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Climat : des avancées sur la forme des négociations mais pas sur le fond

Les deux semaines de négociations de la CCNUCC à Bonn ont abouti non sans mal au choix des dirigeants et de la feuille de route du groupe de travail chargé de mettre en œuvre l'accord de Durban. Prochain rendez-vous au Qatar, fin 2012.

Gouvernance  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
Climat : des avancées sur la forme des négociations mais pas sur le fond

La session de négociations ouverte le 14 mai à Bonn sous l'égide de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) s'est terminée vendredi 25 mai sur des "progrès sur des questions clefs" a estimé le secrétariat de la CCNUCC. "Le travail de cette session a été productif.(…) Je suis heureuse de dire que la réunion de Bonn a éclairci les détails techniques et légaux du protocole [de Kyoto] et les options pour permettre une transition douce entre les deux périodes d'engagement", a déclaré Christiana Figueres la secrétaire exécutive de la CCNUCC.

Difficile mise en œuvre de l'accord de Durban

Cette réunion a surtout été marquée par la première session de réflexion sur la mise en œuvre de l'accord signé à Durban en Afrique du Sud fin 2011 via le Groupe de travail spécial de la Plate-forme de Durban pour une action renforcée (ADP). Cet accord prévoit la signature, au plus tard fin 2015, d'un outil juridique contraignant visant à restreindre les émissions de gaz à effet de serre. Cet outil pourrait prendre la forme d'un protocole, d'un autre instrument légal ou d"une solution concertée ayant une force légale" pour une entrée en vigueur en 2020. A l'issue de la conférence de Durban, toutes les parties semblaient satisfaites, trouvant chacune dans cet accord un élément répondant à ses attentes. A Bonn, il a fallu passer au concret, et ce ne fut pas chose facile.

Bien que les discussions autour de l'ADP se soient concentrées sur des questions de procédures comme l'élection des dirigeants et la définition d'une feuille de route, les négociations n'ont pas été un long fleuve tranquille. Les tensions entre pays industrialisés et émergents sont réapparues. La Chine a semble-t-il joué les trouble-fête craignant que les pays industrialisés ne profitent de ce nouveau cadre de négociation pour remettre en cause leur responsabilité historique : "La Chine donne le sentiment de durcir ses positions par rapport à Durban", témoignait à l'AFP Serge Lepeltier, ambassadeur français pour le climat.

L'accord sur ces deux sujets a pris du temps et n'est survenu que pendant la session plénière de fermeture des travaux le 25 mai. Les organisateurs ont d'ailleurs cru devoir recourir au vote, chose rarissime pour une institution habituée aux consensus. Mais les négociations ont finalement abouti : "Les discussions de l'ADP me laissent l'impression que la dynamique de ce processus est en train de changer, et la majorité des parties, aussi bien les pays développés que les pays en développement, se préparent à une nouvelle approche dans le cadre de l'ADP", commentait un délégué jeudi dans les couloirs de l'Hôtel Maritim, relayé par l'Institut International du développement durable (IISD).

Résultat, l'ADP sera chargé d'adopter un nouvel accord global sur le climat d'ici 2015 afin qu'il entre en vigueur en 2020. L'Inde et la Norvège co-présideront le processus jusqu'en 2013 puis la présidence sera partagée entre pays développés et en développement jusqu'en 2015.

"Soulever l'ambition générale", un vœu pieux ?

L'ADP devra aussi et surtout trouver des moyens de "soulever l'ambition générale pour agir sur le changement climatique avant 2020". Autrement dit, redonner vie à des engagements de maitrise des émissions de gaz à effet de serre qui pour l'instant font défaut. Une étude présentée à Bonn estime que les actions menées actuellement pour réduire les émissions de CO2 préparent la planète à un réchauffement d'au moins 3,5°C.

Pour l'instant, sept parties au protocole de Kyoto ont soumis des propositions d'objectifs quantifiés de réduction et de limitation des émissions de GES pour la seconde période d'engagement : l'Australie, la Croatie, le Kazakhstan, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, l'Union européenne et la Suisse.

Le Canada, qui a décidé en décembre dernier de sortir du protocole de Kyoto s'est déclaré toujours engagé dans la lutte contre le changement climatique via la voix du négociateur en chef. "Nous sommes venus ici pour confirmer notre volonté de commencer les négociations le plus tôt possible sur un nouvel accord global qui pourrait être adopté en 2015", a indiqué à l'AFP Guy Saint-Jacques. Selon l'AFP, l'objectif du Canada serait de réduire ses émissions de 17% en 2020 par rapport à 2005.

Fin 2012 se tiendra la prochaine grande conférence au Qatar. Débuteront alors les discussions de fond concernant ce nouvel accord international.

Réactions5 réactions à cet article

 

Incroyablement stupide. Ils jouent une musique lente... Mais l'orchestre du Titanic était lui conscient de la brutale réalité de la situation.

spitou | 29 mai 2012 à 11h10
 
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Il est ahurissant de voir les efforts des politiques pour tenter de se mettre d'accord sur un problème qui n'existe pas. Quel gâchis de temps et d'argent, alors que nous avons bien d'autres problèmes, bien réels, et actuels, pas pour dans 100 ans, comme le prévoient, tels Madame Soleil, les modèles numériques du GIEC, qui n'ont aucune crédibilité.

jipebe29 | 29 mai 2012 à 11h44
 
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Bravo pour les avancées mais Messieurs Dames, faites vite, ça chauffe!
Il y a urgence à agir et réparer coûtera toujours beaucoup plus cher que prévenir

yahoobruce | 29 mai 2012 à 12h36
 
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Rien qu'à évoquer le lieu de la prochaine session de ce barnum, on a une idée de son utilité sur la lutte contre le changement climatique...
Sans prétendre que ce changement "n'existe pas", ma conviction est que le buzz qui est fait autour justifie aujourd'hui trop de carrières (consultants verts, experts, climatologues et autres amateurs de vols internationaux et de séjours exotiques tous frais payés, sans parler des charlots à la Hulot, YAB et consorts qui vendent leurs photos de vacances...) pour qu'un jour on convienne enfin que ça ne sert en rien l'environnement.
Penser une seconde qu'on va "sauver la planète" en réunissant tous ces branleurs au Qatar... Réveillez-vous, enfin!

Albatros | 29 mai 2012 à 19h17
 
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@ Albatros
Les modèles numériques du GIEC sont construits sur diverses hypothèses non prouvées, dont la plus significative est le rôle moteur du CO2 sur T. Par conséquent, les projections cataclysmiques des modèles ne sont que très hypothétiques, e n'ont en fait aucune crédibilité car le rôle du CO2 est réfuté par son absence de signature en zone tropicale, et par le flux IR quittant la haute atmosphère, qui est très supérieur aux prévisions des modèles. Quand, en sus, on sait que T est stable depuis 14 ans, tout ce bazar autour d'un réchauffement climatique anthropique est absurde, et, in fine, il coûte fort cher aux contribuables.

jipebe29 | 30 mai 2012 à 18h24
 
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