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Climat : l'OMM pointe une accélération de la hausse de la concentration atmosphérique de CO2

La hausse de la concentration atmosphérique de CO2 s'accélère, déplore l'OMM dans son bulletin annuel. Cette accélération serait due à la réduction des quantités de CO2 absorbées par la biosphère conjuguée à la hausse des émissions mondiales.

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Environnement & Technique N°340 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°340
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Le 9 septembre, à l'occasion de la publication de son bulletin annuel sur les gaz à effet de serre (GES), l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a fait état d'une accélération de la hausse de la concentration de CO2 dans l'atmosphère en 2013. En conséquence, la teneur de l'atmosphère en GES atteint un nouveau sommet.

"Les observations effectuées par le réseau de la veille de l'atmosphère globale (VAG) de l'OMM révèlent que le taux d'accroissement du CO2 atmosphérique entre 2012 et 2013 représente la plus forte augmentation interannuelle de la période 1984-2013", indique l'OMM, précisant que "des données préliminaires laissent supposer que cela pourrait être dû à la réduction des quantités de CO2 absorbées par la biosphère terrestre alors que les émissions de ce gaz continuent de croître". L'océan absorbe aujourd'hui environ le quart des émissions totales de CO2 et la biosphère un autre quart, limitant ainsi l'accroissement du CO2 atmosphérique, rappelle l'OMM.

"Le bulletin sur les gaz à effet de serre souligne que la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, loin de diminuer, a augmenté l'an dernier à un rythme inégalé depuis près de 30 ans", a résumé le Secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud, ajoutant : "Nous devons inverser cette tendance en réduisant les émissions de CO2 et d'autres gaz à effet de serre dans tous les domaines d'activité. Le temps joue contre nous".

400 ppm de CO2 dès 2015 ou 2016 ?

"En 2013, en moyenne mondiale, la teneur de l'atmosphère en CO2 était de 396,0 parties par million (ppm), soit 2,9 ppm de plus qu'en 2012", explique l'OMM. L'organisation onusienne souligne que la hausse de la concentration enregistrée en 2013 "représente la plus forte augmentation interannuelle de la période 1984-2013". Cette concentration de CO2 représente 142% de ce qu'elle était à l'époque préindustrielle, c'est-à-dire autour de 1750.

L'annonce intervient alors que le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) estime qu'il faut limiter la concentration de GES à 450 ppm en 2050 pour avoir de bonnes chances de limiter la hausse de la température mondiale moyenne à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle, conformément à l'objectif politique adopté par la communauté internationale à Copenhague en 2009. Selon l'OMM, au rythme actuel, la concentration du seul CO2 dans l'atmosphère atteindrait 400 ppm en 2015 ou 2016.

Pour Michel Jarraud, qui estime que "plaider l'ignorance ne peut plus être une excuse pour ne pas agir", le constat dressé par l'OMM fournit aux décideurs des éléments scientifiques sur lesquels ils peuvent s'appuyer pour limiter à 2°C la hausse des températures.

Les autre GES suivent le même chemin

Parmi les autre GES, l'OMM constate que la concentration de méthane (CH4) dans l'atmosphère poursuit sa hausse constatée depuis 2007. En 2013, la concentration atmosphérique du deuxième plus important gaz à effet de serre a atteint 1.824 parties par milliard (ppb) environ. L'OMM pointe "l'accroissement des émissions anthropiques", c'est-à-dire des émissions de l'élevage de bétail, de la riziculture, de l'exploitation des combustibles fossiles, des décharges, ou encore de la combustion de biomasse. Ces émissions représentent environ 60% des rejets mondiaux de méthane, le solde étant lié à des phénomènes naturels. En 2013, la concentration atmosphérique de méthane représentait 253% de ce qu'elle était à l'époque préindustrielle.

Quant à la concentration atmosphérique du protoxyde d'azote (N2O), elle atteint quelque 325,9 parties par milliard en 2013. Si cette concentration est nettement plus faible que celles des deux autres gaz, son impact sur le climat "est 298 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO2)", rappelle l'OMM. Les activités humaines, telles que la combustion de la biomasse, l'usage d'engrais et certains processus industriels, comptent pour environ 40% des émissions mondiales. En 2013, la concentration de protoxyde d'azote dans l'atmosphère représentait 121% de celle de l'époque préindustrielle.

L'acidification des océans, l'autre raison d'agir

Par ailleurs, le bulletin de l'OMM a été enrichi d'une nouvelle section sur l'acidification des océans. L'océan absorbe aujourd'hui le quart des émissions anthropiques de CO2, limitant ainsi l'accroissement du CO2 atmosphérique causé par l'exploitation des combustibles fossiles, rappelle l'organisation. Or, l'absorption de quantités accrues de CO2 par les mers modifie le cycle des carbonates marins et entraîne une acidification de l'eau de mer. "Celle-ci est déjà mesurable vu que les océans absorbent environ 4kg de CO2 par jour et par personne", explique l'OMM.

Par ailleurs, l'organisation souligne que le rythme actuel d'acidification des océans "semble sans précédent depuis au moins 300 millions d'années, si l'on en croit les données indirectes livrées par les paléo-archives". Et d'ajouter que ce phénomène continuera de s'accélérer au moins jusqu'au milieu du siècle, d'après les projections établies à l'aide de modèles.

Pour Wendy Watson-Wright, secrétaire exécutive de la commission océanographique intergouvernementale de l'Unesco, "si l'on estime que le réchauffement planétaire n'est pas une raison suffisante de réduire les émissions de CO2, il devrait en être autrement pour l'acidification des océans, dont les effets se font déjà sentir et ne feront que se renforcer dans les décennies à venir".

Parmi les conséquences attendues, figure l'influence néfaste de l'acidité sur la calcification des coraux, des algues, des mollusques et de certains planctons.

Réactions16 réactions à cet article

 

Les concentrations de CO2 augmentent... les plantes seront contentes, le CO2 pouvant être un limitant a la croisance (souvenons nous qu'en serres, il est courant de faire monter la teneur a 1000-1500ppm pour obtenir optimum de photosyntèse).
L'acidification des océans, on attendra des mesures plus précises... mais on reste largement dans le domaine alcalin et l'eau de mer étant un mélange tampon ce n'est pas prêt de changer.
Les autres GES augmentent... oui bon...
Enfin tout ca c'est pas comme si ca faisait monter la température du globe... température stable depuis environ 18 ans...

vistodelperu | 11 septembre 2014 à 00h27
 
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Température stable depuis 18 ans ? Voir ces extraits du résumé aux décideurs du 5ème rapport du GIEC :

" L’augmentation totale de la moyenne entre la période 1850-1900 et
la période 2003-2012 est de 0,78 [0,72 à 0,85] °C, en s’appuyant sur l’ensemble de données le plus long disponible."

" Sur la plus longue période pour laquelle le calcul relatif aux tendances régionales est suffisamment exhaustif (1901- 2012), la quasi-totalité de la surface du globe a connu un réchauffement ".

" La température moyenne à la surface du globe présente une grande variabilité aux échelles décennale et interannuelle (voir figure RID.1), qui se superpose à un réchauffement multidécennal considérable. En raison de la variabilité naturelle, les tendances calculées sur des séries courtes sont très sensibles à la date de début et de fin de la période considérée, et ne reflètent généralement pas les tendances climatiques de long terme."

Les plantes seront contentes ? Pas toutes puisque, selon une étude du CNRS de 2011, " les espèces végétales des forêts de plaine seraient peu réactives face au réchauffement climatique, ce qui les rendrait particulièrement vulnérables dans les prochaines décennies."
Lien : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2329.htm

marco | 11 septembre 2014 à 10h18
 
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Tant que nos politicards continueront à mentir au peuple...Tant que nous aurons une télévision commerciale qui fait du business, tant que nous aurons des irresponsables aux commandes... Tous ces gens là nous disent "continuez à consommer, continuez à faire la fête,continuez à consommer des produits qui font le tour du monde et qui ne sont que le fruit de la spéculation" alors , le taux de CO² n'a pas fini de connaitre une concentration qui atteindra sans doute un seuil de non retour... Entre les surfaces de la terre de plus en plus bétonnées et les surfaces stériles, la déforestation etc....le déséquilibre entre le CO² produit et le CO² absorbé ne fera que s'accroitre... Il faudrait trouver de l'eau pour réensemencer les déserts...

BERTRAND | 11 septembre 2014 à 10h39
 
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J'espère que nos décideurs politiques ne seront pas trop étonnés de ce constat.

Jean-Claude Herrenschmidt | 11 septembre 2014 à 10h42
 
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Et si on disait simplement que, a l'échelle des temps géologiques, l'espèce humaine sera un très bon marqueur chronologique : elle s'est développée de façon exponentielle et va disparaitre brutalement sous peu en ayant détruit le biotope qui lui était indispensable.
A moins, évidemment, qu'elle n'emploie sa prétendue intelligence a comprendre ce qui va lui arriver et a trouver comment maitriser sa propre croissance, a gérer les ressources qui lui sont indispensables et a ne pas détruire son avenir avec ses propres déchets.
Le mythe de Cassandre est encore bien vivant.

Dominique43 | 11 septembre 2014 à 11h36
 
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Besoin d'un éclaircissement, je croyais que le taux de 400 ppm avait été atteint en mai 2013 voir Sciences et avenir : (CO2 : un taux inégalé... en 2,5 millions d'années)
Quand à la stagnation de la température relevée par Vitodelperu, me voici dans l'expectative car les climatologues ne cessent de répéter depuis quelque temps que chaque décennie est plus chaude que la précédente... Il est vrai que l'on ne cesse de répéter qu'il y a uhe stagnation des températures en moyenne mondiale ! Qui comprenne pourra !
Entre information et désinformation, celui qui s'intéresse au sujet a vraiment du mal à s'y retrouver !
Quand à l'acidification des océans elle est bien réelle et pour quels résultats, une décalcification des organismes marins qui non seulement les fragilise mais qui en plus produit du... CO2.
Chacun est libre de croire ce qu'il veut, mais à force de se voiler la face et de continuer à injecter toujours plus du CO2 dans l'atmosphère, nous pourrions atteindre 500 ppm en une dizaine d'année (le calcul est simple : à raison d'une moyenne de 10 ppm par an...)
Et pour répondre à Dominique 43, pourquoi ne pas inventer une nouvelle ère géologique : le plastocène caractérisé par une fine couche de plastique dans les sédiments.

vanda | 12 septembre 2014 à 09h43
 
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Je suis de plus en plus dubitatif sur l'intérêt de tout focaliser sur le CO2. Je veux dire de ne parler presque plus que de cela et des conséquences induites sur le changement climatique.
Aujourd'hui, c'est clair. La présence de gaz à effet de serre dans l'atmosphère conduit à une augmentation globale de la température de la biosphère, et cela quelle qu'en soit l'origine. Le changement climatique est bel et bien entrain de se produire, quelles qu'en soient les causes (naturelles ou anthropiques).
Ceci étant établi, il faut de toute urgence s'occuper des conséquences de cette situation, la principale étant la modification rapide des conditions de vie à la surface de la planète conduisant à des changements importants dans la répartition des ressources vivrières de l'humanité. En bref, des hommes, des femmes et des enfants migrent pour survivre.
Et ce n'est pas simple à régler. On ne peut traiter cette question par le déni. Il ne me paraît pas raisonnable, c'est une option politique de ma part, de chercher à maintenir, coûte que coûte, la situation actuelle de la répartition des richesses au prix de tragiques rejets qui commencent par celui de l'autre.

Jean-Claude Herrenschmidt | 12 septembre 2014 à 10h08
 
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Inutile de créer un nouvel age géologique, l'ère quaternaire suffit. Cette ère ridiculement courte en regard des ères primaire et secondaire, est un espèce l'appendice accroche à la fin de l'ère tertiaire.
Il suffira pour les créatures ultérieures de comprendre qu'à la fin de cette courte période la surface de la planète a été profondément impactée par une variété de bipèdes qui s'est crue intelligente.

Dominique43 | 12 septembre 2014 à 10h15
 
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le déclain du genre humain imputable a ses prouesses pourra t-il nous donner une lecon d'humilitee? j'en doute car la croutte de bettises par rapport aux 7 milliards de cerveaux est incommensurable.
eugene chercheur independant en anthropo

raouly | 14 septembre 2014 à 17h44
 
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vistodelperu,

J'espère que la parution des données liées à l’acidification des océans vous a fait réviser votre jugement. Oui l'augmentation des émissions de CO2 acidifient les océans dont la nature alcaline n'est pas immuable, la preuve... Oui l'augmentation du CO2 peut être favorable à certaines plantes mais en quoi cela fait-il avancer le schmilblick ? Comme vous l'avez préciser, il faut des teneur en CO2 très importante pour atteindre l'optimum... et donc ? Quel intérêt pour l'humain d'avoir de belles tomates même en plein champs si l'atmosphère n'est plus respirable ??

La température est stable depuis 18 ans ? Ah bon ? Marco vous a prouvé le contraire... Et les aléas climatiques, les épisodes extrêmes qui se multiplient ? Foutaises également ?

Donc selon vous, le CO2 n'est responsable de rien, d'ailleurs rien de dommageable n'est en train de se produire, et non pouvons continuer à bruler du charbon sans en avoir honte... C'est bien ça ?

jujuniep | 09 octobre 2014 à 09h34
 
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"Et les aléas climatiques, les épisodes extrêmes qui se multiplient ?"

Quels épisodes?

"Foutaises également ?"

Oui!

simple-touriste | 29 octobre 2014 à 20h01
 
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La nature traite le CO2 de deux façons: avec la photosynhtèse pour faire des MATIERES ORGANIQUES et certains êtres vivant fabriquent du CARBONATE DE CALCIUM MINERALen quantités colossales. Seul le produit minéral garanti une fixation sur le très long terme. TOUS les autres moyens de fixer le CO2 ne garantissent pas cette perennité. Il est VITAL de ne pas mettre en danger ce mécanisme. Si les océans deviennent trop acides et que le calcaire existant se dissous cela signifie que les barrières de corail disparaitront (aussi lentement que surement) et on semble être dans le cas ou c'est le calcaire présent qui sert à freiner la montée du CO2. En effet en présence d'un excès de ce gaz le calcaire se dissout et forme un Bicarbonate de calcium soluble et stable uniquement s'il y a un excès de CO2. Pour situer l'enjeu il faut savoir que l'on brule chaque SECONDE 250KG de CHARBON et 160 KG de PETROLE. Ainsi on arrive au chiffre évoque dans l'article de 4kg de CO2 DISSOUS dans l'eau par HABITANT ET PAR JOUR. La nature ne peut plus suivre ce rythme et le PIRE est que si on pouvait arrêter tout de suite les émissions le système Terre continuerait de dériver longtemps avant qu'un retournement de tendance ait lieu: l'inertie est énorme. Mais il faut absolument agir: c'est VITAL (pour les terriens)

ami9327 | 04 novembre 2014 à 10h20
 
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Mais, après tout, pourquoi se débarrasser du CO2.
Il suffirait de faire le craquage de cette molécule pour obtenir de l'oxygène d'une part, et du carbone d'autre part.
On laisserait l'oxygène partir dans l'atmosphère et on récupèrerait le carbone pour le brûler à nouveau pour obtenir de l'énergie.
C'est tellement simple que je me demande pourquoi on ne le fait pas déjà.
Quelle est la faille ?

Jean-Claude Herrenschmidt | 04 novembre 2014 à 11h25
 
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La faille, c'est qu'on fabrique du CO2 en oxydant des hydrocarbures avec l'oxygène de l'air pour produire de l'énergie.
Retransformer le CO2 en carbone et oxygène est une réaction endothermique qui consomme de l'énergie.
Et, comme rien n'est parfait dans le domaine de la chimie, il faudra un peu plus d'énergie pour démonter la molécule de CO2 que ce qu'on va récupérer en la reformant.
La photosynthèse récupère le carbone du CO2 et fabrique des composés organiques parce que les végétaux utilisent l'énergie solaire.
Pour ce qui est des combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz, etc..) c'est de l'énergie solaire récupérée voici quelques millions d'années qu'on va utiliser aujourd'hui, en apportant quelques tonnes de CO2 supplémentaires.

dominique43 | 04 novembre 2014 à 11h41
 
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@dominique43.
Merci. C'est très clair.
Si j'ai bien compris, la seule source d'énergie primaire c'est finalement le soleil.

Peut-être faudrait-il rajouter l'énergie géothermique qui, je crois, est d'origine nucléaire ?
Et puis l'énergie nucléaire directe, celle que l'on tire de l'uranium (entre autres) mais avec les risques que l'on connaît.

Si on a la foi dans la science peut-être pourra-t-on un jour avoir de l'énergie issue de la fusion nucléaire. N'est-ce pas l'objectif de ITER ?

Jean-Claude Herrenschmidt | 04 novembre 2014 à 16h37
 
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En effet, je m'étais limité, dans ma réponse aux énergies liées à des réactions d'oxydo-réduction utilisant comme oxydant l'oxygène de l'atmosphère.
Mais il faut, bien entendu, prendre aussi en compte les énergies liées aux réactions nucléaires, et ce, d'autant plus que le soleil est un gigantesque réacteur thermonucléaire dont nous ne récupérons qu'une infime partie de la production.

dominique43 | 04 novembre 2014 à 17h21
 
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