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Bonn : les négociations climatiques onusiennes piétinent

Du 2 au 6 août, les délégués de 178 pays étaient réunis à Bonn pour l'avant dernière réunion onusienne de préparation à la conférence de Cancún sur le climat. La possibilité d'un accord contraignant semble s'éloigner.

Gouvernance  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com
   
Bonn : les négociations climatiques onusiennes piétinent
   
Le début des négociations a été marqué par des doutes quant aux intentions des États-Unis, alors que l'examen par le Sénat américain du projet de loi sur l'énergie a été une nouvelle fois reporté. Todd Stern, l'envoyé spécial des États-Unis, a donc dû rassurer les délégués réunis à Bonn. ''Nous ne nous écartons pas de ce que nous avons proposé l'an dernier'' a-t-il déclaré à Reuters, précisant que la régulation des émissions de CO2 par l'Agence de protection de l'environnement est une alternative qui permettrait aux États-Unis de tenir l'objectif inscrit dans l'Accord de Copenhague.

Une série de décisions au sommet de Cancún ?

En vue du sommet de Cancún, Luis Alfonso de Alba, le représentant mexicain, a présenté trois résultats possibles : un accord juridiquement contraignant, une série de décisions techniques ou les deux à la fois. S'agissant de l'accord contraignant, il a indiqué à Reuters qu' ''un instrument couvrira le protocole de Kyoto, mais qu'il est aussi possible d'en avoir un autre pour les États-Unis et un troisième pour les pays en développement''. À l'issue de la session, la possibilité d'obtenir un unique traité contraignant semble difficile à envisager, tant les négociations avancent ''à vitesse d'escargot'' selon le WWF. Un constat partagé par la délégation américaine qui regrette que certains pays ne soutiennent plus l'Accord de Copenhague qu'ils avaient pourtant approuvé. Au nom des pays les moins avancés (PMA), le représentant du Lesotho juge qu'''il est temps d'insuffler un sentiment d'urgence'', rapporte l'AFP.

Les discussions relatives aux aspects juridiques liés à une possible césure entre la première période d'engagement du protocole de Kyoto et la suivante illustrent les tensions entre négociateurs. Les pays en développement craignent que le fait de discuter ces options témoigne d'un possible abandon du protocole. Ils ont donc précisé que leur participation à cette discussion juridique n'impliquait pas leur acceptation d'une césure entre les deux périodes d'engagement. De leur côté, les pays inscrits au protocole n'ont pas montré une grande volonté pour le prolonger, à l'image du Japon qui préférerait un accord global incluant les pays engagés dans le protocole, les États-Unis et les pays émergents.

Enfin, l'économiste anglais Nicholas Stern a présenté les pistes étudiées par le Groupe consultatif de l'ONU sur le financement des changements climatiques, chargé de trouver des financements alternatifs pour lever 100 milliards de dollars par an à partir de 2020. ''Aucune source unique ne peux fournir les 100 milliards de dollars'' a-t-il indiqué, précisant que les sources étudiées étaient, entre autres, la mise aux enchères des permis d'émission, une taxe carbone, une taxe sur le transport aérien, une taxe sur les banques et des dons ou des prêts accordés par les États. S'agissant des taxes il a émis des doutes quant à leur mise en œuvre, car ''la plupart des impôts sont établis au niveau national''. Le rapport final est attendu pour octobre.

Il reste encore une semaine de négociations, du 4 au 9 octobre à Tianjin en Chine, pour progresser avant Cancún.

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