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Commerce illégal d'espèces sauvages : l'UE finance un nouveau moyen de lutte

Biodiversité  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com

Un nouvel outil va contribuer à détecter et prévenir le commerce illégal d'espèces sauvages. L'Union européenne va financer un nouveau projet qui vise plus spécifiquement le trafic en ligne. Ce dernier compte former les douaniers et les policiers mais également d'impliquer les entreprises du numérique ainsi que de livraison pour empêcher les trafiquants d'exploiter leurs services.

"L'augmentation du volume des livraisons de colis, liée à la croissance du e-commerce, représente un défi important pour ceux qui appliquent la réglementation de l'UE sur le commerce des espèces sauvages et qui bénéficieront du soutien fourni dans le cadre de ce projet", précise Emilie Van der Henst, coordinatrice du projet pour les ONG WWF et Traffic.

Le projet prévoit notamment de supprimer les comptes et les annonces de ceux qui proposent illégalement des espèces sauvages. Il ciblera tout d'abord la Belgique, la France, l'Allemagne et les Pays-Bas. Durant cette phase, il identifiera des informations sur les tendances de ce commerce illégal. Les outils développés seront ensuite diffusés à l'ensemble des Etats membres de l'UE.

Ce projet devrait durer deux ans. Il est mené par la coalition composée des ONG WWF et Traffic, du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), d'Interpol et des douanes belges.

La coalition rapporte que le commerce illicite d'espèces sauvages génèrerait entre 5 et 23 milliards de dollars par an. Ce serait ainsi l'une des activités criminelles transnationales les plus lucratives, après le commerce de stupéfiants et l'exploitation forestière illégale.

Réactions4 réactions à cet article

 

Un projet fort louable a priori.
Concernera-t-il également le rapatriement de trophées de chasse dans des salons ou des galeries de belles demeures de richissimes propriétaires, ainsi transformées en nécropoles de la biodiversité en péril ?

Pégase | 16 juin 2019 à 22h10
 
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Cher Pégase,

Tout au désir de ressusciter l'apologie des la politique de la lutte des classes,vous confondez trop vite les activités d'importation, de transport et de détention de trophées illégalement prélevés dans des pays qui en organisent la chasse (braconnage), et les mêmes activités portant sur des trophées prélevés légalement (en conformité à la règlementation sur la chasse et la protection des espèces sauvages, en vigueur dans lesdits pays).

Un trophée, appartenant à une espèce faisant l'objet de mesures de protection dans le pays d'origine mais LEGALEMENT prélevé dans ce pays (une espèce protégée peut être chassable, je me permets de vous le rappeler), peut être légalement introduit en France, sous certaines conditions:
Dans le cas des espèces menacées d'extinction, un permis de pré-importation, un permis d'exportation émanant de l'autorité compétente du pays d'origine, un permis d'importation émanant de l'autorité du pays de destination sont nécessaires.Ces permis sont accordés sur présentation des preuves de la liceité du prélèvement.

Cher Pégase, même si vous n'aimiez pas les chasseurs, vous pourriez convenir que la traçabilité du trophée doit être parfaite pour permettre son introduction et sa détention en France ou en UE (sources: Ensemble la Convention de Washington, le règlement européen n° 338/97 et les arrêtés ministériels français pris pour leur application).

Le "commerce" ILLEGAL n'a donc rien à voir avec le "commerce" LEGAL d'espèces sauvages.

(...)

Euplectes | 17 juin 2019 à 11h26
 
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(...)

Le projet de détection et de prévention du commerce illégal d'espèces sauvages, qui sera financé par l'UE, vise donc exclusivement le commerce illégal, et c'est bien naturel.

En France, le manquement aux dispositions du règlement européen n°338/97 et des arrêtés interministériels pris pour son application est passible d'une amende de 150 000 euros et de 2 ans de prison (le double s'il y a preuve d'association de malfaiteurs). De quoi encourager, s'il en était encore besoin, un chasseur honnête à respecter scrupuleusement la loi.

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 17 juin 2019 à 11h38
 
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La notion de légalité est très fluctuante dès lors que des intérêts financiers sont en jeu. C'est bien souvent le cas avec la chasse, en France comme ailleurs. Ainsi, le tout nouveau président du Botswana vient d'autoriser à nouveau la chasse aux éléphants, galvanisant chasseurs de trophées et braconniers. C'est légal mais c'est très mauvais pour la conservation des populations d'éléphants d'Afrique qui, à l'échelle de leur aire de répartition sur le continent africain, sont en baisse de près de 20 % sur l'intervalle 2006/2016.
Ce qui est légal n'est donc pas forcément acceptable au plan de la conservation de la biodiversité (et je n'évoque même pas le plan moral). Des espèces chassables peuvent être menacées, je me permet de vous le rappeler (quant au braconnage...).
On sait par qui et pour qui sont faites certaines lois, surtout celles censées régir la pratique qui permet ce plaisir d'aligner bien en évidence en son domicile des "massacres" (c'est bien le terme, sauf erreur de ma part ?). La légalité, dans certains cas comme celui-ci, est bien commode pour maquiller un loisir morbide.
Quant à mon sentiment vis-à-vis des chasseurs, il est conçu par mon âme républicaine : que moins de 2% de la population dicte sa loi à tous les autres pendant 6 à 9 mois sur 12 a effectivement tendance à me déranger, voire m'agacer...

Pégase | 17 juin 2019 à 21h32
 
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