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Les communes consomment moins d'énergie mais leurs factures augmentent

Entre 2005 et 2012, la facture d'énergie des communes a augmenté de 35,5%. Des progrès en matière d'éclairage public, de patrimoine bâti et de véhicules ont pourtant permis une baisse de 9% de la consommation d'énergie sur la même période.

Energie  |    |  Cyrielle Chazal Actu-Environnement.com
Les communes consomment moins d'énergie mais leurs factures augmentent

Une étude publiée le 3 juillet par l'Ademe s'est intéressée à la consommation et à la dépense d'énergie des communes pour l'année 2012. Elle porte sur les communes de plus de 500 habitants, à l'exclusion de Paris, Lyon et Marseille.

Une augmentation de 35,5% de la facture énergétique

Entre 2005 et 2012, la consommation d'énergie des communes a enregistré une baisse de 9%, passant ainsi de 524 à 475 kWh par habitant. Ce chiffre est le fruit d'un ensemble d'actions menées par les villes. La rénovation de l'éclairage public, le suivi des consommations, l'isolation des bâtiments publics, le recours aux véhicules propres, la mise en place des Plans climat-énergie territoriaux, l'intégration des certificats d'économie d'énergie et le développement des énergies renouvelables en sont des exemples.

Or, cette baisse consommation ne compense que partiellement l'augmentation du coût de l'énergie. Entre 2005 et 2012, le prix du gaz naturel a augmenté, en moyenne, de 60 à 80%. La facture énergétique des communes a augmenté de "seulement" 35,5% sur la même période. Ainsi, en 2012, 10% en moyenne du budget de fonctionnement des communes, hors masse salariale, sont dédiés à la dépense d'énergie.

L'éclairage public repensé

L'étude explique que l'éclairage public constitue le deuxième grand poste du bilan énergétique des collectivités de métropole (18% de la consommation d'énergie des communes). En moyenne, on estime à 33 le nombre de points lumineux par kilomètre de voie éclairée en métropole, contre 45 dans les DOM. Mais on recense "deux fois moins de points lumineux dans les petites communes que dans les grandes villes".

Ayant pris acte de l'ampleur de cette consommation, "les communes ont repensé les dispositifs d'éclairage pour les rendre plus économes : diminution du nombre de lampadaires, baisse de la puissance de l'éclairage, réduction du nombre d'heures d'éclairage et généralisation des lampes plus efficaces (sodium, Led (780))", rapporte l'enquête. De fait, la consommation d'énergie dédiée à l'éclairage public "a baissé de 10 points entre 2005 et 2012 (94 kWh/hab. à 85kWh/hab.)".

Réhabiliter le patrimoine bâti

Par ailleurs, l'amélioration de l'efficacité énergétique du patrimoine bâti a contribué à la baisse de la consommation. Les bâtiments publics représentent en effet 76% de la consommation énergétique des communes. "Le poids du patrimoine bâti tend à être encore plus important dans les villes moyennes et les grandes villes", relève l'Ademe. Parmi les bâtiments communaux, les écoles engouffrent 30% de la consommation.

Recours à des véhicules moins polluants

En métropole, 6% de la consommation d'énergie des communes correspond au carburant des véhicules. C'est "le dernier grand poste du bilan énergétique". Ce carburant est majoritairement du gazole (70% de la consommation des collectivités pour le carburant). Mais 12% des communes se sont équipées d'au moins un véhicule alimenté par un carburant alternatif (GPL, Gaz naturel véhicule, électricité ou autre).

On remarque que "la présence de véhicules utilisant une autre énergie que l'essence ou le gazole croît avec la taille de la commune". Ainsi, 87% des villes de plus de 50.000 habitants ont au moins un véhicule roulant grâce à une énergie alternative.

Réactions1 réaction à cet article

 

Il faut souligner l'intelligence des communes qui ont,enfin,compris qu'il était absurde d'éclairer les voiries toute la nuit .
Un exemple :dans la Loire ,sur 327 communes ,plus de 100 coupent l'éclairage public de 23h.30à à 5h30 ( plages horaires moyennes ) .
On pourrait imaginer la coupure de 23 H. à 6h30 sans inconvénient pour la population, mais avec encore plus de bénéfices financiers ,et écologiques.
Les grandes villes se montrant les plus timorées.

sirius | 09 juillet 2014 à 11h56
 
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