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Affaire du chlordécone : FNE prête à aller en justice

Agroécologie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
Deux rapports de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) et de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), révélés le 24 août, ont pointé du doigt une mauvaise gestion du dossier du chlordécone par le ministère de l'Agriculture. Malgré de nombreuses alertes sanitaires et environnementales, le ministère a tardé à bannir ce pesticide toxique, classé cancérigène possible, longtemps utilisé dans les bananeraies. Considéré comme polluant organique persistant (POP) et perturbateur endocrinien, il a été interdit depuis 1990 en France mais utilisé jusqu'en 1993 aux Antilles. Les intérêts économiques auraient ainsi primé sur l'environnement et la santé, selon les deux rapports. Ce qui expliquerait que le chlordécone ait été seulement interdit dans l'Hexagone près de quinze ans après les Etats-Unis (1976).

La fédération d'associations environnementales France Nature Environnement (FNE) a dénoncé le 26 août un ''scandale inacceptable'' du dossier chlordécone aux Antilles ''à la fois écologique et sanitaire''. Ainsi, selon un rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPCEST) paru en 2009, cité par FNE, 19% et 15% des surfaces agricoles utiles seraient respectivement contaminées à la Martinique et en Guadeloupe , ''et 8% et 9% très contaminés, c'est-à-dire avec une concentration supérieure à 1milligramme par kilo''. Les effets sanitaires dus aux produits cancérigènes ''peuvent mettre plus de dix ans pour se faire jour, comme dans le cas des expositions à l'amiante'', a de son côté prévenu José Cambou, pilote du réseau Santé environnement.

''Si une prévalence forte de cancers apparaissait dans les Antilles françaises et qu'elle était imputée à l'usage prolongé du chlordécone'', FNE se dit prête ''à aller en justice'' dans cette affaire ''pour atteinte à la nature et en soutien des victimes éventuelles''.

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