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Nouveau plan Loup : la concertation suscite le mécontentement

Biodiversité  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com

La concertation se durcit du côté des syndicats agricoles au sujet du nouveau plan Loup qui entrera vigueur en janvier 2018. La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), Jeunes Agriculteurs (JA), les Chambres d'agriculture (APCA) et la Fédération nationale ovine (FNO) ont quitté la réunion d'information et d'échange, organisée le 12 septembre dernier à Lyon par les ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique. Ils contestent la proposition des ministères d'"interdire les tirs de prélèvement avant la fin de l'été" et dénoncent "une expansion territoriale du loup souhaitée" dans le prochain plan 2018-2022.

Les syndicats agricoles rejettent aussi la proposition de conditionner l'indemnisation des dommages dus au loup à la mise en œuvre des mesures de protection."La protection des loups présents coûte à la France déjà plus de 26 millions d'€, dont une partie est payée par les éleveurs directement !", fustigent-ils. Même son de cloche de la part de la confédération syndicale agricole des exploitants familiaux (Modef) : "L'Etat aggrave la situation en imposant le principe de conditionnalité de l'indemnisation des dommages dus au loup. Ce plan ne prévoit rien pour protéger les ovins, les éleveurs et les randonneurs face aux loups."

La Confédération paysanne dénonce aussi un plan qui "signerait l'arrêt de mort du pastoralisme !". Le syndicat agricole, qui n'a pas claqué la porte, considère que "seuls des prélèvements ciblés sur des loups en situation d'attaque, et réalisés par les services de l'Etat, seront à même de faire baisser la pression de prédation, à la condition qu'ils soient autorisés partout, y compris dans les cœurs de parcs nationaux. La baisse effective de la prédation doit être la seule finalité des prélèvements !". La Confédération paysanne critique également la conditionnalité des indemnisations à la mise en place de clôtures de chiens de protection. "Les clôtures ont montré à de nombreuses reprises qu'elles sont loin d'être un rempart efficace contre les attaques. Quant aux chiens de protection, plus de 40 d'entre eux ont été tués par des loups depuis 2013", déplore-t-elle.

Madline Reynaud, directrice de l'association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) félicite, en revanche, "le fait que l'on vérifie que les moyens de protection soient mis en place, étant donné que c'est l'une des conditions préalables avant d'autoriser les tirs et d'indemniser les troupeaux. Tous les moyens de protection ne sont pas mis en œuvre sérieusement et certaines mesures sont inefficaces. Il faut revoir le dressage des chiens, la hauteur des enclos pour protéger les troupeaux". Mme Reynaud précise aussi que les ministères "voudraient privilégier les tirs de défense avant d'avoir recours aux tirs de prélèvement sur les loups". L'Aspas réclame l'arrêt des abattages.

Les prochaines réunions de concertation doivent reprendre le 10 octobre puis le 7 novembre à Lyon. Le plan révisé sera ensuite transmis pour avis au Conseil national de la protection de la nature (CNPN) fin novembre.

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