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Concessions hydroélectriques : les syndicats de l'énergie refusent l'ouverture à la concurrence

Energie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

La CFE-CGC Energies, fédération des industries électriques et gazières, a déclaré être "résolument opposée" à la mise en concurrence des concessions hydrauliques. Le gouvernement envisagerait de créer des sociétés d'économie mixte, au sein desquelles l'Etat resterait majoritaire (51%). Les parts minoritaires (49%) seraient attribuées par appel d'offres, a indiqué l'AFP début février. Ce que déplore la CFE-CGC Energie dans un communiqué, publié le 17 février.

Cette solution "aurait récemment gagné du terrain alors que le ministère de l'économie et des finances privilégie la mise en concurrence avec la méthode des barycentres, réduisant sa perspective aux enjeux financiers des redevances et au dogme concurrentiel, loin des enjeux de politique énergétique", a indiqué la fédération. La CFE-CGC Energies s'oppose à ce projet qui, selon elle, "démantèlerait les compétences" des opérateurs hydrauliques historiques et qui "désoptimiserait" le système hydroélectrique français, actuellement exploité par EDF et GDF Suez.

"Mise en concurrence ou création d'une multitude d'opérateurs locaux, un tel projet ne ferait que conduire à partager les capacités hydrauliques du pays et à ouvrir la voie à leur privatisation rampante, bien loin des impératifs d'intérêt général", estime le syndicat.

La CFE-CGC Energies a appelé le gouvernement à "préserver l'organisation nationale de l'hydraulique en s'inspirant" de la proposition des sénateurs, formulée en février 2013, d'allonger la durée des concessions "ou de l'exemption dont bénéficie, sous la pression allemande, le secteur de l'eau dans la dernière directive européenne sur les concessions".

Le 5 février, la fédération CGT des mines et de l'énergie (FNME-CGT) a également fait part de son opposition à l'ouverture à la concurrence des barrages hydroélectriques. "L'esquisse du scénario annoncé pose de nombreuses questions quant au périmètre que couvrirait chacune des nouvelles sociétés, aux droits des salariés, devenir des entités nationales, régionales et locales", a dénoncé le syndicat dans un communiqué.

L'arbitrage final devrait être rendu durant la deuxième quinzaine de février, selon l'AFP. La CFE-CGC Energies doit rencontrer le ministre en charge de l'écologie et de l'énergie Philippe Martin le 5 mars.

Réactions2 réactions à cet article

 

Je suis contre la privatisation de NOS RESSOURCES NATURELLES Hydroélectriques. Mais si les syndicats le sont aussi c'est d'abord pour garantir le statu quo des personnes travaillants dans ce domaine. Les autres préoccuppations arrivent bien loin derière....

ami9327 | 18 février 2014 à 14h41
 
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Comme toute activité de production d'énergie, l'exploitation des sources hydroélectriques nécessite des INVESTISSEMENTS et de l'INNOVATION pour la transition énergétique. Le secteur privé n'est il pas le mieux placé pour apporter cela ?

FBarth | 19 février 2014 à 09h51
 
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