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Actu-Environnement

Climat : les contributions des Etats ne représentent qu'un tiers de l'effort vers les 2°C

06 novembre 2015
Spécial COP - Retrouvez toute l'actu Cet article vous est offert par Citae

Les politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) proposées par les Etats "prévoient une réduction des émissions de 6 milliards de tonnes d'équivalent CO2 (GtCO2eq) d'ici 2030, mais il faudrait 12 GtCO2eq supplémentaires pour combler l'écart entre besoins et perspectives", annonce ce vendredi 6 novembre le Programme des Nations Unies pour l'environnement (Pnue). C'est ce qui ressort du Emissions Gap Report du Pnue qui a passé en revue les 119 contributions intentionnelles déterminées au niveau national (INDC, pour Intended Nationally Determined Contribution) remises avant le 1er octobre dernier. Faute d'une révision à la hausse de l'ambition, l'effort de réduction actuellement proposé "serait compatible avec un réchauffement d'environ 3°C d'ici 2100". Ces résultats viennent préciser l'analyse des INDC présentée le 30 octobre dernier par le secrétariat général de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (Ccnucc).

Toute la difficulté consiste à agir dès que possible

Plus précisément, les INDC représentent une réduction des émissions de GES de 4 à 6 GtCO2eq par an en 2030 par rapport aux émissions prévues à partir des scénarios au fil de l'eau. Ces derniers ont eux aussi été revus à la baisse (moins 5 GtCO2eq) par rapport au dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) remis en avril 2014. Cette révision des scénarios business as usual permet de prendre en compte les politiques d'atténuation mises en œuvre depuis 2010, explique le Pnue.

L'ensemble de ces politiques, si elles sont totalement appliquées, "pourrait entraîner une baisse des émissions de 11 GtCO2eq par rapport aux prévisions pour 2030", résume le Pnue, alertant sur le fait qu'"il en faudrait environ deux fois plus pour atteindre le niveau de 42 GtCO2eq d'émissions à l'échelle mondiale correspondant à une bonne probabilité (supérieure à 66%) de tenir l'objectif des 2°C d'ici 2100".

Et le programme onusien d'alerter : "toute la difficulté consiste à infléchir la courbe d'évolution des émissions dès que possible pour être en mesure d'atteindre l'objectif d'une valeur nette de zéro d'ici 2060 à 2075".

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