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Perturbation endocrinienne chez le poisson : synergie entre le réchauffement climatique et les pesticides

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
Perturbation endocrinienne chez le poisson : synergie entre le réchauffement climatique et les pesticides

Les « stress anthropiques », comme le réchauffement climatique ou la pollution des eaux par les pesticides, induisent une perturbation endocrinienne chez un poisson des récifs coralliens, selon une étude menée par des chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

En juillet dernier, les scientifiques de l'Observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer (BIOM) et du Centre de recherches insulaires et observatoire de l'environnement de Moorea (CRIOBE) ont publié leurs travaux dans la revue Nature Communication. Leur étude montre comment une perturbation des hormones thyroïdiennes « est à l'origine de défauts sensoriels et de la vulnérabilité à la prédation observés chez le poisson chirurgien bagnard Acanthurus triostegus, exposé aux deux stress anthropiques, température et pesticide », expliquent les scientifiques.

Ces derniers ont appliqué deux stress distincts : une augmentation de température (un stress global) et un pesticide, le chlorpyrifos (un stress local). Ils ont observé leurs effets sur les taux d'hormones thyroïdiennes des larves de poissons. Les deux stress induisent une baisse de la concentration d'hormones thyroïdiennes chez les poissons exposés. « Ces mêmes individus présentent également un développement sensoriel altéré et une vulnérabilité à la prédation plus importante ».

Ces deux stress « induisent l'un et l'autre » une perturbation endocrinienne et « peuvent entrer en synergie », ajoutent les chercheurs. Une exposition simultanée à des doses faibles « (+1.5°C et 5 µg L-1 de chlorpyrifos, qui séparément ne produisent pas d'effet) suffit à perturber le système thyroïdien des poissons, suggérant que cette voie hormonale peut être sensible à de faibles doses de stress combinés », précisent-ils.

Cette étude démontre que « ces stress anthropiques convergent vers une altération de la signalisation des hormones thyroïdiennes ». Elle souligne « la grande sensibilité des jeunes stades de vie de poissons aux stress », concluent les chercheurs.

Réactions5 réactions à cet article

 

Certainement encore un coup des contraceptifs féminins (pour éviter cela, messieurs, pensez à la vasectomie) !
Décidément, ces pesticides qu'on nous vante si souvent comme étant (presque) aussi inoffensifs les uns que les autres, on les retrouve quand même partout dans la biosphère à jouer les perturbateurs !
Mais j'oubliais : du moment que des études scientifiques les mettent en cause, même si elles sont concordantes, elles sont forcément menées par des équipes incompétentes et, de fait, leurs résultats sont nuls et non avenus, qu'on se le dise ! Il est donc urgent de continuer les recherches... ou, pour aller plus vite et être plus efficace, de reprendre les résultats officiels des producteurs de ces mêmes molécules. Les Monsanto Papers sont là pour montrer la voie qu'il convient de suivre...

Pégase | 26 août 2020 à 21h53
 
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Il ne faut pas confondre Charly Hebdo avec des publications scientifiques ! "Les « stress anthropiques », comme le réchauffement climatique ou la pollution des eaux par..." n'est pas comme peut le suggérer le terme synergie dans le titre " ...AVEC le réchauffement climatique ..." ! Je pense aussi à l'attirance forte de chercheurs pour les zones cools et zens avec de belles indemnités de résidence, sans trop d'impact sauf pour la carrière, etc.

zhaooo2000 | 27 août 2020 à 09h38
 
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L e cheval ailé utilisant tout son zèle, voici un extrait d'un pseudo naturaliste écologiste sauveur de la planète qui est le chochou des médias :
« Le pastoralisme participe fortement à la dégradation de l’eau du robinet »
jusqu’à nouvel ordre, la pollution de l'eau engendrée par des millénaires de pastoralisme traditionnel n'a jamais été redoutée par les ruraux. Ce qu'il nous faut craindre, c'est plutôt le fait des déjections de l’élevage industriel, la pollution chimique, (produits de nettoyage, pesticides, peinture…). Les résidus de médicaments (absorbés puis rejetés dans les eaux usées...). Les activités industrielles, rejettent des métaux, des hydrocarbures, des acides,.....


"Certains conférenciers dans le déni de la science et motivés par des intérêts peu avouables, déforment consciemment les preuves scientifiques pour satisfaire et servir des intérêts peu avouable. À l’heure ou les communes perdent leur autonomie sur l'eau de leurs sources au profit de Vivendi, Lyonnaise des eaux et autres multinationales. Ces prêcheurs ne reculent décidément devant rien, notamment ceux censés défendre l’environnement.
Les perturbateurs endocriniens sont autrement plus redoutables que les crottes de biques !

ouragan | 27 août 2020 à 14h20
 
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Ca laisserait à penser que notre sciècle d'hyper propreté a ses limites dans les centres d'épuration, et que les braves fosses septiques avec un temps de fermentation conséquent étaient un moindre mal, au lieu de prendre la direction de la mer en passant par les fleuves et les rivières et en passant un gaspillage d'eau potable et assèchement de nappes phréatiques.
Quand je vois au Mois d'août en Vendée ce qui part vers la mer et l'odeur, il y a comme un problème.

pemmore | 27 août 2020 à 15h06
 
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zhaooo2000: ça vous arrive de dire des choses intelligentes ? Parce que là, on touche le fond!C'est sûr quand on n'a plus d'argument...vous n'avez rien d'autre à faire de plus urgent que d'écrire ces lignes indigentes ? cela vous ennuie si fort que les chercheurs parviennent à mettre finement en évidence les effets pervers de vos molécules chéries?

gaïa94 | 27 août 2020 à 19h15
 
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