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Plastiques : la crise sanitaire a accentué l'érosion du marché français en 2020

La consommation de plastique a reculé de 7 % en France en 2020. La demande du secteur de l'automobile a nettement reculé. Les emballages, premier domaine d'utilisation, sont aussi en retrait.

Déchets  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

En 2020, la crise sanitaire a amplifié l'érosion de la consommation de plastique constatée en Europe depuis 2017, annonce PlasticsEurope, ce jeudi 10 juin. La demande a reculé de 4,7 % en Europe et de 7,5 % en France, explique la fédération professionnelle des producteurs européens de plastiques. « En dépit de l'idée reçue selon laquelle l'emballage, principal débouché des matières plastiques, aurait profité de la crise sanitaire, celui-ci a [reculé de 2,5 % en Europe et de près de 7 % en France] », ajoute-t-elle.

Un recul qui touche quasiment tous les secteurs

Globalement, la consommation de plastique a été de 367 millions de tonnes (-0,3 %) à l'échelle mondiale, de 48,3 millions de tonnes en Europe (-4,7 %) et de 4,5 millions de tonnes en France (-7,5 %).

En France, cette baisse de consommation de plastique a touché la quasi-totalité des secteurs. Au premier rang des plus impactés figure l'automobile, le troisième plus gros secteur en termes de consommation. Les arrêts de production ont entrainé une chute de 28 % en France (-18,5 % en Europe). Le bâtiment, deuxième secteur le plus consommateur, a enregistré un recul nettement moins prononcé de 4 % (-1 % en Europe). À l'opposé, les débouchés du secteur médical ont progressé, mais il s'agît d'« un segment de marché marginal tant au niveau européen que français (de 1,5 à 2 % de la consommation) ».

Reste l'emballage, un secteur qui absorbe 45,9 % du plastique consommé en France (40,6 % en Europe). Globalement, il recule de 6,9 % dans l'Hexagone, où il s'établit à 2 millions de tonnes. Et l'incorporation de résines recyclées ne compense pas le recul des résines vierges : leur part a progressé d'environ 8 000 tonnes, pour atteindre 188 000 tonnes, alors qu'au global les ventes de résines vierges au secteur ont diminué de 150 000 tonnes.

L'impact du plastic bashing difficile à mesurer

Évidemment, ce constat contraste avec le sentiment d'un retour de l'emballage plastique depuis le début de la crise sanitaire. Eric Quenet, qui représente PlasticsEurope pour la région Ouest Europe, apporte plusieurs explications à ce paradoxe. Tout d'abord, la fédération professionnelle ne donne que des chiffres globaux qui ne traduisent pas la progression de tel ou tel type d'emballage particulier. En l'occurrence elle explique que « les emballages ménagers ont bien moins souffert que les emballages industriels et commerciaux ». Ensuite, dans un contexte d'incertitude sur les prix des polymères, les acteurs du secteur ont eu tendance à déstocker.

Arrivent ensuite les « interprétations ». Eric Quenet explique que les interdictions et le plastic bashing conduisent certains acteurs à se tourner vers d'autres matériaux, tout en précisant « [avoir] du mal à le quantifier ».

Une chose est certaine : les producteurs de polymères ne veulent pas d'interdiction ou de restriction supplémentaire par rapport à celles déjà adoptées en Europe et en France. En l'occurrence, PlasticsEurope craint qu'une éventuelle interdiction de tous les emballages alimentaires en polystyrène (PS), inscrite par les députés dans le projet de loi climat et modifiée depuis au Sénat, remette en question les investissements prévus en France dans des unités de recyclage chimique du PS en privant les installations de déchets à traiter. « Nous demandons au législateur de sortir de l'ambiguïté », plaide Eric Quenet.

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