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Actu-Environnement

Lorsque la compensation écologique est le seul recours

De nombreux chantiers causent des impacts parfois très importants sur le milieu naturel. Ces impacts doivent alors être « compensés » avec des mesures environnementales adaptées. Reportage à Tarascon.

Reportage vidéo  |  Biodiversité  |    |  Baptiste Clarke  |  Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°411 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°411
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Avec la loi de reconquête de la biodiversité de 2016, les législateurs entendent réduire autant que possible les impacts environnementaux des divers projets d'aménagement. Cette loi impose la séquence suivante : « Éviter, réduire, compenser » (ERC) la destruction de biodiversité.

Avant la phase des travaux, des études d'impacts sont réalisées notamment pour répertorier toutes les espèces de la faune et de la flore, les continuités écologiques, les zones humides…

Dans le meilleur des cas, le projet d'aménagement peut être modifié pour éviter ou réduire les impacts majeurs détectés. Mais parfois, c'est impossible, comme la digue entre Arles et Tarascon, longue de 10 km où il a fallu raser un corridor écologique. Voir le reportage vidéo.

Rappelons-le, un corridor écologique a un rôle primordial pour le déplacement des espèces et donc leur survie. Néanmoins, ce projet de digue est lui aussi primordial pour la protection de la population contre les crues du Rhône qui ont par le passé été catastrophiques.

Création d'un bras mort le long du Rhône

La digue est réalisée dans le lit majeur du Rhône, le long d'une voix ferroviaire, elle-même construite sur une digue. Du coup, d'un point de vue hydraulique, la digue aurait pour effet de rehausser le niveau du fleuve de quelques centimètres lors des crues. L'idée a donc été de créer un bras mort le long du Rhône à quelques kilomètres du chantier, une lône, qui permettra à la fois de rééquilibrer les niveaux hydrauliques et d'utiliser la terre excavée pour la fabrication de la digue, composée de matériaux limoneux étanches.

Aujourd'hui, la lône a fait l'objet de toute une série de mesures environnementales pour compenser les travaux, voir le reportage. Aussi, un nouveau corridor écologique va être créé le long de la digue sur un peu plus de 7 km, des arbres, des arbustes… Ce projet d'un montant d'environ 65 millions d'euros aura consacré 4 millions d'euros pour compenser le plus possible la destruction du milieu naturel. Un suivi est prévu sur 15 ans pour s'assurer de la durabilité et de l'efficacité de ces mesures.

Réactions1 réaction à cet article

 

la "compensation peut être parfois réelle mais elle peut aussi servir à permettre tous les saccages . on a vu aussi des compensations absurdes :des zones mises en compensation à des Km voire des centaines de KM du site détruit .
De plus comment compenser les richesses uniques par leur rareté ou leur valeur esthétique ?
Comment compensera -t-on la vue de la Montagne Sainte-Victoire dénaturée par des éoliennes ?

sirius | 17 décembre 2020 à 18h24
 
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