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Des chercheurs français créent la start-up Tiamat dédiée aux batteries sodium-ion

Energie  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Des chercheurs français, regroupés au sein du réseau français sur le stockage électrochimique de l'énergie (RS2E), ont créé une start-up pour concevoir, développer et produire des batteries utilisant des ions sodium, a annoncé le CNRS, jeudi 23 novembre. Ces chercheurs, principalement issus du CNRS, du CEA et d'universités françaises, ont conçu il y a deux ans le premier prototype au format "18650", un format très répandu dans l'industrie. La start-up Tiamat "dispose aujourd'hui de plusieurs dizaines de prototypes fonctionnels, et espère lancer la production à plus grande échelle d'ici 2020". Elle est implantée à Amiens (Picardie). Sa première tâche sera de faire homologuer sa technologie.

L'entreprise ne compte pas concurrencer les batteries lithium-ion pour tous les usages. "Tiamat se positionne sur la puissance et la continuité de service grâce à des batteries endurantes (plus de 10 ans d'espérance de vie contre 3-4 ans pour celles au lithium dans des conditions d'usage continu), des charges et des recharges dix fois plus rapides", explique le CNRS. Le stockage stationnaire des énergies renouvelables et le stockage mobile pour véhicules électriques sont deux secteurs ciblés par la start-up.

Un élément abondant

La technologie des batteries ions sodium "pourrait pallier certaines limites des batteries lithium-ion, aujourd'hui dominantes, comme la vitesse de recharge, la durée de vie ou le coût de production", estime le CNRS. Le principal atout de la technologie est le recours au sodium, un élément moins coûteux et plus abondant que le lithium. En effet, le sodium représente 2,6% de la croûte terrestre et se trouve partout sur Terre (notamment dans l'eau de mer), alors que le lithium ne représente que 0,06% de l'écorce terrestre et n'est exploité qu'en Argentine, en Bolivie et au Chili, trois pays qui détiennent les deux tiers des ressources mondiales.

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