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L'éco-innovation : renfort de la compétitivité des industries européennes des métaux

Afin de conserver une industrie des métaux compétitive, la Commission européenne vient d'adopter une communication misant sur l'innovation, le défi climatique et l'efficacité énergétique pour renforcer le marché et contrer la concurrence mondiale.

Gouvernance  |    |  Estelle BouclyActu-Environnement.com
Dans le cadre d'une approche intégrée de la politique industrielle européenne initiée en 2005*, la Commission vient d'adopter une communication visant à analyser les facteurs (le changement climatique, l'énergie, l'accès aux matières premières, la recherche et l'innovation, le commerce) d'une compétitivité maintenue de l'industrie des métaux. Cette approche intégrée vise non seulement à assurer la cohérence et les synergies entre les divers domaines stratégiques (démarche horizontale) mais aussi à prendre en compte les spécificités des différents secteurs (démarche sectorielle).
A noter qu'un ensemble de mesures sur le changement climatique, adopté le 23 janvier tend à éviter qu'à l'avenir, la production ait lieu dans des pays où les limites en matière d'émissions sont moins sévères, ce qui aurait des conséquences environnementales et économiques négatives.

À l'heure actuelle, l'industrie des métaux réalisent environ 5 % du chiffre d'affaires global de l'industrie manufacturière européenne et emploie plus de 3,3 % des travailleurs de ce secteur (soit 1,1 million de personnes). Elle est donc étroitement lié à l'ensemble des 27 secteurs industriels** européens et des pays tiers émergents dont la demande en métaux augmente.
Dans ce contexte, le vice-président de la Commission en charge des entreprises et de la politique industrielle estime que les industries des métaux ont une contribution essentielle à apporter à la compétitivité de l'industrie manufacturière et à l'emploi en Europe ; il faut donc qu'elles puissent affronter la concurrence mondiale à armes égales. Le maintien de niveaux élevés d'éco-efficacité et d'innovation sera déterminant pour leur réussite future.

La Commission souligne en effet que l'accès aux matières premières non énergétiques est une question décisive puisque les industries des métaux de l'UE sont largement tributaires des importations de minerais et de leurs concentrés depuis les pays tiers, d'autant que l'essor économique de nombreux pays émergents a contribué à la croissance de la demande ainsi qu'à la hausse des prix des métaux et des produits de la métallurgie engendrant une pression sans précédent sur l'approvisionnement en matières premières et les prix de celles-ci.
La Commission met aussi l'accent sur le développement du recyclage qui revêt également un intérêt énergétique. Elle en donne pour preuve le recyclage de l'aluminium, ne consommant que 5 % de l'électricité qui devrait être fournie pour produire de l'aluminium à partir du minerai (bauxite). C'est d'ailleurs pour cette raison que le recyclage représente désormais entre 40 et 60 % de la métallurgie de l'UE.

Dans ce contexte et pour maintenir la compétitivité du marché des métaux, la Commission propose des plans d'actions.
Concernant les enjeux climatiques et environnementaux elle estime qu'un examen concerté entre les pays et les secteurs industriels portant sur la compétitivité de mesures en la matière permettrait l'émergence d'un accord international. Elle souhaite également assurer la promotion des meilleures pratiques en matière d'économies d'énergie.
Dans le domaine de la recherche et l'innovation, la Commission souhaite encourager les industries des métaux à conserver l'innovation comme moteur de compétitivité avec notamment le projet «Économies d'énergie et émissions de CO2 très réduites de l'acier» (ULCOS).
Pour les matières premières, la Commission entend présenter une communication visant à améliorer, au niveau communautaire et international, les conditions d'un accès durable aux minerais et aux matières premières secondaires. Sur ce dernier point, une consultation publique a été engagée en janvier et sera résumée dans un rapport à paraître au printemps 2008.



* Communication de la Commission, du 5 octobre 2005, intitulée « Mettre en œuvre le programme communautaire de Lisbonne : un cadre politique pour renforcer l'industrie manufacturière de l'UE - vers une approche plus intégrée de la politique industrielle » [COM(2005) 474 final - Non publié au Journal officiel].

** Aérospatiale, industrie automobile, biotechnologie, ciment et chaux, produits céramiques, produits chimiques/caoutchouc/plastique, construction, produits cosmétiques, industrie de la défense, machines et équipements électriques, industries agro-alimentaires, chaussure, ameublement, verre, industries des TIC, cuir, construction mécanique, dispositifs médicaux, industrie extractive non énergétique, métaux non ferreux, produits pharmaceutiques, édition/imprimerie, pâte à papier/papier/produit du papier, construction navale, acier, textiles, bois/produits du bois.

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