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Climat : malgré la proposition de la Chine, le Canada ne signera pas de nouveaux engagements

Gouvernance  |    |  Clément Cygler Actu-Environnement.com

"Le Canada a été clair cette année : le Canada ne s'engagera pas dans une seconde phase du protocole de Kyoto", a affirmé Peter Kent, ministre fédéral de l'Environnement au cours d'une conférence tenue le lundi 5 décembre à Durban (Afrique du Sud). Depuis quelques semaines, certaines rumeurs évoquaient ce refus qui est désormais officialisé.

Le Canada ne souhaite, en effet, pas respecter à nouveau les cibles contraignantes d'émission de gaz à effet de serre (GES) pour la période 2013-2017 alors que les pays en voie de développement en sont exempts. "Nous croyons qu'ultimement, un nouvel accord doit inclure tous les grands pays émetteurs de gaz à effet de serre, tant dans les États développés qu'en voie de développement. C'est la seule façon de réduire les émissions afin d'empêcher que le réchauffement global excède deux degrés", a précisé Peter Kent.

Le Japon et la Russie partagent la même idée, surtout celle de ne pas limiter le développement de leurs filières industrielles. Ainsi, même si le Canada avait signé la première phase du protocole de Kyoto, aucun des objectifs de réduction d'émission (-6 %) n'a été respecté. Au contraire, les émissions ont eu tendance à continuer à augmenter, et ce pour la très grande majorité des pays.

La proposition de la Chine

En outre, l'argument avancé sur la nécessité de fixer également des objectifs chiffrés aux pays émergents les plus pollueurs risque de disparaître prochainement. Souvent citée en exemple par le gouvernement canadien, la Chine est désormais ouverte à cette idée. En fin de semaine dernière, la Chine a fixé cinq conditions à son appui à un plafond d'émissions de GES. La première étant que Kyoto soit renouvelé et qu'il continue d'imposer des contraintes aux pays industrialisés seulement.

Pourtant, ce signe d'ouverture de la Chine ne semble pas émouvoir le gouvernement canadien. "Nous avons hâte que la Chine amène ses propositions à la conférence. Mais en ce qui concerne si oui ou non cela affectera la décision du Canada de ne pas s'engager pour une seconde période, cela ne changera pas notre position", a déclaré Peter Kent.

Suite à cette décision, de nombreuses critiques ont été émises par des ONG mais également par les membres de l'opposition au Canada qui estime que les conservateurs au pouvoir "veulent jouer seuls dans leur boîte de sables bitumeux".

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