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Le chevreuil, victime du changement climatique

Biodiversité  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com

L'inadaptation au changement climatique des chevreuils vivant en forêt entraîne une mortalité accrue des faons.

C'est ce qui ressort d'une étude menée par des chercheurs du Laboratoire Biométrie et biologie évolutive (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1) et de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), en collaboration avec un laboratoire de l'Inra. Leurs résultats sont publiés dans la revue Plos Biology.

Du fait du changement climatique, le réveil de la végétation se produit un peu plus tôt chaque année. Or, contrairement à d'autres espèces comme le cerf élaphe, le chevreuil se révèle incapable de modifier la période des naissances. Celles-ci se produisent aujourd'hui deux semaines après l'apparition des jeunes pousses dont dépendent particulièrement les femelles allaitantes. Conséquence ? Les chevreuils subissent une mortalité juvénile accrue, diminuant la croissance de leur population.

L'étude a été menée dans la forêt de Trois-Fontaines en Champagne de 1985 à 2011. Au cours de cette période, alors que la température printanière a augmenté de 0,07°C par an et que l'avance de la végétation a été de 0,6 jour par an, la date moyenne de mise-bas du chevreuil est restée constante, centrée autour du 16 mai, explique le CNRS.

"Si l'avancée du printemps se poursuit, le chevreuil pourrait décliner dans les écosystèmes forestiers, mais toutefois pas avant plusieurs décennies", précisent les chercheurs. Les chevreuils vivant en milieu ouvert pourraient en revanche ne pas souffrir du changement climatique du fait qu'ils se nourrissent également des cultures agricoles.

Réactions5 réactions à cet article

 

Il faut faire comme pour le faisan,il faut cultiver au milieu des bois des parcelles où les chevreuils pourront manger ce que leurs collègues de plaine mangent au printemps,ce n'est pas le chevreuil qui doit s'adapter mais l'homme qui doit adapter la forêt au chevreuil.Pour le faisan,on séme des orges ou du blé sur certaines parcelles,ce qui contribue à les inciter à rester dans les bois et ne pas aller chercher leur nourriture à l'extérieur

Gdid | 03 avril 2014 à 10h07
 
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C'est pour toutes ces conséquences qu'on découvre un peu plus chaque jour que je ne comprend pas les climatosceptique ...
Pour tout ces problèmes l'agro-écologie, l'agroforesterie trouvent tout leur sens.

Soyons confiant, on aura encore des chevreuils ... enfin s'ils ne sont pas tous mort sur les routes...

Terra | 03 avril 2014 à 11h55
 
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Enfin, moins de chevreuils ! Une chance pour les arbres et les forestiers... qui n'en pouvaient plus

vIncentp | 03 avril 2014 à 13h29
 
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C'est pas grave, les enfants des futures générations pourront troujours regarder Bambie sur leur tablettes machin... comme les éléphants, les Rhino et les ours polaires (qui vont se noyer sans glace !!)
Pauvre monde !

roro | 03 avril 2014 à 21h52
 
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Ce qui est sure ,c'est que aujourd'hui il y a dans la nature plus de chevreuils qu'il y a 20 ans.
On peu en voir facilement tous les jours.
Trops disent certain!!
les seuls pb sont pour les accidents de la route car ils ne font pas de gros dégats dans les champs(contrairement aux sangliers qui avec leurs augmentation commencent à poser des problèmes).

yannquirigole | 07 avril 2014 à 10h31
 
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