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Climat : les ONG attendent des gages de crédibilité du gouvernement

Le président de la République a placé l'enjeu climatique à un haut niveau de considération politique, constatent les associations écologistes. Elles réclament douze mesures au gouvernement pour concrétiser le cap fixé.

Gouvernance  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com
Climat : les ONG attendent des gages de crédibilité du gouvernement

Le 3 juillet, le Réseau Action Climat (RAC) et ses associations membres ont demandé au gouvernement de prendre douze mesures "pour redonner à la transition climatique la place prioritaire qu'elle mérite". Le RAC estime "qu'au-delà d'une diplomatie active et de signaux de long terme importants pour le climat, l'action du président de la République et du gouvernement ne rompt pas avec ce que les précédents gouvernements ont accompli et les mesures prises sur le court terme demeurent insuffisantes". Il attend dorénavant des "gages de crédibilité" sur les principaux dossiers sur lesquels le gouvernement doit bientôt se positionner : programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), stratégie nationale bas carbone (SNBC), loi mobilités et prochain projet de loi de finances, notamment.

Régionaliser le soutien au photovoltaïque

Sur le plan de la politique énergétique, les ONG veulent que la PPE permette d'engager la réduction de la part du nucléaire, conformément à la loi de transition énergétique. Pour cela, elles souhaitent que l'Etat planifie "la fermeture de plusieurs réacteurs nucléaires supplémentaires (au-delà de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin)) au cours de ce quinquennat". Elles demandent aussi au gouvernement de "rattraper le retard accumulé par la France sur les énergies renouvelables". Pour cela, elles souhaitent que les tarifs d'achat et les appels d'offres du photovoltaïque soient régionalisés et que le seuil des appels d'offre soit relevé à 500 kilowatts crête (kWc), contre 100 kWc actuellement.

L'agriculture fait l'objet de plusieurs mesures, compte tenu de son "rôle incontournable (…) dans la lutte contre le dérèglement climatique". Le RAC veut que la future stratégie nationale bas carbone fixe pour objectif la division "au minimum par deux" des émissions de CO2 du secteur à l'horizon 2050. Des mesures de réduction de la consommation des engrais azotés et du cheptel sont attendues. Il réclame un plan de sortie complet des agrocarburants cultivés sur des terres dédiées, y compris pour le transport aérien. De même, la France doit renoncer "aux projets destructeurs de forêts en métropole et en outre-mer, à commencer par celui de la mine d'or en Guyane". Enfin, le RAC veut aussi que la France préserve son puits carbone en rendant les objectifs de récolte compatibles avec le maintien de la forêt.

Allouer une partie de la taxe carbone aux collectivités

Trois gages de crédibilité sont attendus en matière de solidarité : relever de 200 à 600 euros le montant du chèque énergie attribué aux ménages modestes, allouer une partie des recettes de la composante carbone aux collectivités pour financer leur transition carbone et affecter les recettes de la taxe française sur les transactions financières à la solidarité́ internationale et à la lutte contre les changements climatiques.

Dans le domaine du bâtiment, le RAC veut que soit réécrit le décret "décence" pour intégrer un niveau de performance énergétique minimal à respecter. En transport, le vélo est au centre des préoccupations : le RAC veut un plan d'investissements publics qui généralise et rende obligatoire l'indemnité kilométrique vélo (IKV) et un fonds vélo à hauteur de 200 millions d'euros par an. Le RAC attend aussi la suppression du "cadeau fiscal fait chaque année aux transporteurs routiers sur la taxe carbone et le diesel". Enfin, il veut aussi que l'Accord de Paris soit intégré dans les clauses essentielles des accords sur le commerce et que les chapitres développement durable soient opposables. Le CETA ne doit pas être signé tant que ces mesures n'y figurent pas, explique le réseau associatif.

Réactions1 réaction à cet article

 

bonsoir ! l'on retiendra ici: la nécessité de préservation des puits de carbone et l'on pourrait ajouter, leur reconstitution voir les augmenter de manière à réparer les dégradations subits depuis des lustres notamment au niveau des terres susceptibles d'être utilisées.
la lutte contre les dérèglements climatiques dépasse les frontières des Etats éphémères, c'est pourquoi il faudrait une prise de conscience d'ensemble. les efforts de M N Hulot doivent être salués mais aussi soutenus bien que se qu'il demande ne dépasse pas le minimum du SMIG utile A+

DAOUD | 05 juillet 2018 à 19h12
 
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