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Le comité de bassin Adour-Garonne adopte son Sdage 2022-2027

Eau  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

Le comité de bassin Adour-Garonne a adopté définitivement son schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage), jeudi 10 mars (avec 90 votes pour, 15 votes contre et 6 abstentions). La prochaine étape pour le document est la publication de l'arrêté du préfet coordonnateur de bassin au Journal officiel.

L'enjeu est important pour le bassin. Le Sdage fixe pour six ans les orientations de la politique de l'eau afin d'atteindre le bon état de chaque masse d'eau. Cet objectif avait initialement été fixé à 2015 par la directive-cadre sur l'eau (DCE), avec toutefois des possibilités de report jusqu'en 2027 ou de dérogations.

D'une manière globale, le Sdage dresse pour le bassin quatre grandes priorités : la réduction de l'impact des pollutions (notamment pour les 200 captages d'eau potable les plus dégradés et les 600 points noirs liés à l'assainissement domestique), la restauration des zones humides et la continuité des cours d'eau (600 ouvrages hydrauliques identifiés sur le bassin), l'infiltration des eaux pluviales, mais également l'atteinte de l'équilibre quantitatif (88 périmètres hydrographiques sont identifiés avec l'objectif de privilégier sur ces derniers le lancement de projets de territoire pour la gestion de l'eau (PTGE).

Sur ce sujet, le bassin a également élaboré une stratégie pour réduire le déficit de la ressource en eau, qui pourrait atteindre 1,2 milliard de mètres cubes en 2050.

Une motion contestée

Un incident a toutefois entaché le vote du document, selon l'association FNE Midi-Pyrénées. « Des manœuvres de dernière minute ont permis aux représentants de l'agriculture industrielle de faire passer une motion et une modification du Sdage, en faveur de l'accaparement de la ressource en eau pour l'irrigation », dénonce-t-elle. La motion en question indique notamment que le comité de bassin « confirme sa volonté d'accompagner et de voir aboutir, au cours de la période 2022-2027, la mise en œuvre concrète des projets d'augmentation de la ressource en eau utilisable ». Par ailleurs, dans son orientation C, le Sdage fait désormais référence – parmi les autres travaux – au Varenne agricole de l'eau ainsi qu'à la loi Climat et résilience, pour proposer des dispositions « qui réduisent la pression sur la ressource, en permettant de sécuriser les usages économiques, dont l'irrigation, dans les secteurs aujourd'hui en déséquilibre ». « Cette mention avait été retirée à la suite de négociations entre usagers lors de la dernière commission planification du 17 février », regrette l'association. Pour sa présidente, Cécile Argentin, ces ajouts lors du comité de bassin du 10 mars rompent le contrat de confiance. « Nous avons travaillé à l'élaboration du Sdage durant deux ans et, finalement, ce sont les lobbies qui inscrivent ce qu'ils veulent », déplore-t-elle.

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