déchet traité: bien, déchet évité : mieux encore
Je me réjouis de voir que l'on cherche à valoriser les déchets de la restauration collective mais j'attire l'attention sur un point:
le déchet produit par la restauration collective coute trois fois de l'argent: à l'achat des denrées, en cours de préparation des repas et en phase de traitement des déchets. Par ailleurs un déchet produit dans une cantine scolaire signifie que les convives (parlons par exemple des enfants par exemple), n'ont pas pris un repas équilibré: ajoutons donc au cout de l'operation celui des diététiciennes qui ont fait leur travail pour que les menus soient équilibrés. Et nous savons bien que ce qui part à la poubelle c'est souvent les fameux légumes qu'il faudrait manger davantage.
Un travail de prévention sur les déchets est une voie tangible pour faire actioner la synergie entre les piliers du développement durable , qui plus est à la portée de tous! Attention donc à ne pas se lancer aveuglément dans la construction de centrales de traitement des déchets : à la valeur générée par la production d'énergie ou de fertilisants agricoles bio (réelle) il tout de meme oter le cout économique et environnemental de la logistique et du fonctionnement de ces centrales.
Une sérieuse analyse en optique de cycle de vie s'impose avant de se lancer!
ysalac
| 30 septembre 2010 à 09h29