien nous interdit de visiter votre jardin,
Comme ça chacun chez-soi et plus de visites impromptues sans gendarmes et autorisation du préfet.

pemmore | 22 septembre 2021 à 11h25
 
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Je vis depuis 30 ans à la campagne, et plus ça va, moins je peux voir de biodiversité "ordinaire" (hérissons, passereaux, insectes, fleurs...)
Cessons nos querelles et réagissons, nous sommes responsables du monde pourri que nous léguons à nos enfants, et à nous mêmes. L'attitude de M. Macron sur ce point m'attriste. Le dérèglement climatique balaiera rapidement ces vains chipotages.

Nicolas Guary | 27 septembre 2021 à 13h33
 
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@Guary,
Ben j'ai toujours habité la campagne, ou j'habite, ou j'ai mon terrain de loisirs la maison en commun de st hilaire, je ne me plains pas, peut être lié à notre manie familiale d'une végétation folle limitée à minima, je dirais même c'est agaçant quand je veux voir mon étang les oiseaux me repèrent et préviennent tout le monde.
J'ai des hérissons partout mais faut venir la nuit, facile à repérer, ils font un chahut!

pemmore | 27 septembre 2021 à 19h56
 
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Je vis depuis toujours à la campagne... J'ai travaillé le sol souvent avec mes chevaux sans jamais mettre d'engrais ni produit chimiques, j'ai planté et greffé des centaines d'arbres...
Jusque dans les années 80 on pouvait faire du maraîchage sans clôtures.
Malgré la chasse :
-Aujourd'hui la faune sauvage prolifère et nous oblige a clôturer.
-Les oiseaux sont tellement nombreux que nous devons mettre des filets pour avoir des fruits...

Je ne supporte pas les donneurs de leçons qui ne savent absolument pas de quoi ils parlent.

Les véritables créateurs de biodiversité dans le monde ne sont pas les idéologues et les évangélistes du mouvement écologiste, mais les peuples autochtones (paysans, chasseurs, cueilleurs...)qui ont façonné leurs paysages
grâce à un savoir et une vision emmagasinés à travers d'innombrables générations. (d'après Stephen Corry. survival)

ouragan | 28 septembre 2021 à 00h06
 
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Le tempétueux ne "supporte pas" : tout est dit ! Voilà qui résume bien sa façon de concevoir le débat de société. Mais bien évidemment, à ses yeux, la "haine" est l'apanage des autres...

Pégase | 28 septembre 2021 à 10h19
 
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@ pégase, il faut enlever les œillères monsieur le donneur de leçon :
Effectivement il est difficile de supporter vos jugement de bistro comme par exemple lorsque que quelqu'un n'est pas contre la chasse il devient chez vous : je cite :"grands défenseurs de la chasse".

Tout le monde a remarqué votre fonctionnement binaire "chasseurs, paysans, ruraux obscurantistes / citadins évangélistes du mouvement écologiques". Et comme vous ces derniers ne citent que ce que font leurs amis imaginaires.

ouragan | 28 septembre 2021 à 14h39
 
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@ pégase : supporter :
- Subir de la part d'autrui, sans réagir.
- Encourager, soutenir
Donc ne pas supporter? agiter ses doigts avant de juger!

Haine :
-Sentiment violent qui pousse à vouloir du mal à qqn et à se réjouir du mal qui lui arrive. comme par exemple lorsque le cheval ailé prône l'arbitrage par les tribunaux en expliquant qu'il n'y a pas de fumée sans feu.
Au fait pour l'affaire du curage de mes fossés j'ai tout gagné contre les évangélistes sauveurs de la planète et ce certainement parce que le juge n'était pas un cheval a œillères. Mais il aura fallu plus de un an de procédures inutiles et contre-productives.

ouragan | 28 septembre 2021 à 16h18
 
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Pour vos fossés, je ne sais pas, mais vous, manifestement, semblez bel et bien incurable.

Pégase | 28 septembre 2021 à 16h57
 
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