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Les chercheurs du CNRS imaginent un plan pour nourrir l'Europe grâce à l'agriculture biologique

Agroécologie  |    |  Fanny Bouchaud  |  Actu-Environnement.com

Nourrir toute l'Europe avec du bio et du local ? D'après les chercheurs du laboratoire Milieux environnementaux, transferts et interactions dans les hydrosystèmes et les sols du CNRS, c'est possible. Leur étude, publiée le 18 juin dans la revue One Earth, décrit un système agro-alimentaire « biologique et durable, respectueux de la biodiversité ». L'idée est de rendre l'Europe plus autonome et moins dépendante des importations comme celle du soja.

Mais la réalisation de ce plan demanderait des changements conséquents dans plusieurs domaines. Le premier concerne le régime alimentaire : « une consommation moindre de produits animaux permettrait de limiter l'élevage hors sol et de supprimer les importations d'aliments pour le bétail », précisent les scientifiques dans un communiqué. Ensuite, le scénario prône les rotations de cultures longues et diversifiées, avec l'introduction de légumineuses fixatrices d'azote, ce qui, selon l'étude, permettrait de se passer d'engrais de synthèse, et même de pesticides. Enfin, le dernier levier consisterait à rapprocher culture et élevage « souvent déconnectés et concentrés dans des régions ultra-spécialisées ». Les déjections animales pourraient ainsi être recyclées plus efficacement. Selon ce scénario, il serait donc envisageable de nourrir la population européenne attendue en 2050 tout en diminuant la pollution des eaux et les émissions de gaz à effet de serre.

Réactions19 réactions à cet article

 

la recherche française a 20 ans de retard quand il faudrait avoir 10 ans d'avance ... L'INRAE vient seulement de découvrir que les sols étaient vivants !
couverture végétale permanente des sols avec la plus grosse densité végétale possible l'été, autrement dit copier l'écosystème forestier !
La photosynthèse est une énergie a bilan positif, plus on en produit plus on augmente les capacités de production et mieux on régule tous les cycles du vivant : eau carbone oxygène mais surtout le climat !

laurent | 21 juin 2021 à 10h37
 
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Et où est passé l'INRA(E) dans cette affaire ?

Jean-Louis79 | 21 juin 2021 à 10h41
 
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La France importe la totalité de la viande bovine issue de l’élevage industriel car il n'y a quasiment pas d'élevage industriel proprement dit en, France. (7% selon l’association Welfarm)
A l’heure ou la France surprotège les grands prédateurs on nous parle de l’élevage traditionnel à l'herbe.
Voici ce que propose l'UICN et le WWF grand pourvoyeurs de fonds pour les ONG défendant les grands prédateurs : " Dans les zones réservées aux loup il faut de forte restriction à l’élevage traditionnel.
Dans les zones d'élevage INTENSIF il faudra faire les prélèvements nécessaires pour que les prédateurs ne puissent pas s'y installer" cf Systèmes européens de subventions à l’élevage, et propositions de réformes favorables à la conservation des grands carnivores. 1997

Chacun fait sa cuisine de son coté en demandant des fonds pour faire des recherches sans tenir compte de la réalité de terrain et des acteurs ruraux.

ouragan | 21 juin 2021 à 11h54
 
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Enfin une "découverte"(?) qui tiens la route .
La FAO l'avait déjà publiée ,il y a 7 ou 8 ans ! (sous la plume de son rapporteur général Olivier de Shutter )....,et cela avait fait lever les" boucliers traditionnels" !.....,et pourtant !.....
Je soutiens totalement cette vision de l'agriculture de demain car je l'ai expérimentée chez nous depuis plus d'un demi siècle (déjà !) et je peux montrer les résultats....,qui n'ont rien à envier au classique .
C'est bien ,seulement ,une vraie Agri-Culture -et non l'exploitation de la terre-qui pourra, encore demain ,nourrir les7 ou 8 milliards d'individus .

Bionature | 21 juin 2021 à 12h37
 
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Une nouvelle étude qui vient corroborer et confirmer qu'il est bien évidemment parfaitement possible, sous réserve de quelques adaptations des habitudes alimentaires de tout un chacun, de nourrir les humains grâce à l'AB. L'étude met en avant que l'un des leviers est de rapprocher production de protéines végétales et secteurs d'élevage. Cette idée logique était déjà proposée il y a une vingtaine d'année par des ingénieurs agro de la DDAF de mon département, suscitant un accueil glacial des élus de la chambre d'agriculture, pourtant par ailleurs si prompts à chauffer à blanc "la base" sur les sujets environnementaux. C'est qu'il y a pour certains beaucoup trop d'intérêts financiers en jeu pour que la logique de la terre l'emporte. A titre d'illustration, on se souviendra que l'ancien et défunt président de la FNSEA, Xavier BELIN, était aussi, parmi ses innombrables casquettes, président de conseil de surveillance (!) du port de commerce de La Rochelle, porte d'entrée par où débarquent chaque année davantage de dizaines de milliers de tonnes de tourteaux de soja intensif sud-américain et de tournesol...

Pégase | 21 juin 2021 à 13h57
 
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Pégase, pour info, les importations de tourteaux pour alimentation animale sont en baisse sur La Rochelle. Les ports de Montoir et Brest sont devenus plus actifs.
Sur la production de BIO pour remplacer ce que nous consommons actuellement, je pense que ce n'est pas encore demain que la majorité des Français et des Européens, va changer d'alimentation. L'évolution est réelle, mais lente. Par contre ce qui entre comme "alimentation bio" est très loin de ce que l'on demande aux producteurs Français ( pour exemple, les règles de production du blé dit "bio" en Russie s'applique sur la culture de l'année et pas sur la culture et les sols! ) en gros, il est possible de produire une culture dite "bio" une année sur trois, alors qu'en France, il faut 3 années pour obtenir la classification et continuer ensuite, sans arrêt, cette production dans les règles Françaises (pas Espagnoles ou autres techniques Européennes).
De quelles types de culture, au sens moyens de production, parle-t-on?

jmf | 21 juin 2021 à 15h16
 
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Il fallait lire BEULIN et non BELIN dans mon précédent post. Mea culpa !

Pégase | 21 juin 2021 à 18h30
 
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L'élevage de porcs et de volailles ne nécessitent pas spécialement d'en réduire la consommation, la production de protéines à l'aide de nourritures que l'être humain ne digère pas, tourteaux etc est élevée, quand aux vaches laitières, la production de lait est sans doute le rendement le plus élevé avec peu de nourriture.
Restent le boeuf à viande , les moutons, les chêvres, sans doute la surface gaspillée pourrait servir à autre chose comme des cultures bio à plus faible rendement, donc élevage inutile, bien sur que les protéines végétales feraient tout aussi bien l'affaire.
Faudrait aussi qu'au gouvernement qu'on cesse de rêver d'une France à 100 millions d'habitants, impossible en bio.

pemmore | 21 juin 2021 à 18h46
 
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Avant tout, la seule solution est l’arrêt des importations de denrées alimentaires qui ne sont pas aux normes de notre pays. ( normes qui devront évoluer dans le bon sens après cet arrêt).
En France nous sommes les champions pour mettre la charrue avant les bœufs!
Nous exportons 16% de la production bovine dans des pays exigeant de la qualité et nous importons 22% de la consommation de viande bovine quasiment toute produite industriellement.
Nous exportons 395 000 agneaux vivants quasiment tous issus d'élevage traditionnel et nous en importons 149 000!
La consommation de viande hors volaille baisse régulièrement en France au profit de produits très transformés (plats composés, sandwichs, pizzas-quiches, tartes salées...) ayant encore plus d'impact sur le climat, la santé et la biodiversité.

ouragan | 21 juin 2021 à 21h56
 
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@ pemmore : Restent le boeuf à viande , les moutons, les chèvres, sans doute la surface gaspillée pourrait servir à autre chose...
Le pastoralisme se pratique sur des prairies permanentes ou des parcours non utilisables. Les prairies permanentes sont les plus riches en biodiversité et absorbent plus de CO que les forets reconstituées. Le labourage de ces terres serait une catastrophe écologique.
"Le pastoralisme offrent d'énormes avantages à l'humanité et devrait être considéré comme un élément majeur de la transition mondiale vers une économie verte..." . "Le pastoralisme durable dans les écosystèmes de grands pâturages libres / …/ préserve la fertilité des terres et le carbone présent dans sol, et contribue à la régulation de l'eau et à la conservation de la biodiversité. Les autres avantages qu'il présente se trouvent sous la forme de produits alimentaires de grande valeur." cf PNUE 2015

ouragan | 22 juin 2021 à 10h21
 
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jmf, effectivement, l'évolution vers l'AB est lente mais elle est bien réelle. Il faudrait s'interroger sur les raisons de cette lenteur en France. Je ne crois pas que les choix du consommateur soient seuls en cause...
Quant aux différents niveaux d'exigences des cahiers des charges, c'est bien pour les "harmoniser" par le bas que le règlement européen a été créé (la "feuille"), moins pointu que le label AB français préexistant, ce qui atterre les pionniers français, partisans et artisans d'une production très qualitative qui reconnaisse leur savoir-faire et leur professionnalisme. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la FNAB a été obligée de créer le nouveau label "Bio. Français. Équitable".

Pégase | 22 juin 2021 à 10h27
 
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L'INRA depuis la fin des années 50(c'était dans mon quartier à Angers (Belle Beille), une bande de scientifiques jeunes dans un peu n'importe quoi, on allait fouiner dans leur dépotoir, on a trouvé une fois dans le terreau des truffes proches du kg (on les a pas bouffées bien sur,) le nombre de travaux et de réussites est impressionnant, cherchant à lire leurs travaux sur les coronavirus (ils ont séquencé son ARN en 1986) no1 mondial, je suis tombé sur un pdf de plus de 800 pages, en fin de compte, c'était pas un document extraordinaire, mais le chant du signe, leur testament en quelque sorte: un président de la république, dans les années 2000 pas du tout intéressé par des travaux qui impactent des résultats pour dans 20 ou 30 ans a liquidé les budgets, l'équipe dédiée au coronavirus dispersée, et le projet en cours de vaccin à l'encan, qui sait si le spoutnick n'est pas le résultat de travaux en commun?
On ne peut plus demander grand chose à l'Inra devenue Inrae, ce grand truc n'est plus que l'ombre de lui-même en cause de la rapacité de notre gouvernement.

pemmore | 22 juin 2021 à 12h59
 
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Pegase , la Fnab a ,d'abord ,crée le label "Bioconvergence" pour se situer par rapport au cahier des charges européen ( trop laxiste car poussé par les businessmans et les" professionnels" au pouvoir ) ,et plus récemment l'équitable est venu compléter la démarche ( tout a fait normal comme évolution positive )
En deux mots, ce qui freine le développement de la bio ,ce sont bien des" gros sous"!!!!qui ne veulent rien perdre et essaient de noyauter la démarche pour la diriger vers leurs intérêts .

Bionature | 23 juin 2021 à 11h07
 
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L'etude CNRS ne tient pas en compte les limites physiques de la disponibilité en intrants nécessaires à l'AB. Actuellement, les engrais organiques utilisées en AB proviennent de l'agriculture conventionnelle.
une etude INRAE-BSA montre les limites des affirmation du CNRS :

https://www.inrae.fr/actualites/lazote-element-cle-developpement-lagriculture-biologique

En résumé de l'article publié dans Nature Food (Pietro Barbieri, Sylvain Pellerin, Verena Seufert, Laurence Smith, Navin Ramankutty, Thomas Nesme. Global option space for organic agriculture is delimited by nitrogen availability. Nature Food 2021 DOI : 10.1038/s43016-021-00276-y) :
- dans l'etat actuel de choses l'AB ne peut fournir que 20 % des besoins mondiaux
- pour augmenter ce pourcentage, plusieurs voies sont explorées mais au mieux (avec des changement drastiques de modes de production et de regime alimentaire), l'AB ne pourrait alors fournir que 60 % des besoins mondiaux.

Les media n'ont pas parlé de cette etude car elle ne va pas dans le sens des dogmes "bio" à la mode actuellement, auxquels les journalistes et politiques se sont convertis sans esprit critique

pascal | 30 juin 2021 à 16h15
 
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@ pascal, il n'y a pas que les journalistes et les politiques qui sont sans esprit critiques, il y a surtout les militants avec des œillères qui sautent sur tout ce qui bouge sans jamais regarder plus loin que le bout de leur nez! Les acharnés s'acharnent alors que :

Avant de vouloir transformer la filière agricole Française qui se place parmi les plus vertueuse dans le monde "« Modèle le plus durable du monde » cf the economist.

la production française stagne en volume alors que celle de ses concurrents augmente ;
les importations de produits agricoles et alimentaires augmentent alors que leur respect des normes de production exigées en France n'est pas assuré.

ouragan | 30 juin 2021 à 19h09
 
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Pascal , beaucoup d'articles ! ,mais combien émanant de praticiens acteurs du terrain ?
Il est certain que vouloir faire du bio sans changer nos fonctionnements actuels n'a pas grand intérêt et ne pourra nourrir le monde .
Une vraie Agri-Culture ( je me répète ) exige la refonte sociétale -production et consommation - et cela ne s'opèrera pas dans un jour sur un simple cliquement de doigt , mais il faut toujours garder l'objectif pour arriver au but recherché (ou du moins s'en rapprocher ) : nourriture adéquate pour TOUS .
Mon expérience sur le terrain (professionnel et sociétal) me permet d'être toujours convaincu que si l'on veut, on peut .......,mais reste bien ce vouloir à générer !!!?

Bionature | 02 juillet 2021 à 12h24
 
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Pourquoi mon propos d'hier n'a pas été retenu ?
Serais je trop dérangeant ?
Merci pour la réponse .

Bionature | 03 juillet 2021 à 11h56
 
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Bonjour Bionature,

Veuillez excuser ce retard dans l'apparition de votre commentaire, j'ai tout simplement pris un peu de retard dans la validation des réactions suite à un problème d'accès à la console, veuillez m'en excuser.

Bonne lecture.

Fanny Bouchaud Fanny Bouchaud
05 juillet 2021 à 10h15
 
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Sans trop s'obnubiler sur du bio,je vois dans mon coin beaucoup de cultures qui lui ressemblent, les buttes de brf, de déchets verts broyés venant de déchèterie qui attendent de servir, des plantes comme la phacèlie, le blé noir, les petits pois à usage d'engrais verts,, croire les agriculteurs éloignés des principes du bio n'est vrai, il faut une culture propre mais aussi efficace, quand à nourrir les Français uniquement avec des protéines végétales ça vire à la dictature écologique, mettre une pâtée de pois chiches dans le hamburger ne dépassera pas le niveau de la curiosité.

pemmore | 05 juillet 2021 à 14h19
 
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