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Actu-Environnement

Trois Grenelle en un seul

Quelques jours après le discours du Président de la République, Yves Cochet livre ses impressions dans le cadre des Chroniques Actu-Environnement, et détaille ses multiples lectures des mesures ''adoptées'' lors du Grenelle de l'Environnement.

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Trois Grenelle en un seul
Yves Cochet
   
Une première lecture du Grenelle de l'environnement pourrait nous convenir en partie, tant les attentes des ONG et des écologistes semblent avoir été satisfaites. Qui aurait parié, il y a seulement six mois, que les mesures issues des tables rondes finales, cadrées par le discours du Président de la République le jeudi 25 octobre, nous paraissent aussi acceptables ? Comment ne pas se réjouir de formules méthodologiques telles que « c'est bien à une révolution que nous invite ce Grenelle de l'environnement », ou « c'est un changement complet dans la logique de décision gouvernementale », ou encore « toutes les données, sans exception, seront désormais communicables, y compris sur le nucléaire et les OGM » ? N'est-il pas aussi louable que le Président énonce des orientations substantielles : « nous voulons la réduction de la consommation d'énergie dans les bâtiments », « nous allons réhabiliter le transport fluvial et maritime », « de grands progrès sont possibles pour développer une agriculture et une pêche de haute qualité environnementale » ? Oui, nous avons été surpris par l'audace de certaines annonces. Néanmoins, cette même lecture directe du propos sarkozyste nous révèle un art rhétorique de la nuance propre à satisfaire tout le monde. Le Président commence une phrase par un énoncé ronflant et termine par une modulation qui laisse l'ensemble dans le flou. Ainsi « je souhaite que la culture commerciale des OGM pesticides soit suspendue. Ceci en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance créée avant la fin de l'année en concertation étroite avec vous », déclaration que les agriculteurs ont bien comprise comme la possibilité de semer à nouveau du Monsanto 810 au printemps 2008 ; ou bien « je m'engage à ce que la révision générale des prélèvements obligatoires se penche sur la création d'une taxe « climat-énergie » en contrepartie d'un allègement de la taxation du travail, pour préserver la compétitivité, Mme la ministre des Finances, et pour préserver le pouvoir d'achat, M. le responsable syndical », ce qui satisfait les entreprises et les syndicats, et reporte à plus tard toute décision opératoire ; enfin, « je demande à Michel Barnier de me proposer avant un an, un plan pour réduire de 50% l'usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible dans les dix ans qui viennent », admirons le « si possible ».

Il y a une deuxième lecture du Grenelle de l'environnement, celle qui repère les difficultés à venir, les choix contestables et les oublis inquiétants. Un exemple, dans chacun de ces trois domaines, nous éclairera. Difficultés ? Je connais suffisamment la puissance de rabotage de la forteresse Bercy pour imaginer que le Ministère des Finances trouve bientôt de solides arguments afin de démontrer la nécessité de réduire le coût de la plupart des mesures annoncées. De même, la masse du groupe UMP à l'Assemblée nationale saura, par quelques amendements décisifs et majoritaires, raboter à son tour les articles les plus écolos et les plus « révolutionnaires » du futur projet de loi de programme issu du Grenelle, surtout si ce projet de loi vient en débat au Parlement avant les élections municipales de mars 2008. Choix contestables ? Celui de la continuation et de la relance du nucléaire, bien sûr ! L'EPR sera construit à Flamanville. Faute de place, je n'en dis pas plus sur ce point, mais les personnes concernés connaissent sans doute les bonnes références antinucléaires ! Oublis inquiétants ? Les prix croissants du pétrole et de toutes les énergies, phénomène le plus urgent à affronter, selon moi. Hors aspects conjoncturels comme les menaces sur l'Iran, les cyclones dans le golfe du Mexique ou des conflits au Nigeria, la tendance lourde à la décroissance de la production mondiale de pétrole, déjà présente aujourd'hui, devrait mobiliser tous les gouvernements, dont celui de la France, pour la mise en oeuvre d'une politique radicale et rapide de sobriété énergétique. Les quelques mesures du Grenelle qui évoquent les « économies d'énergie » ne me paraissent ni assez fortes, ni assez promptes pour contrecarrer les risques de dépression économique et sociale due à la raréfaction et au renchérissement du pétrole. Ainsi, dans le secteur des transports, rien n'est prévu en terme de bridage des moteurs de voitures, de diminution des cylindrées, ou de réduction des vitesses maximales autorisées.

Il est une dernière lecture du Grenelle de l'environnement, plus idéologique et plus spéculative. Le coup de tonnerre sarkosyste, à la suite de ceux de Al Gore et de Nicholas Stern, n'est-il pas le dernier avatar du productivisme libéral (du capitalisme, si vous voulez) pour tenter de concilier la mondialisation, le marché et la technologie avec l'impératif écologique décrit par exemple dans le récent rapport GEO4 du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) ? Selon ce point de vue (« économie verte », « plan Marshall planétaire pour l'environnement»...), il serait possible de continuer la croissance et le business tout en améliorant fondamentalement l'état de santé de la Terre et de ses habitants. À mes yeux, ce modèle du monde est une impasse. Si « révolution écologique » il doit y avoir, elle devra inclure un bouleversement complet de la pensée et de la pratique économique, par exemple en réfléchissant sur le terme de « décroissance ». À suivre, donc.

Yves COCHET

Mathématicien, ancien Ministre de l'Environnement, Député de la 11e circonscription de Paris.

Les Chroniques de Corinne Lepage et Yves Cochet sont publiées tous les mois et en alternance, sur Actu-Environnement.

Réactions12 réactions à cet article

 
de la poudre aux yeux ?

suis assez d'accord avec vous, suite a l'effet d'annonce et a l'enthousiasme débordant et communicatif ( ?) de notre minitre de l'ecologie, la rabotteuse UMP( et autre !) au parlement risque de ne laisser que le tronc a cet arbre bien touffu au départ dont il manque deja des branches importantes ! je crains le pire, au vu deja des effets d'annonces dans le batiement ou les chiffres annoncés de performances énergétiques sont assez trompeurs : de 260 kWh/m²/an aujiourd'hui a 50 : on oubli de dire que les 260 c'est surout pur l'existant, pas le neuf qui est deja plus performant . Et que les 50 ne sont atteints aujourd'hui qu'avec des energies renouvellables tres poussées comme les biogaz PAR EXEMPLE. bref, on est loin d'une solution vraiment facile a mettre en place. par ailleurs, notons que ces valeurs, ce n'est pas ce que notre facture montrera, car ( desole, le discours est un peu technique), mais il s'agit d'energie primaire et non pas d'energie finale...

bref, tout ca pour dire que les chiffres c'est bien, encore faut il etre honnetes avec les français et ne pas omettre la moitié des infos, en etant trop démaguo

dom@31 | 31 octobre 2007 à 17h44
 
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Pas de vélo dans le Grenelle

... mais de plus en plus dans la société.
Les cyclistes ne peuvent qu’être très réservés par le déroulement et les conclusions du Grenelle de l’environnement. Le programme « mobilité et transports » ressort des vieilleries (la pastille verte !) ou énonce des actions qui se font déjà (l’augmentation des tramways, le ralentissement des autoroutes, le développement du fret par rail ou eau).
La ville, où nous vivons presque tous, n’a même pas été nommée.
Les corps constitués de cyclistes (usagers, élus et même Etat) n’ont pas trouvé moyen de se faire entendre. Le vélo n’est nommé qu’une fois, pour l’amélioration de l’intermodalité (ce qu’on fait déjà aussi) « des différents modes de transport (TER, parking de délestage, vélos,bus périurbains) ». Et encore ceci concerne-t-il plutôt la banlieue.

Chose curieuse, la société est en avance sur ce Grenelle. Le vélo est en passe de devenir un mode de déplacement urbain essentiel. Il est peut-être inquiétant que cela soit grâce à la publicité, à l’informatique et au “grand capital”. Il est en tout cas remarquable que cela se fasse, au moins pour les cas les plus médiatisés, sans l’aide des pouvoirs publics, puisque les villes n’ont pas beaucoup été redessinées pour faire une meilleure place à ce mode.

Peut-être la société –les citoyens, l’industrie, certaines collectivités locales évidemment- est-elle en avance sur ce Grenelle. J’ajoute que si... Juppé... s’en était occupé, le vélo n’aurait pu être ignoré, puisque Bordeaux a été transfigurée par deux avancées conjointes qu’ont été le tramway et le vélo.

Moderniser la marche et le vélo aurait été très moderne, et urgent.

Isabelle Lesens | 01 novembre 2007 à 08h44
 
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Re:Pas de vélo dans le Grenelle

bonjour,
je suis d'accord avec vous, moi qui pratique personnellemnt le vélo et tente a titre associatif d'en accompagner le développemnt dans Versailles(ou a vue d'oail efectivement l'usage se développe, malgré les vols!!).
Mais des discussions fréquentes sur le sujet, je retire aussi qu'il manque, pour être plus percutant vis a vis des élus comme du citoyen moyen, des mesures sérieuses sur la pratique, le type d'usagers, les tailles de trajet, les points desservis, en tout cas dans les villes de province(versailles en est une d'un certain coté:on a la pollution parisienne, mais les réflexes de province).
Ainsi on pourrait présenter les effets réels et les enejux des circulations alternatives, bref,une "balance" entre les effets de la pratique du vélo et des autres transorts à l'intérieur d'une ville : la plupart des décideurs petits ou grands considèrent ce problème comme anecdotique..
ABJ

abj | 01 novembre 2007 à 10h30
 
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Les données sont disponibles

Vous avez raison, mais :
- les données dont vous parlez sont largement disponibles.
- cela ne répond pas à la question de savoir comment il se fait que personne ne s’en soit soucié ou n’ait réussi à se faire entendre pendant cette période. Le fallait-il? Etait-ce un enjeu d'importance?
Cordialement,

Isabelle Lesens

Isabelle Lesens | 01 novembre 2007 à 10h42
 
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Les verts contre l'écologie ?

M. Cochet a beaucoup de mal a reconnaître les avancés du "Grenelle" et pourtant elles sont réelles ( pour N . Mamère s'est impossible ...), pourquoi ne pas le reconnaître explicitement ? Je ne suis pas favorable aux orientations générales du gouvernement, mais on peut prendre acte de décisions positives, sans y voir forcément que double langage ou manoeuvre . Ainsi vous seriez plus crédible a énoncer les limites de l'exercice et les possible rabotages du parlement . Ce faisant vous véhiculez une conception foncièrement pessimiste et négative de l'homme (espèce). Comment voulez-vous construire un projet de société écologique sans mobiliser le plaisir de vivre - de façon plus harmonieuse avec l'environnement bien sur - et l'assentiment du plus grand nombre, condition indispensable pour des changements véritables en Démocratie ?
On juge souvent autrui à l'aune de soi-même ; le double
langage et le manque de sincérité c'est vous le plus souvent . En tout cas vous êtes perçu par le public, durablement comme tel ...
On peut aussi vous dire que le mieux est l'ennemi du bien .

acedecone | 01 novembre 2007 à 19h57
 
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Re:Les verts contre l'écologie ?

Les gouvernements qui se sont succédés depuis quelques décénies auraient-ils tous, plus les uns que les autres, mis l'accent sur l'écologie et l'auraient-ils placée au coeur de leur politique... ? Les membres du gouvernement actuel, dont certains occupent un poste politique depuis longtemps, auraient-ils fait de l'écologie et de la protection de l'environnement auparavant ? On a du zapper un passage !!!
A en écouter les médias, plus soucieux qu'eux de la protection de l'environnement : difficile...! Il n'y a jamais eu un gouvernement pareil !

Gogo Earth nous montre une nouvelle carte verte de Sarkoland, car la campagne fait mousse sur les tuiles de la maison France... L'écran se fait vert...! Espérons que ce ne sera pas vert-de-gris' aïe...!

Pourquoi ces "brillants coloristes" ont-ils eu recours aux couleurs des écolos et autres associations de protection de la nature pour remplir leur palette...??? Pourquoi n'ont-ils pas fait appel à leurs propres couleurs internes, à leurs propres composants naturels ? N'en auraient-ils pas ???Pourquoi n'ont-ils pas chercher à partager la coloration de la palette avec ceux qui ont toujours eu les couleurs naturelles vertes en apanage, les VERTS ???
L'engouement du Vert leur aurait-il fait craindre la perte de quelques salaires ou indemnités...
Pas prêts de se mélanger les pinceaux...! Un peu de mousse sur le toit, un peu de vert associatif sur la palette, avec mise à disposition de leur richesse colorée, quitte à les indemniser de leurs tubes pour utilisation à volonté au prétexte de la bonne cause, profitant de la maniabilité des bénévoles de l'environnement...!
Pas question d'intégrer des tuiles vertes dans la toiture, de partager la structure avec des "tuiles" de conviction, qui pourraient remettre la nature de la couverture en cause à coups de transaction et de mesures en faveur d'une protection de l'environnement par restructuration fondamentale...

Il y a une nécessité économique, certes, car la facture annoncée des catastrophes fait que le coût de la prévention sera moindre... Mais point trop n'en faut...! Ils préfèrent en rester à la mousse verte, naviguant au mieux pour continuer dans une politique impressionniste, conservant profit immédiat et croissance, au détriment d'une réelle et sérieuse prise en compte de la nécessité écologique vitale...

Aux Verts et aux citoyens de se faire entendre !

Lancelot du Rallye... | 03 novembre 2007 à 12h17
 
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Les verts sont l'écologie.

Comment appelle-t-on quelqu'un qui met sa semence dans la zone fertile de quelqu'un d'autre sans le consentement de cette dernière personne, voire même sans que cette personne soit informée de cet acte ?
Un violeur oui.
En quoi un semeur d'OGM est différent d'un violeur ? C'est similaire et doit être jugé tel quel.

Les semenciers traditionnels de maïs ont toujours préconisé un espacement entre 400m et 3km entre deux champs pour obtenir des espèces non génétiquement polluées. Pourquoi en est-il miraculeusement différent avec le MON810 ?
L'abeille fait jusqu'à 3km pour trouver du pollen à manger. Elle ramène le pollen à la ruche. Des abeilles sont chargées de préparer à manger pour les autres abeilles. Tout le miel est contaminé. Les apiculteurs doivent payer 2500 euros de leur poche pour savoir si leur production est contaminée. Le pollué paye.

Mon avis, c'est que ces diatribes contre les vrais écolos, comme quoi ils seraient incapables de mobiliser, qu'ils sont des extrêmistes dangeureux, elles sont issues de l'ignorance et la médiocrité. Elles cesseront à la Libération, et là, on oubliera personne. En attendant, remplissez votre espace politique de bonnes pensées de médiocres lecteurs. L'anti-Sarkozysme vous permet de rester debout mais si l'on vous regarde tout seul, vous tombez car il vous manquera toujours la capacité d'analyse. Nous sommes en 1938 et vous êtes de deux qui dites : "nous avons la meilleure armée du monde !" ; " Ce colonel de Gaulle, qui voudrait de la mobilité, c'est un extrêmiste qui ne sait pas se contenter de la majorité démocratique !".

*Vous* êtes responsable dans *votre* majorité de ce qui se passe. Les violeurs doivent être jugés comme des violeurs.

Puissance Plume | 06 novembre 2007 à 04h15
 
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Re:Les verts sont l'écologie.

Sur ce site, nous sommes tous de sensibilité écologique et je ne le nierais point à Yves Cochet bien sur et qui est loin d'être un extrémiste ... Je pense simplement qu'il
sert très mal la cause de l'écologie à présent ainsi que les verts dans leur ensemble . Mon titre se termine par un point d'interrogation, l'avait vous vu chère internaute ? Le débat et la polémique, ce n'est pas la guerre . Pourquoi tant de haine et d'intimidations de votre part ? Désolé mais cela vous ne le puisez pas dans les valeurs de l'écologie politique, que vous dévoyez ainsi en prétendant vous en réclamez . On juge l'arbre à ses fruits ...

acedecone | 10 novembre 2007 à 00h23
 
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Re:Re:Les verts sont l'écologie.

Yves Cochet grâce à ses connaissances et son engagement politique dans les Verts depuis des dizaines d'années a servi et sert efficacement l'écologie encore. Son commentaire sur les limites du Grenelle est pertinent - en particulier sur l'absence de prise en compte du 3èchoc pétrolier imminent - et n'ira certainement pas dans le même sens que la sempertinelle auto-satisfaction sarkosysienne façon méthode Coué dont vous voudriez le voir se draper pour correspondre à votre sensibilité politique.
J'ai vu Yves Cochet, seul contre tous ces meutes de députés d'ignorants batailler un à un des centaines d'amendements à la loi d'orientation sur l'énergie en 2003 à l'Assemblée quand M. Bataille (PS) décrivait la France nucléaire du XXIè siècle, quand M. Lelouche (UMP) parlait de l'Arabie Saoudite du XXIè s. avec la fusion, des amendements que vous pouvez aller voir : ils ont été repris dans le Grenelle, évidemment.

Avec vos remarques et vos "pensées" anti-Verts, vous me faites penser à un concierge qui critique la façon de faire et le langage chatié d'un pompier à l'oeuvre quand son immeuble brûle. C'est sûr que vous n'avez pas eu besoin d'un pompier pendant toutes ces années de pollution insouciante. Et encore aujourd'hui, vous vous intéressez aux scenarios de sortie du nucléaire en 5 ans et en 10 ans que vient de publier le réseau SdN ? Ou bien vous attendez qu'il y ait le feu vraiment, genre 50000 bécquerel au m² en Césium 137, sur vos patates, votre linge, vos fleurs, vos vêtements.

"Jugez l'arbre à ses fruits", mais c'est quand il est plus là que le glissement de terrain a lieu... Et zut.

Puissance Plume | 10 novembre 2007 à 05h23
 
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Les verts ... et l'écologie

, Puissance Plume, je préfère très nettement votre dernier Post ; sachez que je partage aussi les mêmes préoccupations que vous concernant le nucléaire . Vous ne vous contentez plus de jeter l'anathème à vos contradicteurs, c'est mieux ; que de suffisance encore vous anime : Les croyants ne sont pas Dieu, pas plus que les verts ne sont l'écologie ...

acedecone | 10 novembre 2007 à 14h21
 
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Re:Les verts ... et l'écologie

Vous "partagez" les mêmes préocupations anti-nucléaires - pardon anti-médiocrité - mais je parie 100 sacs que je ne vous ai pas croisé à la manifestation contre la politique nucléaire de Sarkozy pour sa majesté Khadafi, le 27 octobre dernier à Paris.

Vous faites partie de ces millions qui se refusaient à la politique collective d'inspiration environnementale qui refusent inconsciemment le changement depuis des lustres car ce changement semblerait venir de Greenpeace, un "mystérieux groupuscule d'extrême gauche". Idem pour le parti des Verts, non, ces gens-là sont de dangeureux. Le fond est évacué par la forme, ce que disent les faucheurs au fond est juste et légitime mais il est évacué par l'apparence, la volonté de mise en application du respect du droit de propriété et les violeurs continuent d'oeuvrer en toute impunité. On préfère allègrement le géant américain Monsanto à nos paysans traditionnels à qui on ne fait pas croire à la lessive qui lave plus blanc que blanc.

Vous préférez voir la médiocrité chez les Verts parce qu'il y a des gens pas très futés partout mais regardez-donc celle des autres partis, vous n'en verrez pas moins. A cause de gens comme vous, ignorants, la France a pris un retard colossal mais bien pire, se déchire les tripes à l'intérieur du fait d'une santé mentale exécrable dans son rapport à l'environnement.

Rien que dans le bâtiment, il y a une RT2005, mais on ne l'applique pas. Tout le monde le sait, tout le monde sait que c'est minable, mais on le fait. C'est habituel cette médiocrité dans la prise en compte de l'environnement. Tout ce que est "environnement" est "Greenpeace", les "Verts", la peste quoi.

Encore aujourd'hui, Yves Cochet fait des remarques sur le Grenelle - qui occupe l'espace public tandis que les violeurs préparent leur printemps 2008 - et vous, vous ne pouvez voir en lui qu'un sermoneur à qui il faut rabattre le caquet parce qu'à gauche en politique, au lieu de le considérer comme ce qu'il devrait être pour vous : un guide. Non, c'est plus fort que vous : un Vert ne peut être un guide, c'est forcément un ennemi. Le Maccathisme a de beaux jours devant lui.

Vous allez encore me considérer "suffisant" mais quand vous pourrez appeler un semeur d'OGM un violeur, un chat un chat, quand vous sentirez l'urgence de la situation et quand vous sentirez la lénifiante et béate gouvernance qui - comme sous Villepin - continue d'oeuvrer en toute transparence - c'est à la mode -, vous ne vous sentirez plus du tout suffisant. Et sur ce sujet, je finis par ceci : "le caractère, c'est la solide trempe des facultés". Si vos commentaires m'avaient appris quelque chose, je vous l'aurais dit.

Je vais me désabonner de cette news-letter emprise de parti-pris politique. En espérant que vous pourrez me remercier un jour de vous avoir fait réfléchir à votre condition intellectuelle vis-à-vis de Yves Cochet et des Verts, vis-à-vis de ce qu'ils n'ont pas fini de vous apprendre.

Puissance Plume, un internaute qui passe
Economies d'énergie et vertues de l'écriture

Puissance Plume | 11 novembre 2007 à 22h54
 
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le vert est dans le fruit.. Pas Les Verts .

Puissance Plume reprenez vous, respirez car là vous défendez très mal l'écologie et même les verts et surtout Yves Cochet que je considère malgré mes réserves comme un homme de qualité digne d'estime; vous cherchez surtout à déverser votre rancoeur finalement ; vous me faites penser aux staliniens qui traitaient les trotskistes de renégats ... Pourquoi ne pas réserver votre hargne aux pollueurs ? Ce serait mieux non ? ; on dit parfois qu'il n'y a que la vérité qui blesse, est- ce l'explication de votre ton haineux ?
Ca vous rend vert ! J'en suis sur ... pas écologique .

acedecone | 12 novembre 2007 à 20h38
 
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