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Du compost facile à produire pour les gros producteurs de biodéchets

Le tri et la valorisation des biodéchets sont obligatoires dès lors qu'un établissement en produit plus de 10 tonnes par an. Le compostage semi-industriel est une solution de valorisation facile à mettre en place. Reportage au Domaine de Manville (13).

Reportage vidéo  |  Déchets  |    |  Baptiste Clarke  |  Actu-Environnement.com

Un biodéchet est un résidu composé de matières organiques qui va être dégradé par des micro-organismes. Dans le but de réduire la quantité de déchets enfouis ou incinérés, une loi a imposé aux gros producteurs ou détenteurs de biodéchets de les trier à la source en vue de les valoriser, soit par la voix du compostage ou celle de la méthanisation.

En 2012, seuls les très gros producteurs de biodéchets étaient concernés, ceux qui produisaient plus de 120 tonnes de biodéchets par an. Depuis 2016, les gros producteurs qui produisent au moins 10 tonnes par an se sont aussi vu imposer cette obligation.

Le compostage in situ est une solution, à condition d'avoir un peu de place. Plusieurs types de composteurs existent, plus ou moins performants, néanmoins sur des grosses quantités de biodéchets cela suppose une présence régulière d'un maître composteur pour gérer la bonne dégradation des aliments. C'est sur ce point que certaines entreprises proposent aujourd'hui des composteurs semi-industriels automatisés. Ils ont une taille adaptée à la quantité de déchets produits quotidiennement et permettent de dégrader les biodéchets en produisant du compost en seulement deux semaines…contre six mois, voire un an pour un composteur classique. Et surtout, la machine s'occupe de tout, il faut juste apporter des copeaux de bois au moment où sont déversés les seaux de biodéchets. Voir le reportage vidéo.

Sur le plan énergétique, selon Maxime Quemin, maître composteur chez Upcycle, entreprise qui commercialise ce type de machine, « il y a seulement une vis sans fin qui tourne très doucement, deux minutes toutes les deux heures, ça correspond en gros à la consommation d'un frigo, il faut compter 200 à 300 euros par an ». Ce type de composteur permet d'y introduire tous les types de biodéchets, les épluchures de préparation de cuisine, les retours des assiettes, de la viande, du poisson, du pain, des agrumes, tout y passe. Du coup, 100 % des biodéchets produits sont traités sur le domaine de Manville. Sur ce site, la machine est dimensionnée pour traiter 80 à 90 kilos de biodéchets par jour. Des déchets qui montent à une température de « 60 à 70 degrés, ce qui permet ensuite de pouvoir hygiéniser et utiliser le compost. » Il faut deux semaines pour produire le compost « frais », qu'il faudra néanmoins faire reposer six à huit semaines avant de l'appliquer sur une culture, « ça risquerait de brûler les racines des plantes, trop riches en volume de bactéries… ». Un procédé permet de traiter les odeurs et le composteur est inaccessible aux nuisibles.

Néanmoins ce type de composteur à un coût important, voir le reportage. Mais ça a du sens pour le directeur du Domaine de Manville, ça lui évite de payer une collecte sélective et ça lui permet d'alimenter le jardin potager sur son domaine qui produit des aliments pour son restaurant. Une boucle écologique qui lui permet en plus de valoriser l'image de son établissement auprès de ses clients.

Réactions2 réactions à cet article

 

Bonjour,

Dans le LOT , où un compost non complètement mature est peut-être la solution pour que notre eau ne soit pas contaminée puisque nous sommes en milieu karstique très fracturé et où tout ce qui est liquide ( digestat liquide et lisiers) vont directement contaminer notre EAU potable .

Est ce ce type de composteur peut être géré collectivement ,ou à l'échelle d'une ferme ou à l'échelle d'un méthaniseur assez important ?

MERCI de me renseigner


cordialement L REVEILLAC

Quel type de composteur cela engendrerait:

LILI | 28 septembre 2020 à 14h55
 
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Bonjour M.Reveillac,

Oui il peut-être géré collectivement avec de la formation

Nous travaillons avec des collectivités, des associations de quartiers et des professionnelles et à toutes les échelles.

Voici le lien vers notre site internet pour plus de renseignements : www.upcycle.org

Maxime Quemin | 29 septembre 2020 à 16h10
 
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