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Adapter les filières de valorisation des biodéchets aux territoires

Les déchets organiques comptent pour près de 40% des déchets des ménages. Si le compostage permet de valoriser efficacement les déchets verts et de cuisine pour réduire l'incinération voire l'enfouissement, la mise en place de filières reste complexe. Entre maisons individuelles et habitats collectifs les solutions diffèrent. Illustration sur la communauté d'agglomérations de Cergy-Pontoise.

Reportage vidéo  |  Déchets  |    |  Baptiste ClarkeActu-Environnement.com
Adapter les filières de valorisation des biodéchets aux territoires
Faute de moyens de collecte adaptés, la fraction organique des ordures ménagères emprunte souvent la même voie que les OM non recyclables. Pourtant ces déchets fermentescibles peuvent être valorisés, soit sous forme d'énergie (méthanisation), soit de matière (compostage).
Dans la pratique, un traitement spécifique à ces biodéchets est souvent contraignant et la solution doit être adaptée aux différents types d'habitats car ils ne présentent pas les mêmes caractéristiques. Entre collecte spécifique, lombricopost sur le balcon, composteur collectif etc, les possibilités sont multiples, même si toutes ne présentent pas le même degré d'acceptation des populations.

Réactions10 réactions à cet article

 
La valorisation collective des bio-déchets

Les déchets fermentescibles issus de la cantine scolaire du lycée Ernest Pérochon de Parthenay (79) ( environ 3000 repas servis chaque semaine ) sont collectés séparément et traités sur un site qui valorise le bio-gaz et le substrat par méthanisation. Environ 15 tonnes par année scolaire de restes alimentaires sont ainsi détournés des décharges ou de l'incinération.
P. COULAIS

Anonyme | 06 octobre 2010 à 13h27
 
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La séparation des fermentescibles à la source!

Cette séparation est obligatoire pour avoir du bon compost,éviter les transports ,réduire le volume des déchets, couplée avec la redevance incitative elle permet de réduire sa poubelle résiduelle de 40%
( étude du CEMAGREF de le Bozec)
Eviter l'incinération et l'enfouissement avec ses nuisances.
L'exemple choisi montre que c'est possible dans la plupart des cas même en ville.il existe aussi des pavillons de compostages pour les grans ensemble et le compostage collectif en tas ( St Philbert de Bouaine ...le lycée nature agricole en Vendée et bien d'autres)
Des villes ( Lorient...)font de la collecte sélective pour composter ou méthaniser
Il est dommage que cela reste souvent à l'état d'expériences et que le plan départeental de la Vendée préconise 5 usines de tri mécano biologique pour faire le travail à notre place!
Ces usines qui feront à partir des ordures brutes feront du compost pollué et coûtent très cher aux contribuables:prévision 2006 59M€ réalité de 3 projets 78M€.
Seule la France et la Catalogne persiste à continuer de prévoir cette technique pour faire du compost pour culture alimentaire!

dada | 07 octobre 2010 à 09h05
 
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Reportage

Un reportage pertinent qui ne se contente pas de donner uniquement les aspects positifs. J'ajouterais que dans le cas de la CA de Cergy, la collecte par modulo-bac n'est pas réglementaire à la recommandation R437 du CNAMTS. Une collecte de bio-déchets est donc problématique puisque les bacs roulant réglementaires (adaptables à un lève conteneurs) sont de minimum 80 litres si ma mémoire est bonne.

Autre point dont on parle assez peu, les dégagements gazeux. A petite échelle, un composteur n'est pas un gros producteur mais sur une échelle de population plus importante la problématique devient différente. Ainsi le compostage individuel mérite d'être nuancé dans sa généralisation. Concernant les lombricomposteurs, je ne connais pas vraiment leur impact ni la vitesse de dégradation des bio-déchets pour les intégrer dans cette remarque.

Dernier commentaire, l'habitat collectif présenté s'apparente à du "petit collectif", c'est-à-dire R+4 en moyenne. Pour des barres ou des tours, la mise en place de composteurs ou d'un point de regroupement devient totalement discutable (les rendement de collecte sélective témoignent d'une non-assimilation des pratiques et du manque d'espace/accessibilité).

Mais malgré mes commentaires, je tiens à féliciter la rédaction pour ce point de vue objectif sur la question du compostage. C'est assez rare pour être souligné

FCKennedy | 07 octobre 2010 à 09h35
 
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Compostière

très intérèssé par le "lombri compostage", je souhaite avoir les coordonées du fournisseur et/ou du frabiquant. Très bonne initiative et une manière intélligente de sensibiliser les gens, adultes et jeunes à l'éco-consommation, de les responsabiliser par rapport à l'alimentation en général et l'environnement.

Berlingot | 07 octobre 2010 à 16h30
 
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biogaz

Je rebondis sur ce reportage très intéressant pour parler d'une solution qui me parait encore plus pertinente : la production de biogaz. Cela permet non seulement de réduire les déchets ménagers, mais aussi de produire de l'énergie (via un gaz de composition assez proche du gaz naturel). (Dans un composteur, cette énergie est tout simplement perdue en chaleur). Cela rejoint aussi une remarque de FCKennedy sur les éventuels problèmes d'une généralisation des compostages.

Évidemment, la production de biogaz impose de nombreuses contraintes (collecte, construction d'un digesteur...), mais cela est tout à fait faisable à l'échelle d'une ville ou d'un quartier, dès qu'il y a une collecte de déchets verts. Et je pense que le compost devrait, à la limite, être réservé aux situations où la production de biogaz est trop compliquée à mettre en œuvre.

Nico | 07 octobre 2010 à 20h53
 
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les trimecanobiologiques

le retraitement des poubelles sales par "tri" ensuite mélangées aux déchets verts... pour être épandus ensuite sur les sols agricoles semblent bien rencontrer des difficultés ..que toutes les associations environnementales et m^me notre ministre !!! avaient annoncées: Bruxelles suspend les subventions pour les agriculteurs qui utiliseront ce "compost" norme franco française toxique ???,il serait temps de s'en inquiéter non ?
on disait et répétait que ce dernier était frelaté ( voir la microbiologie des sols )

foehn | 10 octobre 2010 à 16h46
 
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vers du lombricomposteur

Bonjour,
Les vers des lombricomposteurs ne sont pas des lombrics mais des Eisenia (foetidia et andreï).
Les lombrics sont des vers "laboureurs" qui aèrent le sol et vivent en profondeur des champs et des prairies.
Les Eisenia ou vers de compost se trouvent naturellement dans les sous-bois et les tas de compost, là où la matière organique en décomposition est abondante.
Bon lombricompostage !

lombric | 11 octobre 2010 à 14h22
 
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Une bonne gestion de proximité

J'applaudis les efforts importants et variés pour proposer différentes options pour valoriser les biodéchets. Le reportage montre bien que la collecte des déchets verts mobilise une grande quantité de matière... qui était auparavant gérée dans le jardin. Est-ce un vrai progrès? Pour encourager la gestion domestique, faciliter le broyage des déchets ligneux (achats en commun, location/prêt, service mobile) car le broyat est précieux pour paillage ou compostage. Puis garder la collecte en porte à porte pour les déchets de cuisine, en petit bac - y compris et surtout en habitat dense. On peut proposer plusieurs options sur une même zone, elles sont complémentaires.
Quant à la méthanisation, elle a sa place mais n'est pas préférable à une bonne gestion de proximité, car elle est coûteuse et délicate à réussir.
Et qui lave le bac?? Mettez au moins du papier journal dedans!

Sweetpea | 13 octobre 2010 à 23h17
 
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Que penser du point de vue de l'ADEME lors des 11ième Assises Nationales de la Prévention et Gestion Territoriale des Déchets du 16 et 17 septembre tenues à PARIS qui dans la présentation de son étude fait état entre autres:

Biodéchets : quels coûts de gestion globale ?
RESULTATS DE L’ETUDE ADEME ET LEVIERS D’OPTIMISATION Paris, 17 septembre 2010.

Par rapport à quelles alternatives ?
• Le PTMB :– Échantillon trop petit à ce jour.
• Le compostage domestique :– Ce n’est pas une alternative mais un complément.
• Aucune gestion différenciée des biodéchets :– Comparaison avec le référentiel national.

Pourquoi ça marche ailleurs ?
• Les biodéchets sont une priorité pour les autorités (directive biodéchets en Allemagne, Autriche et Suisse…);
• Une législation imposant la réduction de la matière organique dans les OMR;
• Les coûts de traitement des OMR sont nettement plus importants;
• Les collectes sont optimisées : OMR en C 0,5,Collecte sélective souvent 1 x mois;
• L’objectif est de produire un compost haute gamme (TMB interdit en Allemagne depuis 1998 !!)
• La redevance incitative en place depuis plus de 10 ans.

Vanmeulebroucke Guy | 06 décembre 2010 à 10h45
 
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Interrogation ? Pourquoi le broyage de déchets verts n'est-il pas plus présent dans vos propositions. Le paillage, le BRF restent des pistes mal exploitées. Ces dernières peuvent être moins onéreuses , complémentaires et durables. Les différentes expérimentations donnent des résultats convaincants et permettent d'allier l'Agriculture dans la gestion des déchets verts des collectivités et cela localement
les avantages sont nombreux :
Gestion des déchets verts à sa source.
Lien social ,regroupement ,collectif.
Valorisation très économe comparativement à tout autre procédé.
Créateur d'emplois.
Mise en place aisée
Fort potentiel de sensibilisation des territoires.

DAN | 29 décembre 2011 à 09h01
 
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