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Bush refuse toujours les réductions contraignantes de GES

Gouvernance  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
Le Président des Etats-Unis Georges W. Bush a convié les délégations des 16 plus grands pays émetteurs de gaz à effet de serre (GES) à Washington pour une réunion sur le changement climatique les 27 et 28 septembre. Cette réunion ministérielle rassemblait l'Australie, la Grande-Bretagne, le Brésil, le Canada, la Chine, la France, l'Allemagne, l'Inde, l'Indonésie, l'Italie, le Japon, la Corée du Sud, le Mexique, la Russie, l'Afrique du Sud. Selon l'AFP, George W. Bush, qui a reconnu le 28 septembre que le changement climatique est un des grands défis de notre temps, a toutefois réitéré son opposition à des objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Le président, qui a cité le rapport scientifique du Groupe intergouvernemental des experts sur le climat (GIEC), a déclaré que les nations devaient se fixer un but à long terme pour réduire les émissions de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale. D'après l'AFP, M. Bush a mis en avant une démarche volontaire de chaque nation et le développement de nouvelles technologies propres. Chaque pays doit mettre en place sa propre stratégie pour atteindre ce but, a-t-il affirmé. Selon lui, aujourd'hui, ces défis ont une solution commune: la technologie, a-t-il indiqué. Il a aussi plaidé pour davantage d'énergie nucléaire. M. Bush a notamment proposé d'organiser d'ici à l'été prochain une réunion des chefs d'Etats pour finaliser cet objectif à long terme et définir un système transparent et solide pour mesurer ces progrès. Il a également suggéré la création d'un fonds destiné à aider les pays en développement à accéder aux énergies propres.

Selon l'AFP, le secrétaire d'Etat portugais à l'environnement et représentant de l'Union européenne, Humberto Rosa, s'est félicité de voir un réengagement des Etats-Unis dans le processus des négociations internationales . Il a rappelé que l'Europe souhaite réduire les émissions de gaz à effet de serre de 30 % d'ici à 2020.
Un discours comme cela de la part du président américain n'était pas possible il y a quelques mois. C'est un signe que les choses bougent, a noté un diplomate allemand. Mais il a ajouté ce qui est un grand pas pour les Etats-Unis reste un petit pas pour le monde, insistant sur la nécessité d'établir un prix du carbone et des quotas pour réduire efficacement les émissions.
Plusieurs organisations environnementales telles que Greenpeace ou Réseau Action Climat ont quant à elles, qualifié Georges W. Bush de grand illusionniste pour torpiller le Protocole de Kyoto dans un communiqué commun. La conférence de Bush sur le climat n'est rien de plus que de la propagande. Dès que l'on en vient à parler d'actions concrètes de réduction des émissions, l'administration de Bush s'oppose et profère même des menaces de sanctions à l'égard de l'Europe qui désire avancer, déclare Morgane Créach du Réseau Action Climat-France. Le président américain feint d'oublier que le nucléaire, en plus d'être dangereux (prolifération) et polluant (déchets), est incapable de répondre au défi climatique, ajoute Karine Gavand de Greenpeace France.

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