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Actu-Environnement

Climat : les migrations animales et végétales plus rapides que prévu

Une étude établit un lien direct entre migrations des espèces animales et végétales et réchauffement climatique. Si la nature démontre une grande capacité d'adaptation, les scientifiques craignent une accélération du changement climatique.

Gouvernance  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com
   
Climat : les migrations animales et végétales plus rapides que prévu
   

Quelques 17,6 kilomètres et 12,2 mètres d'altitudes. C'est ce que parcourraient en moyenne en une décennie les espèces animales et végétales pour s'adapter au changement climatique et gagner en fraîcheur. Soit trois fois plus vite en latitude et deux fois plus vite en altitude que présumé, révèle une étude britannique, publiée dans la revue Science le 19 août.

La compilation des données de 54 études scientifiques et de cartes d'habitat de plus de 2.000 espèces, établies au cours des quatre dernières décennies, ont permis aux scientifiques de démontrer le lien entre hausse des températures et déplacement des populations animales et végétales. Car si des suspicions existaient, peu d'études démontraient que le déplacement des espèces était lié directement au climat, et non à la destruction d'écosystèmes par l'homme. L'étude se focalise surtout sur l'Europe et les Etats-Unis, et n'inclut pas les espèces marines, en raison de la disponibilité des données.

Presque tous concernés

Les chercheurs n'ont pas constaté de différences entre groupes taxinomiques : les plantes se déplacent au même rythme que les insectes, les oiseaux et les mammifères. En revanche, certaines espèces se déplacent beaucoup plus vite que d'autres. C'est le cas du papillon commun qui s'est déplacé de 200 kilomètres en deux décennies, du centre de l'Angleterre à l'Ecosse. Ou des papillons de nuit à Bornéo qui ont pris 67 mètres d'altitude en quelques décennies. Ainsi, pour gagner un habitat plus frais de 0,5°C, les espèces doivent parcourir en moyenne 50 à 60 kilomètres ou moins de 100 mètres en altitude. Mais le taux de migration en altitude est beaucoup plus lent, ont constaté les chercheurs. ''Soit les espèces se trouvent coincées au sommet des montagnes, soit elles se déplacent latéralement vers des zones plus froides'', présume Chris Thomas, de l'université de York.

À l'inverse, 22 % des espèces étudiées se sont déplacées vers des zones plus chaudes, ce qui laisse penser qu'elles seraient plus tolérantes aux changements de température que les autres.

Jusqu'où la nature peut-elle s'adapter ?

''Ces migrations animales et végétales rapides en réaction au changement climatique pourraient indiquer que nombre d'espèces seraient en danger d'extinction dans des zones où les conditions climatiques se détériorent'', analyse le professeur Chris Thomas.

Si Wendy Foden, biologiste à l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) voit une note d'optimisme dans la capacité des espèces à s'adapter, elle craint néanmoins que la nature ne s'adapte pas à un changement climatique plus rapide.

Réactions33 réactions à cet article

 

Qu’il y ait un changement climatique, cela est probable, il y en a eu d’autres au cours de l’histoire de cette planète.
Mais que l’être humain ait, du haut de son insignifiance, la vanité de s’en attribuer la paternité, je me gausse !!!
Réflexe ou complexe sarkozien peut-être ???

Tireman | 22 août 2011 à 12h07
 
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Si d'avoir en quelques décennies envoyé dans l'atmosphère ce la planète avait mis des millions d'années à fossiliser sous forme de pétrole et de gaz est bien du ressort de notre vaniteuse espèce, il serait bon d'observer les signaux que nous envoie la nature, d'arrêter de se voiler la face, de croire que les solutions plus faciles sont toujours les meilleures... Il faut du courage pour s'attaquer aux lobbies qui nous font croire qu'il n'y a pas de solution alternative au pétrole et au nucléaire... et puis ça ne permet pas de financer une bonne campagne présidentielle, surtout quand on vient de faire sauter un despotique sponsor outre méditerranée... circulez, et renseignez vous au lieu de vous gausser

ROB1 | 22 août 2011 à 16h48
 
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Oui le changement climatique est un effet naturel, indépendant de l'action de l'homme. En revanche, l’accélération du processus est bien de notre fait. A moins que les hydrocarbures (et autres énergies fossiles) n'aient trouvé le moyen de se consumer spontanément après s'être extraits par eux-mêmes du sol.

Nico | 22 août 2011 à 17h01
 
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Comme me l’a conseillé si gentiment « ROB1 », j’ai « circulé », je me suis « renseigné », et je persiste à me gausser…
Le Volcanisme, en avez-vous entendu parler ?
Un ordre d’idée : Le Krakatoa en 1883 explosa avec une puissance équivalente à 10.000 fois la bombe d'Hiroshima.
Le même Krakatoa en 535, explosion équivalente à deux milliards de bombes d'Hiroshima, responsable d’un bouleversement climatique des plus importants.
Plus près de nous, El Chichon, (1982) au Mexique, a éjecté jusqu'à 20 millions de tonnes de soufre dans l'atmosphère sous forme d’un panache qui est monté à 35 km.
Cette éruption a eu d'autres effets sur le climat terrestre. Elle a provoqué un changement brutal de circulation atmosphérique et océanique dans les régions équatoriales de l'océan Pacifique, ce qui a eu un effet sur le phénomène El Niño. Les conséquences en ont été une météo anormale sur le continent sud-américain.
Je ne vous citerai pas tous les membres de la « bande à volcan », il y en a trop !
Que fait donc le karcher à Sarko ???
(à suivre, je n'ai pas fini)

Tireman | 22 août 2011 à 20h39
 
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(Suite et fin)
En résumé, une éruption volcanique projette de grande quantité de dioxyde de soufre (SO2) et de cendre. Une bonne partie de la poussière et des particules montent jusqu’à la stratosphère, à 20.km d'altitude et même parfois à plus de 50.km. A ces altitudes, les vents sont forts et le gaz peut faire souvent plusieurs fois le tour de la planète.
De plus, les aérosols d'acide sulfurique qui se forment dans la stratosphère quand le bioxyde de soufre se combine avec des particules d'eau accélèrent la destruction de la couche d'ozone.

Conclusion : Je ne prétends pas que les rejets effectués par nos industries soient ce qu’il y a de mieux pour notre planète, je prétends simplement qu’ils sont insignifiants en rapport avec les forces naturelles, alors, arrêtez un peu l’auto flagellation !
Et encore, je n’ai pas évoqué l’influence de l’activité de notre bon vieux soleil, lequel éructe parfois de sacrées tempêtes solaires, lesquelles ne sont pas sans conséquence sur notre climat.
Et sans parler de l’influence de la masturbation des bigorneaux sur les marrées…
Pour les bilieux, rassurez-vous, le pétrole se fait de plus en plus rare, et donc le problème se résoudra de lui-même.
En attendant, pensez donc à munir nos volcans turbulents d’un pot catalytique !!!

Tireman | 22 août 2011 à 20h44
 
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Petite taquinerie…
Je cite mon sympathique interlocuteur : « … et puis ça ne permet pas de financer une bonne campagne présidentielle, surtout quand on vient de faire sauter un despotique sponsor outre méditerranée... »

Voyons voir, je circule et je me renseigne, 10 décembre 2007 :
« La France accueille le colonel Mouammar Kadhafi pour une visite de cinq jours dont le président Nicolas Sarkozy espère une moisson de contrats… »

« Il ne fait pas bon planter des tentes à Paris quand l'hiver arrive. Pourtant, le colonel Kadhafi, qui a installé la sienne pendant quelques jours au cœur de la capitale en décembre, n'a pas eu à goûter les rigueurs du froid ni de la répression. Bien au contraire, c'est dans les dorures de la République que le "Guide" de la Libye avec sa suite s'est vu dérouler le tapis rouge et qu'il a été pompeusement reçu par Sarkozy et sa troupe gouvernementale docile. » (Sauf Mme Rama Yade dont je salue le courage).

« Car, tout simplement, Kadhafi est venu "signer une dizaine de milliards de contrats" selon les propres mots de Sarkozy (Le Monde du 12 décembre). Et pas dans n'importe quoi : dans l'armement et le nucléaire. »
Autant finir en chanson : « j’ai la mémoire qui flanche, je m’souviens plus très bien… »
Très cordialement.

Tireman | 23 août 2011 à 09h42
 
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Sans parler des rejets naturels permanents. Mais le problème du dérèglement climatique n'est que la partie visible de l'iceberg. Partie à laquelle on accorde énormément d'importance, de sorte à occulter les autres problèmes. Oui la combustion des énergies fossiles par les voitures rejette du CO2, mais également tout un tas d'autres polluants atmosphériques : benzène, dioxyde d'azote, particules en suspension, HAP, et j'en passe. Et ceux ont un effet direct sur la santé: effets cancérigènes, irritations diverses, perturbations respirations, maladies cardio-vasculaires... Mais ce genre d'effets restent peu médiatiques, malgré la mortalité qu'ils induisent.
Lutter contre le réchauffement climatique, c'est également lutter contre la pollution atmosphérique.

Nico | 23 août 2011 à 09h44
 
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Bonjour Nico.
Je pense sincèrement que pour ce qui est de l’évolution climatique, nous ne pouvons guère espérer interférer.
Au sujet de ce fameux CO², si prisé en ce moment par les médias pour faire vendre leurs papiers, et par cette nouvelle race d’écolo-politico, qui veulent à leur tour manger à la gamelle politicienne, il faut savoir, pour avoir une idée précise de la contribution humaine, que l'homme rajoute une molécule de CO2 pour 100.000 molécules d'air, tous les cinq ans.
C'est une contribution minuscule.
Il faut savoir aussi qu’en l’absence d’effet de serre, nous serions en moyenne, condamnés à vivre à -18°C, autrement dit, au Groenland.
Mais ça, les médias et les écologistes n'en parlent pas car, comme je le dis plus haut, ce n'est pas vendeur !
Par contre, je vous rejoins tout-à-fait sur les rejets des poisons, qui eux, sont bien d’origine humaine.
Mais là, silence général, trop d’intérêts en jeu.
Personne non plus ne veut se décider à évoquer la démographie galopante de notre planète, seul le Commandant Cousteau avait eu ce courage…

Tireman | 23 août 2011 à 10h48
 
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Pour tous ceux qui sortent des non-arguments, voire qui arrêtent totalement de réfléchir au moment où ils prennent le clavier (avec des arguments aussi poussés que "les volcans rejettent beaucoup donc nous on rejette moins", on ira loin), il y a un document très intéressant d'une quinzaine de pages, qui démonte point par point tous les pseudos arguments des "climato-sceptiques". Nombreuses études scientifiques et chiffres à l'appui. Si vous n'êtes pas convaincus après ça, vous êtes soit idiot, soit de mauvaise foi. Sauf si vous apportez des contre-arguments solides basés sur des faits, mais je vous souhaite bien du courage, et j'attends ça avec impatience, qu'on rigole ;)

http://www.skepticalscience.com/docs/Guide_Skepticism_French.pdf

Laurent | 23 août 2011 à 11h57
 
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Mon cher Laurent, bonjour.
Si j’ai bien compris votre credo :
« Si vous n'êtes pas convaincus après ça, vous êtes soit idiot, soit de mauvaise foi. » ???
Il est vrai que vous vous adressez à, je vous cite :
« … ceux qui sortent des non-arguments, voire qui arrêtent totalement de réfléchir au moment où ils prennent le clavier »…
Heureux de savoir qu'il en est au moins un qui réfléchi ici...
Devant une profession de foi aussi « courtoise » que péremptoire, tout échange, (car je n’ose écrire « dialogue »), serait surréaliste, aussi, je me permets d’en rester là.
Je pense que vous le comprendrez sans peine… (Quoique…)
Salutations

Tireman | 23 août 2011 à 13h02
 
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Mon pas-cher Tireman, mes arguments tiennent dans le document de 16 pages que j'ai mis en lien. Ils sont basés sur des études scientifiques, tandis que ce que vous racontez n'est qu'une succession de chiffres sans sens destinés à tromper le chaland.
Vous sortez des chiffres non sourcés, et qui ne veulent rien dire. La plupart de notre air est constitué de diazote, ce qui ne veut pas dire pour autant que des gaz relativement rares en comparaison n'aient pas d'effet => non-argument.
Le classique, "sans effet de serre nous serions morts ou presque" est vrai, mais ça ne veut pas dire pour autant que l'Homme n'a pas d'effet dessus, et que son augmentation n'est pas néfaste. Vous ne pourriez pas vivre sans boire 1L d'eau par jour, mais vous ne pourriez pas non plus vivre en en buvant 100. -> non-argument

Un enfant de 10 ans avec un minimum de sens critique pourrait réfuter tous vos pseudos-argument un par un en l'espace de quelques minutes. Par contre, je vous mets au défi de réfuter les arguments du guide que j'ai mis en lien (avec des études chiffrées et des liens, qu'on raisonne avec des arguments scientifiques et pas juste des affirmations sorties de votre chapeau). Si vous avez le courage de le lire jusqu'au bout bien sûr, puisqu'il est difficile d'être confronté à la réalité et de se rendre compte qu'on a tort, je comprends ça.

Laurent | 23 août 2011 à 14h40
 
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Raison de plus pour ne pas en rajouter (du CO²) aux phénomènes naturels contre lesquels nous ne pouvons rien ! Je suis d'accord avec Nico ! Et puis, si le pétrole s'épuise, il reste encore les gaz de schiste à exploiter que je sache (et il s'agit d'une exploitation très sale, très polluante et destructrice) ! Il ne faudrait pas que le problème se résolve de lui-même mais peut-être trop tard pour les habitants de la planète ! Tout dépend en fait de l'intérêt que nous portons au monde (animal et végétal) qui nous entoure et dans lequel nous vivons ! Après nous le déluge !

Agathe | 23 août 2011 à 14h57
 
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Mon TRES cher Laurent, je me hâte de vous rassurer, je connaissais déjà le document qui semble vous servir de référence absolue.
Le problème avec moi, est, qu’à l’image de St Thomas, j’aime comparer les théories. J’ajouterais que la recherche climatologique en est encore à ses balbutiements, et est encore loin d’être une science exacte.
D’ailleurs, dans votre « bible », un « argument » m’avait heurté, tant il était en complète contradiction avec ce qui doit être la règle de base de tout scientifique, l’humilité :
« Plus de 97% des climatologues pensent que les humains causent le réchauffement climatique », ce qui indiquait de manière claire que les 3% de « climato-sceptiques » étaient ni plus ni moins que des hérétiques !
Cela a bien du faire rigoler ce brave Galilée, qui seul contre la « science officielle » de l’époque, osait prétendre en 1633 que la terre était ronde !
Pour la peine, il a bien failli expérimenter un « réchauffement » qui n’avait rien de climatique.
Puis-je, en toute courtoisie, vous indiquer cette adresse : http://www.pensee-unique.fr/theses.html#evolution, ou bien cet autre, qui traite de l’influence des volcans sur le climat : http://la.climatologie.free.fr/volcan/effetvolcan.htm,
Je ne prétends surtout pas, pour ma part, faire de ses informations des vérités absolues, ils présentent l’avantage d’offrir une alternative à ce qu’il est convenu d’appeler, une forme de pensée unique…
Bien à vous.

Tireman | 23 août 2011 à 17h21
 
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A ce jour, la pensée unique dominante me semblerait plutôt être celle en faveur du profit ! Hélas !

Agathe | 23 août 2011 à 17h39
 
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A ce jour, la pensée unique dominante me semblerait plutôt être celle en faveur du profit ! Hélas !

Agathe | 23 août 2011 à 18h35
 
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Tireman, arrêtez de vous prendre pour un saint ou un martyre (d'ailleurs, je vous rappelle que s'ils sont 97% aujourd'hui, la tendance était inversée il y a quelques années et les 3% comme vous d'aujourd'hui ne s'étaient pas privés de leur mener la vie dure).

On vous dit aussi qu'il y a concensus de PREUVES.

Hannah | 25 août 2011 à 09h56
 
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L'échange est intéressant et on note que l'on range facilement parmi les fous les gens comme Tireman dont le raisonnement dérange. Sans le rejoindre complètement, je suis d'accord avec lui sur plusieurs points:
1. L'opportunisme politique de nombreux individus qui font de l'environnement un support de carrière (sans chercher trop loin, il y en a de célèbres, même ministres).
2. La mise en avant de la notion de vertu pour justifier des mesures au mieux inefficaces voire carrément nuisibles (la "finance carbone" est un exemple brillant de ces nouvelles nuisances).
3. La vanité insondable de considérer que l'on va "lutter contre le changement climatique" tout seuls en Europe, en flinguant toute activité industrielle dans notre malheureux continent.
4. La nouvelle religion verte m'horripile: l'humanité n'en a point besoin car les vrais lanceurs d'alerte ont fait leur job il y a bien longtemps(René Dumont) et les actuels (Nicolas Hulot) sont au mieux inutiles: on sait assez pour commencer à travailler sérieusement à la réduction des impacts.
Merci pour les informations utiles d'actu environnement et pour les échanges quand ils ne tournent pas aux imprécations religieuses.

Albatros | 25 août 2011 à 11h24
 
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Bonjour Hannah.
Je ne me prends ni pour un saint, ni pour un martyr.
Je ne fais qu’exprimer mon opinion, rien de plus.
J’ignorai que cette démarche, somme toute normale dans une démocratie, m’attirerait les foudres de quelques bien pensants…
Quand au Consensus (pas concensus !) de « preuves », je suis désolé de vous dire qu’il y en a des deux cotés de la théorie débattue. (Car, je suis désolé d’insister, tout ceci n’est encore que théories).
Veuillez-donc, je vous prie, bien vouloir m’excuser d’avoir eu l’outrecuidance d’exprimer ce qui n’était que mon opinion, et je vous laisse de ce pas ronronner tous en cœur.
Au fait, j’habite près de Clermont Ferrand, où j’ai pu assister en spectateur attentif et silencieux à la réunion du « gratin » des écolos. (Il y avait entres autres Cécile Duflot, celle qui n’avait pas hésité à étaler sa culture géographique sur BFMTV, en affirmant que le Japon était situé dans l’hémisphère sud.)…
J’ai, disais-je donc, assisté à la plus part des débats.
J’ai eu aussi des échos du comportement de ces « braves gens » dans les hôtels où ils étaient hébergés…
Croyez-moi où non, il y a du souci à se faire…
Cordialement.

Tireman | 25 août 2011 à 11h57
 
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Bonjour Albatros.
Je confirme en effet nos convergences de vue sur les 4 point que vous avez cités.
Pour ce qui est « d’être rangé parmi les fous », et de devoir subir les « imprécations religieuses » de quelques uns, je vous rassure, cela me laisse froid.
Ce genre de crispation est révélateur de la peur et du manque d’imagination de quelques fanatiques qui n’acceptent pas le doute, cette hérésie rédhibitoire !
À mon humble avis, expliquer un changement climatique par de seules raisons anthropogéniques est simpliste et est un dénie de l’éthique de la recherche scientifique.
Ce « changement climatique » tant médiatisé masque (opportunément ?) l’urgence :
Les poisons qui sont déversés sur la terre, dans l’atmosphère et dans les océans, poisons que nous retrouvons dans nos assiettes, et qui sont aussi responsable de la disparition de nombreuses espèces animales.
La démographie galopante, qui induit une consommation énergétique en croissance exponentielle.
En 1970, 3.7 milliard habitant, énergie consommée 5 milliard de tep (tep : tonne équivalent pétrole) soit 1.35 tep/hab.
En 2000, 6 milliard habitant, consommation 9.2 milliard de tep, soit 1.5 tep/hab. (+11%)
Selon les prévisions les plus réalistes, 2030 : 8.2 milliard habitant, 15.3 milliard tep, soit 1.9 tep/hab. (+ 27% par rapport à 2000).
La problématique est donc : combien la planète peut-elle supporter d’habitants, et de quelle quantité d’énergie ont-ils raisonnablement besoin.
Enfin, c’est juste mon avis…

Tireman | 25 août 2011 à 13h55
 
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Je ne suis pas totalement avec vous, Albatros. Vous avez, je pense, raison sur vos 2 premiers points. Oui l'environnement est perçu en politique comme un vague sur laquelle surfer parce que c'est d'actualité. On fait de grands discours, mais la mise en pratique est vide (prenons par exemple l'obligation d'étiquetage du montant de carbone utilisé pour sa fabrication).
Oui la finance carbone est inefficace. Mais en grande partie parce que basée sur le monde de la finance, créant ainsi un marché de droit à polluer (étrange quand même cette attribution de droits gratuitement).

Par contre, je ne vois nulle "vanité insondable''. Doit-on attendre un accord international pour agir? Alors que même atteindre un accord au niveau municipal peut être un véritable chemin de croix... Il est facile de se reposer sur ''l'UE s'en chargera'', ''l'ONU réglera la question''. Je crois, et cela n'engage que moi, qu'une initiative, même isolé est toujours appréciable. Et parfois source ''d'inspiration''. Flinguer l'activité industrielle? Elle se porte très bien. Si elle avait été vraiment flinguée, on n'entendrait plus les écolos sur ce point (et quand je dis écolos, je parle des militants, des associations, pas des politiques).
Et ceux qui ne sont pas convaincus par le dérèglement climatique, dites-vous bien que lutter contre les GES à un impact bien plus important. Les effets sanitaires de la combustion des énergies fossiles coûtent excessivement cher à la société, humainement et financièrement.

Nico | 25 août 2011 à 14h15
 
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Albatros, je vous rejoins : il est temps de réduire nos impacts. Sachez juste que les industries ont les moyens et le temps de s'adapter afin de ne pas être "flinguées", c'est juste qu'elles ne le font pas.

Tous seuls en Europe ? Je n'en suis pas si sûre... Et puis, il faut bien commencer quelque part, non ? Est-ce parce que les autres ne bougent pas qu'il faut faire de même ?

De même, l'opportunisme politique de certains ou le comportement d'une poignée de personne un jour à un endroit, sont-ce des raisons pour ne rien faire non plus ? Est-ce parce qu'un volcan ou une vache qui pète relâchent des gaz, que ça ne change rien si on en rejette aussi ? Est-ce parce que mon voisin tape sa femme plus fort que moi que je peux continuer à la taper ?

Chacun est libre d'exprimer son opinion, de débattre, du moment qu'il apporte de vrais arguments. Passer pour un martyr dont on bafoue la liberté d'expression, juste pour trouver des excuses à la non-action contre la dégradation de l'environnement, ça n'avance à rien.

suite...

Hannah | 25 août 2011 à 14h30
 
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Maintenant, voyons les choses sous un autre angle.

Imaginons que le réchauffement climatique soit effectivement dû aux activités humaines, et qu'il s'accélère par la faute de notre espèce. On ne le saura que trop tard.

Quelles seront les conséquences si on ne fait rien ? Seront-elles moins graves si on agit maintenant, même un peu ?

Au contraire, imaginons que Tireman ait raison, les activités humaines n'y sont pour rien. Quoi qu'on fasse, on ne peut donc rien y faire, donc on ne change rien. Mais si on se trompe ? Quelles sont les conséquences si on agit contre malgré tout ? On ne risque finalement qu'une meilleure santé...

Est-ce plus grave d'agir pour rien, ou de ne rien faire à tort ? Quel risque est-on prêt à prendre ?

Voilà tout l'enjeu de mon point de vue, qui justifie bien d'aller au-delà du débat "moi j'ai raison" et d'agir pour le bien de l'environnement.

Hannah | 25 août 2011 à 14h39
 
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A l’attention d’ Hannah.
« …imaginons que Tireman ait raison »
Je n’ai pas cette prétention, contrairement a certain qui veulent absolument me faire « adorer » ce qui n’est qu’une jolie sérigraphie.
Parlant des sources qui m’étaient demandées, je crois avoir écris : « Je ne prétends surtout pas, pour ma part, faire de ses informations des vérités absolues, elles présentent l’avantage d’offrir une alternative à ce qu’il est convenu d’appeler, une forme de pensée unique… »
La pensée écologique est parti d’idéaux humanistes et sincères dans les années 70.
Mais, quand Paul Watson, (cofondateur de Greenpeace) déclare que :
« It doesn't matter what is true. It only matters what people believe is true ».
Soit « Ce qui est vrai n'a pas d'importance. Seul compte ce que les gens pensent être la vérité ». (Magazine Forbes, Nov 1991).
On ne peut que contater que ce mouvement, sincère à l’origine, a été récupéré et est devenu l’équivalent d’une secte manipulé par des gourous qui sont tout, sauf altruistes.
Voilà pourquoi je fais mienne cette pensée de Diderot :
« Le scepticisme est le premier pas vers la vérité »
Ou, de Thomas H. Huxley :
« Celui qui fait progresser les sciences de la nature refuse absolument de se plier à l'autorité, en tant que telle. Pour lui, le scepticisme est le premier devoir : La foi aveugle est le principal péché impardonnable ».
Et celle du physicien, Richard Feynman: « La Science c'est la croyance dans l'ignorance des experts »
Bien à vous

Tireman | 25 août 2011 à 16h10
 
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Bon, vous n'avez pas compris.

Je vous disais qu'effectivement, peu importe qui a raison ou qui a tort, qui est méchant parce qu'il ment ou manipule ou super cool parce qu'il doute.

Je démontrais que dans tous les cas, tout le monde gagne à agir pour l'environnement.

C'est plus clair, là ?

Hannah | 25 août 2011 à 17h04
 
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Mort de rire !
On dirait un dialogue de sourds !!!
Agir, Oui, mais pas n'importe comment !
A mon tour de demander :
Suis-je clair ???

Tireman | 25 août 2011 à 18h08
 
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A Hannah.
Après relecture, je regrette ma réaction d’hier quelque peu abrupte, et vous prie de m’en excuser.
Dit différemment, si, comme je le crois, nous ne pouvons guère influer sur le changement climatique, nous avons toute latitude d’agir sur les deux points que j’ai développé dans ma réaction du 25 Août 2011 à 13h55.
Je me permets d’ajouter à ma modeste contribution la déforestation qui n’est pas sans incidence non-plus.

Tireman | 26 août 2011 à 11h34
 
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Je me permets d'interférer dans ce débat si passionnant voire instructif.Toutefois, bien que nous ayons la même volonté d'oeuvrer pour une Terre saine, les matières à réflexion sont un peu différentes. Je m'intéresse plus à ceux qui n'ont pas les moyens de crier ou de quitter la table lorsque le plat servi n'est pas à leur goût (lors des grandes conférences internationales sur le Changement climatique ou OMC).il faut noter que les pays du tiers du monde surtout ceux d’Afrique sont les plus vulnérables aux effets du changement climatique annoncés.A l'heure actuelle,l'érosion côtière, les menaces de la disparition de certains espèces commencent à inquiéter les décideurs.Toutefois, il a à noter que ce continent sera le plus affecté malgré sa faible participation à la pollution des ressources naturelles du monde.il est temps d'agir pour eux , il est temps de trouver de nouveaux mécanismes de financements allant dans le sens réaliser des travaux ponctuels sur le terrain tendant à infléchir sur la vulnérabilité de ces zones. Arrêtons de leurrer ce continent avec ce fameux concept de pollueur -payeur sans lendemain garanti, ni moyens de pressions.IL n'y a qu'un seul et unique monde.Agissons -donc; Agissons.

clean | 26 août 2011 à 18h10
 
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Comment peut-on affirmer que l'industrie a les moyens et ne fait rien en Europe ? Je suggère à ceux qui affirment cela de regarder l'évolution des émissions des industries en Europe depuis 30 ans et de la comparer à celle des transports ou de l'habitat: c'est éloquent.
Je persiste à dire qu'en renforçant encore les restrictions d'émissions industrielles, on liquide l'industrie européenne. On l'étouffe plutôt qu'on ne la flingue (nuance).
Pour ma part, je ne souhaite pas que l'Europe devienne un musée doublé d'une maison de retraite.

Albatros | 28 août 2011 à 12h44
 
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Je suis d'accord avec vous, Albatros. Les émissions des industries ont très largement baissé ces dernières années (ne serait-ce que depuis 2000). A l'inverse des secteurs des transports et du logement. Et dans pas mal de cas, demander une réduction supplémentaire des émissions c'est augmenter drastiquement les charges de l'entreprise pour un résultat moyen.
Mais que dire aux populations qui vivent à proximité de ces industries et qui subissent tous les jours leurs émissions. Sans que les doses absorbées ne dépassent les valeurs limites légales d'émission (qui, au passage, sont en-deçà de celles recommandées par l'OMS), il y a quand même un risque pour leur santé (essentiellement cardio-vasculaire). Et bien souvent, ces personnes n'ont pas réellement le choix de leur logement, celui-ci étant moins cher et plus dans leur budget. Et là, impossible pour eux de demander une quelconque indemnisation de leur préjudice. Il ne leur reste qu'à supporter tout ça en silence. L'équilibrage est donc bien compliqué...
Mais sans adopter des dispositifs couteux de dépollution, les industries peuvent adopter un système de symbiose industrielle (exemple à Kalundborg), par laquelle les émissions des uns sont utilisées par les autres comme élément de production (utiliser les gaz d'une industrie comme source de chaleur).

Nico | 29 août 2011 à 09h48
 
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Tireman, les deux axes dont vous parlez sont le contrôle de la démographie (vous voulez mettre en place une sélection ?) et l'énergie, c'est ça ? Il me semblait vous avoir vu mentionner aussi le problème des gaz déchapement qui ne sont pas à effet de serre mais quand même nocifs pour la santé.

Dans ce dernier exemple, on se rend bien compte que, de toute façon, agir sur un point - si on le fait correctement - c'est agir sur un autre ; les pollutions ne sont pas indépendantes les unes des autres. Du coup, agir est le plus important, et ne pas agir sous prétexte qu'on n'est pas sûr à 100% d'un détail ou deux à propos d'un problème ou deux, c'est trouver des excuses à la feignantise.

Quant aux industries, le salaire de leurs dirigeants et actionnaires suffirait bien souvent à "ne pas les étouffer" ; au moins pour les très grandes. Et même si elles n'ont pas les moyens de devenir des modèles environnementaux du jour au lendemain, elles auraient au moins de quoi faire un peu, si elles en avaient la volonté.

Hannah | 29 août 2011 à 10h13
 
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Bonjour à toutes et à tous.
Mon cher Albatros, il est plus que probable que ceux qui réfutent ainsi les progrès accomplis par l’industrie européenne en générale et française en particulier, en matière de rejets de polluants, n’y ont jamais travaillé.
On trouve en général ce genre de raisonnement chez des attardés soixante-huitards, ou nostalgiques du même calibre.
Ayant pour ma part, commencé à travailler dans la grande industrie en 1969, je peux témoigner de l’évolution qui y a eu lieu, parfois non sans mal, je dois le constater.
J’ai vécu l’époque où le gaspillage, tant au point de vue de l’énergie que de celui des matières première, était érigé à la hauteur d’un système économique. On parlait à l’époque de « l’usine fantôme », juste pour donner une échelle de la gabegie.
Quand au recyclage des déchets…, le système « tout-à-l’égout régnait en maitre !!!
N’en déplaise au éternels « casseurs de patron », nostalgique de la « lutte final » et du « grand soir », les choses ont quand même bien évolué.
Ce sont hélas ce genre de fanatique, aussi redoutables que des intégristes religieux, qui discréditent toute démarche écologique.
Etonnez-vous après cela que la mode du catastrophisme soit si en vogue, quand ce sont ces gens là qui manifestent le meilleur des zèles à propager les rumeurs les plus absurdes, laissant ainsi occulter des problèmes bien plus réels.
Enfin, vous savez ce que l’on dit, aucun intérêt à parler des trains qui arrivent à l’heure…

Tireman | 29 août 2011 à 20h13
 
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Bonsoir Hannah.
« …contrôle de la démographie (vous voulez mettre en place une sélection ?) »
Je me hâte de vous rassurer, je ne suis un émule, ni de Nicolas Le Pen, ni de Jean-Marie Sarkozy.
Notez que pour ce qui est de sélectionner les démographies à réguler, en sachant qu’un occidental consomme et pollue 100 fois plus qu’un habitant du tiers monde, la cible est vite trouvée…
Le problème de gaz d’échappement que j’évoquais était celui des volcans, une boutade à l’attention de Laurent en somme...
Il est bien évidant que tout est interactif, et qu’agir sur un point n’est logique que si l’on va au bout de la logique…
Un exemple bête, si je puis me permettre.
Il y a encore peu, la France était dotée du plus beau réseau de transport ferroviaire et fluvial d’Europe…
Qu’est-ce devenu ???
C’est juste un exemple.

Tireman | 29 août 2011 à 20h26
 
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L'industrie française et européenne a en effet beaucoup évolué et dans le bon sens depuis les années 70. Pourquoi ? Choc pétrolier et incident majeur ont montré l'intérêt, y compris économique, de meiux produire.
ce qui la tue depuis quelques années ? La délocalisation à grande vitesse, l'attrait du profit à court terme,...
Mais ce n'est que mon avis.

Tombour | 31 août 2011 à 16h03
 
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