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Citeo (re)lance une filière d'emballages réemployables

Citeo prépare un retour de la consigne pour réemploi à l'échelle nationale. Une série d'emballages en verre est proposée aux metteurs en marché qui le souhaitent. Un groupe de travail va plancher sur un modèle économique adapté.

Déchets  |    |  P. Collet
Citeo (re)lance une filière d'emballages réemployables

Ce mardi 9 mai, Citeo a annoncé le lancement d'une gamme d'emballages standards en verre destinés au réemploi. Ce lancement s'accompagne du projet ReUse, une initiative destinée à préfigurer un dispositif de réemploi mutualisé et national pour les emballages alimentaires. Objectif : que tout soit prêt en fin d'année pour lancer, en 2024, le retour des premiers emballages réemployables et consignés à l'échelle nationale dans la grande distribution. À terme, Citeo devrait proposer une gamme d'une trentaine de modèles d'emballages standards en verre, en acier et en plastique, répondant aux enjeux de 13 secteurs.

Parallèlement, la relance des emballages réemployables à grande échelle s'accompagne de deux autres mesures inscrites dans le cahier des charges de la filière de responsabilité élargie des producteurs (REP) d'emballages ménagers : le lancement d'un fonds réemploi doté de 5 % des écocontributions perçues par les éco-organismes (Citeo y consacrera 50 millions d'euros en 2023) et l'élaboration d'une écomodulation « réemploi » (le ministère de la Transition écologique attend de Citeo qu'il propose un bonus d'ici à fin juin). Le ministère de la Transition écologique précise que ce bonus bénéficiera « dès le 1er janvier 2024 » aux producteurs qui utiliseront la gamme d'emballages standards réemployables de Citeo.

Conjointement, toutes ces mesures doivent assurer le respect de la trajectoire nationale permettant d'atteindre 10 % d'emballages réemployés en 2027 (décret d'avril 2022).

Travailler les aspects pratiques

Concrètement, les premiers emballages standards réemployables vont pouvoir être mis en production. « Andros, Carrefour, Ecotone [un spécialiste des produits bios, ndlr] et Heineken sont d'ores déjà engagés à tester ces emballages standards en rayons », précise Citeo.

Le format et les caractéristiques de ces bocaux et bouteilles ont été définis par Citeo et les metteurs en marché, conformément à la loi Antigaspillage et économie circulaire (Agec) qui prévoit que les éco-organismes d'une filière REP définissent des standards pour le réemploi. Cette première gamme, adaptée aux produits frais et aux boissons, sera produite par O-I et Verallia. Libre, dorénavant, aux metteurs en marché de les commander pour commercialiser leurs produits. De leur côté, les deux verriers s'engagent à répondre à la demande et à orienter vers la gamme définie par Citeo leurs clients qui souhaiteraient acquérir des emballages réemployables. L'objectif étant d'abaisser les coûts grâce au déploiement de séries longues.

Verallia investit dans le lavage

Parallèlement, Verallia annonce une prise de participation minoritaire dans la start-up Bout' à Bout', spécialisée dans le réemploi dans les Pays de Loire depuis 2016. En 2022, Bout' à Bout' a collecté auprès de 220 points de vente partenaires plus de 700 000 bouteilles réemployables, utilisées pour les 500 produits référencés par l'entreprise.
Avec les fonds levés, elle financera la construction à Carquefou (Loire-Atlantique) d'une infrastructure adaptée au lavage industriel, « permettant de laver près de 10 000 bouteilles par heure au départ, pour atteindre 20 000 bouteilles par heure à terme, soit une capacité de plus de 60 millions de bouteilles et bocaux par an ».
Ces emballages ont été définis afin de pouvoir être collectés, lavés et réutilisés de façon harmonisée sur l'ensemble du territoire. Ils répondent à plusieurs enjeux : possibilité d'emploi sans modification des lignes d'embouteillage ou de mise en bocal ; facilité de lavage (y compris s'agissant du retrait des étiquettes) ; ou encore des emballages reconnaissables grâce à une couronne en relief (embossage) intégrant un logo appelé le R-Cœur.

Reste à savoir quels modèles économiques les metteurs en marché développeront à partir de cette gamme standard. Pour l'instant, les modèles d'affaires basés sur la consigne pour réemploi sont dans tous les esprits, mais beaucoup de points restent à éclaircir. Le montant de la consigne pourrait être de l'ordre de 17 centimes par emballage (en moyenne, sur l'ensemble de la gamme d'emballages standards), mais il est encore trop tôt pour confirmer ce montant. Un groupe de travail ReUse, qui réunit Citeo et dix entreprises (Andros, Biocoop, Carrefour, Coca-Cola, Danone, Ecotone, Heineken, Intermarché, Leclerc, Nestlé Waters.), doit encore se pencher sur les aspects pratiques, la gouvernance et l'organisation de ce retour de la consigne à grande échelle.

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