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Pesticides et sécurité des riverains : l'État doit renforcer les règles

Le Conseil d'État ordonne à l'État que les règles d'utilisation des pesticides à proximité des habitations soient complétées pour mieux protéger la population. Il donne six mois au Gouvernement pour renforcer ces règles.

Agroécologie  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Dans une décision rendue le 26 juillet, le Conseil d'État a annulé partiellement les dispositions du décret et de l'arrêté du 27 décembre 2019 sur les zones de non-traitement (ZNT) des pesticides autour des habitations. Pour rappel, dès le 1er janvier 2020, le Gouvernement avait fixé dans cet arrêté les distances minimales d'épandage des pesticides à 5 et 10 mètres, selon les types de cultures. Pour les substances les plus préoccupantes, cette distance a été établie à 20 mètres « incompressibles ». Toutefois, le décret prévoyait des dérogations à certaines de ces distances, lorsque le traitement est effectué dans le cadre d'une charte d'engagements de l'utilisateur approuvée par le préfet.

Ces deux textes ont fait l'objet de nombreux recours de la part d'ONG (collectif des maires anti-pesticides, Criigen, Agir pour l'environnement, France Nature Environnement, Générations futures, UFC-Que Choisir, etc.), mais aussi plusieurs communes (Tremblay-en-France, Compans, Mitry-Mory, Champigny-sur-Marne) et de personnes physiques. L'arrêté a également fait l'objet de recours de la Coordination rurale, de la chambre d'agriculture de la Vienne et de la société Vento-Sol.

Des distances de sécurité insuffisantes

« Ces distances minimales et les conditions d'élaboration des chartes ont été contestées devant le Conseil d'État par des associations, communes et agriculteurs « bio » qui les jugeaient insuffisamment protectrices et par des agriculteurs et une chambre d'agriculture qui les considéraient excessives », rappelle le Conseil d'État.

La plus haute juridiction administrative décide donc d'annuler l'article 1 du décret car il n'impose pas l'information préalable des riverains. Elle estime que les chartes d'engagements d'utilisation « doivent prévoir l'information des résidents et des personnes présentes à proximité des zones d'épandage en amont de l'utilisation des pesticides ».

 
Les distances minimales d'épandage des produits dont la toxicité n'est que suspectée, qui ont été fixées à 5 mètres pour les cultures basses comme les légumes ou les céréales, sont insuffisantes.  
Le Conseil d'État
 
Le Conseil d'État annule également l'article 8 de l'arrêté en tant qu'il ne prévoit pas des distances de sécurité suffisantes pour les produits classés comme suspectés d'être cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR 2). Il constate que l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) recommande une distance minimale de 10 mètres entre les habitations et les zones d'épandage de tout produit classé cancérogène, mutagène ou toxique, sans distinguer si leurs effets sont avérés, présumés ou seulement suspectés. Le Conseil d'État juge par conséquent que « les distances minimales d'épandage des produits dont la toxicité n'est que suspectée, qui ont été fixées à 5 mètres pour les cultures basses comme les légumes ou les céréales, sont insuffisantes ».

Les chartes annulées

Enfin, le Conseil d'État annule l'arrêté car il ne prévoit pas de dispositions destinées à protéger les personnes travaillant à proximité des zones d'utilisation des pesticides. Il juge que le Gouvernement « doit prévoir des mesures de protection pour les personnes travaillant à proximité d'une zone d'utilisation de pesticides, ce que la règlementation en vigueur ne fait pas ».

Le Conseil d'État ordonne au Gouvernement de compléter cette réglementation sous six mois. Il annule par ailleurs les conditions d'élaboration des chartes d'engagements départementales et de leur approbation par le préfet, « « car celles-ci ne pouvaient être définies par un décret, mais uniquement par la loi ». Et ce, conformément à la décision rendue le 19 mars 2021 par le Conseil constitutionnel qui avait censuré ces chartes.

Les ONG requérantes se sont félicitées de la décision du Conseil d'État, à l'instar de Générations futures qui salue « un nouveau désaveu pour le Gouvernement ». Pour le cabinet Huglo Lepage, qui a défendu le collectif des maires anti-pesticides : « le Conseil d'État a reconnu que les demandes des requérants étaient parfaitement fondées puisque les personnes travaillant dans les terrains voisins des utilisateurs de pesticides ne bénéficiaient pas de protection, les textes ne prévoyant de protéger par les distances de sécurité que les résidences ».

« Les agriculteurs qui persistent à utiliser des produits nocifs pour la santé devront donc respecter toutes les parcelles voisines y compris lorsqu'elles ont une activité agricole », s'est aussi réjoui Daniel Ibanez, auteur de l'un des recours.

Réactions41 réactions à cet article

 

Les agriculteurs qui persistent à utiliser des produits nocifs pour la santé devront donc respecter toutes les parcelles voisines y compris lorsqu'elles ont une activité agricole », s'est aussi réjoui Daniel Ibanez, auteur de l'un des recours. Mais tous les produits peuvent être dangereux! y compris ceux dit bio; Alors on fait quoi? achetons à l'étranger, comme pour beaucoup de produits, là où les règles sont très basses.
Pourquoi ne pas exiger qu'un promoteur ou une collectivité qui engage une construction, un lotissement,... prévoit une surface libre en périphérie des implantations? Il faut arrêter de monter les agriculteurs contre les néo ruraux. L'agriculteur voisin n'a pas demandé à avoir des habitations en limite des ses terres agricoles, pourquoi est-il le seul à porter ces contraintes?

jmf | 28 juillet 2021 à 09h07
 
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Bonjour JMF
l'agriculteur n'a pas demandé à avoir des habitations autour de lui mais le riverain n'a pas demandé à respirer les poisons de l'agriculteur qui travaille dans sa cabine et avec un masque de protection.
Qui doit mourir en premier ?

scalectric4 | 28 juillet 2021 à 11h22
 
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Aucune collectivité ne pourrait supporter les contraintes environnementales de l'agriculture, la pollution urbaine tue des milliers de gens tous les ans sans que le conseil d'état ne s'en émeuve !
Il y a surement encore des progrès à faire en agriculture mais encore une fois c'est l'arbre qui cache de plus en plus mal la misère des villes !

laurent | 28 juillet 2021 à 11h31
 
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Quelle est la chaine des décisions qui a conduit à ces textes dits "gouvernementaux". Il faut citer des noms, et empêcher que ce soit les mêmes qui rédigent les modificatifs, donc ou les virer, ou "aux archives". Bien sur notre ministre de l'agriculture: Mme Lambert n'aura pas de mal à trouver des remplaçants.
Il est extraordinaire que les "intensifs" de cette bande (au plus 20% des membres de ce syndicat) aient ainsi pris le pouvoir avec le plus grand mépris de notre démocratie et l'accord de nombreux politiques placés par eux en responsabilité (!!!) dans toutes les structures "Etat, Régions, Dépt, syndic !!! "
HONTEUX

le neurone en vadrouille | 28 juillet 2021 à 12h13
 
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Excellente et sage décision que celle-ci ! Le droit mais aussi le bon sens progressent considérablement.
La loi a obligé particuliers et collectivités à se passer de bien des pesticides pour l'entretien des parcs et jardins, il est donc logique qu'elle s'applique aussi aux professionnels.

Pégase | 28 juillet 2021 à 13h49
 
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Ben ce que dit jmf n'est pas dénué de sens, préempter des terrains agricoles n'est pas une chose normale, voire parfaitement immorale, faut pas oublier que s'il n'y avait pas l'agriculture et l'agroalimentaire on serait dans la misère avec un déficit de la balance commerciale du double ou du triple.
Donc avant de viabiliser aucune parcelle pour bâtir ne doit toucher une parcelle agricole.
Ne pas respecter ces terres qui donneront de belles récoltes, c'est comme si par manque de logements on ratiboisait votre hyper favori par une cîté hlm.
Bien sur ce qui est déjà bâti il faut respecter des distances de sécurité et même dépendantes des zones de vent élevées qui pourraient porter à 100m.

pemmore | 28 juillet 2021 à 14h47
 
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scalectric4- bien entendu personne ne souhaite la mort de l'autre, les agriculteurs, au moins jusqu'à présent, étaient considérés comme les pourvoyeurs d'alimentation (encore pendant cette période de confinement) et ont été félicités pour avoir su alimenter la France et l'aider à se redresser après la dernière guerre. Pour ce faire, ils ont recherché les moyens de production maxi, en utilisant des techniques et des produits qui sont remis en cause avec plus ou moins d'argumentation par ceux-là même qui ont bénéficié de l'alimentation peu chère et en quantité suffisante. Si je ne veux pas voir de pulvérisation en limite de ma maison, pourquoi ne pas adapter moi-même mon terrain aux limites conseillées pour les pulvérisations? Pourquoi faudrait-il imposer aux agriculteurs et à eux seuls la mise à disposition d'une surface qui serait gelée? C'est là que je souhaiterai un partage des contraintes, car ne pas produire sur une partie de ses terres agricoles revient à condamner certaines exploitations riveraines des villes. non?

jmf | 28 juillet 2021 à 14h54
 
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L'empoisonneur est seul responsable .A lui de changer ses pratiques .
Les distances citées sont ridicules quand on voit les aérosols agricoles .

sirius | 28 juillet 2021 à 16h03
 
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Cher tous,

La décision du 26 juillet 2021 du Conseil d'Etat enjoint au Gouvernement d'édicter, dans le délai de 6 mois:

- L'information des résidents et des personnes présentes à proximité d'une zone d'utilisation de produits phytopharmaceutiques (P.P.P.) diffusée préalablement à l'épandage;

- Des distances de sécurité élargies, jugées insuffisantes pour l'utilisation des P.P.P. classés comme suspects d'être cancérogènes, mutagènes, ou toxiques pour la reproduction, ou présentant une toxicité particulière par inhalation ou par voie cutanée;

- De protéger toute personne présente ou travaillant à proximité de la zone concernée par l'épandage prévu.

La force du vent, la hauteur de la culture, le niveau du caractère préoccupant du P.P.P. à épandre, l'équipement en dispositifs anti-dérive, sont autant de facteurs à considérer en priorité, pour normer les nouvelles distances minimales.
Des travaux portant sur la concentration des P.P.P. dans l'air, avant, pendant et après les épandages, sont en cours. C'est déjà fait ? Oui, pour certains, mais on n'en parle pas et pourtant, une ONG de renom et d'influence avait bien promis de diffuser les résultats de ses recherches sur ce sujet ... No comment, et attendons.
Il y-a donc lieu de répéter de telles mesures, des organismes indépendants s'y consacrent.
"Testis unus testis nullus" (Témoin unique = témoin nul): C'est encore plus vrai lorsque le témoin unique demeure silencieux.

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 28 juillet 2021 à 16h35
 
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Sirius, pourquoi parler d'empoisonneurs à l'attention des agriculteurs, c'est comme si vous traitiez les constructeurs automobile d'assassins sous le prétexte que les accidents de voiture tuent. Ne consommez pas les produits de notre agriculture si vous le jugez nécessaire, mais avant assurez vous des méthodes de production.
Euplectes, selon les textes vous devez prévenir les riverains avant une intervention avec des pesticides sur les terres agricoles. Nous allons donc voir des panneaux sur toutes les parcelles agricoles indiquant que cette parcelle sera traitée dans l'année. Il est pratiquement impossible de déterminer 4 ou 5 jours à l'avance les traitements nécessaires et les lieux d'application. Je ne pense pas qu'un agriculteur ira réveiller tout un lotissement (ou même moins) pour prévenir qu'il arrive dans une heure avec son appareil de traitement, surtout que certaines pulvérisations se font la nuit, voire le matin très tôt, sans vent, ni humidité, ... je souhaite bien du plaisir à ceux qui vont devoir écrire quelque chose qui soit applicable.

jmf | 28 juillet 2021 à 19h42
 
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Il faut 4 ans sans pesticide pour qu'un champ soit accepté en Bio, près de Paris l’épandage des rejets urbains (boues de station d'épuration) ont condamné DEFINITIVEMENT plus de 1500 hectares de terres agricoles ... Les rejets urbains polluent massivement les rivières et les terres mais c'est un sujet tabou ...

laurent | 29 juillet 2021 à 06h53
 
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Suite à une pression "amicale" des grands producteurs de chimie aux moeurs étranges pendant la guerre 39/45, les paysans ont été de grands empoisonneurs, c'est ben vrai!
Mais ça a permis de nourrir notre pays, donner des emplois et garder un haut niveau de vie.
C'est sur qu'il éxiste des terres encore empoisonnées.
Avec leurs mégatracteurs de chez claas, IH ou autres un labour très profond éviterait nuisibles et herbes sans produit chimiques.
Manque de pot, la terre a été tellement gavée de DDT que le remède serait pire que le mal, donc labour profond à éviter.
Pour les paysans ce n'est plus le cas, il y a évolution vers des produits moins nocifs, ce qu'on voit encore c'est l'usage des stocks qui se raréfient et finiront par disparaître.
Et le passage d'une vieille agriculture vers des techniques plus modernes, semis en butte, usage du brf, nouvelles variétés, engrais verts, plantes inhabituelles comme le sorgho, blé à tiges courtes.
Sans solution même s'il y a un impact industriel, on sera peut être obligés d'abandonner la culture de la betterave à sucre et laisser ça aux dom-tom, voire le midi de la France en cause changement climatique pour remplacer la vigne.

pemmore | 29 juillet 2021 à 12h04
 
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Jmf; il n'est tout de même pas si compliqué de déposer un papier manuscrit dans la boîte aux lettres des riverains stipulant un épandage de poison le lendemain, si l'information est une obligation la connerie n'en est pas une.

scalectric4 | 29 juillet 2021 à 14h28
 
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Scalectric4---je constate que vous ne connaissez rien à l'agriculture ni aux productions et encore moins aux moyens qu'utilisent les agriculteurs! Donc pour vous, sur un rayon de 100 m et pourquoi pas plus, il faudra que la veille de son travail, l'agriculteur dépose un mot dans les boîtes à lettres! et qui viendra dire qu'il n'a pas été informé? tous les riverains ben entendu! non l'information doit être plus globale! Je vous le reprécise, un traitement peut se décider dans l'heure, selon la température, la direction du vent et son intensité, la présence d'insectes, ... le moyen d'information doit être prévu en avance!
Pemmore, le ddt n'est pas le pire des polluants en agriculture, du point de vue des surfaces. Travailler le sol plus profond est une technique idiote, prendre les micro organismes anaérobie et les repositionner en surface c'est les tuer, même chose pour les aérobie que vous enfouissez! on en est aux semis sans labour. La "perception" de l'agriculture est bien faible et se réduit à dire ce qu'il faut faire par des personnes qui n'ont aucune connaissance de ce domaine. Une information ou une étude minimum des techniques agricoles serait des plus utiles avant d'avancer des propositions vue de chez soi!

jmf | 29 juillet 2021 à 16h13
 
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à jmf mettre un avertissement dans une boîte à lettre n'est pas insurmontable surtout qu'en zone rurale où il n'y a pas énormément de riverains. Et je n'ai pas encore vu de champs en zone urbaine. Il y a une vigne au dessus de chez moi je suis le seul concerné par la bande de 10 mètres. Je suis retraité et mon jardin m'occupe beaucoup je me considère donc comme travaillant sur une parcelle mitoyenne.
Vous pouvez décider un traitement dans l'heure mais moi c'est toutes les cinq secondes que je les respire et inocule

scalectric4 | 29 juillet 2021 à 17h02
 
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Chers tous,

Un produit phytopharmaceutique (P.P.P.) peut se définir, ici, comme étant destiné à protéger des végétaux de culture contre tous organismes nuisibles (animaux, autres végétaux, bactéries, virus, champignons). Ainsi, utiliser un P.P.P. n'est pas un empoisonnement mais un soin, et l'utilisateur ne saurait être traité d'empoisonneur, mais bien "d'agriculteur ou de jardinier traitant".
Selon ma documentation et mes sources, les concentrations en P.P.P. dans l'air extérieur en zones rurales, agricoles, urbaines, sont trouvées dans l'ordre du nanogramme par mètre cube (1 nanogramme = 1 milliardième de gramme), alors qu'en termes de valeurs toxicologiques de référence, la dose journalière admissible pour l'homme est dans l'ordre du microgramme par Kilo et par jour
(1 microgramme = 1 millionième de gramme), soit dans un ordre de valeur mille fois plus élevé.

A mon sens, le "toilettage" des textes, ordonné par le Conseil d'Etat, gagnerait en résolution et réussite si les concentrations dans l'air de chaque P.P.P. autorisé, à proximité des épandages, faisaient l'objet d'études plus approfondies, étant par exemple comparées aux valeurs toxicologiques de référence connues pour chacun d'entre eux. C'est déjà fait? Oui, pour certains. Mais il ne faut pas oublier que nous sommes accusés de pollution, alors que d'une pollution réelle il y a quelques décennies, nous devons maintenant faire face à une micro-pollution, puis à une nano-pollution, puis ...

Bien à vous

Euplectes

Euplectes | 29 juillet 2021 à 18h39
 
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Entièrement d'accord avec les propos de jmf. Les agriculteurs sont méprisés par principe par des gens qui ne les connaissent pas. Il y a une multitude d'agricultures en France avec des représentations très diverses malgré ce qui peut en être dit ici.
La France a cette chance d'avoir une agriculture avec un grand potentiel de production. Ce serait une faute de ne pas produire. Pour les produits phytos, le nombre de solutions est en baisse permanente et les doses réduites au minimum. Par exemple, avec ce qui est mis sur un collier anti-puces d'un chien domestique, on peut traiter un demi-hectare.
Pour traiter les sujets agricoles, la calomnie, la suffisance et le mépris souvent exprimés ici ne sont pas pertinents.
Allez, courage à ceux qui bossent !
Et merci aux agriculteurs !

Albatros | 29 juillet 2021 à 19h32
 
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On constate bien à la lecture des échanges ci-dessus et à la réalité de terrain que la cohabitation zones agricoles traitées (= quasiment partout) et zones résidentielles est de plus en plus compliquée, si ce n'est impossible.
Sauf à expulser de force des dizaines, des centaines voir des milliers de gens riverains et les entasser en ville pour laisser un actif agricole traiter à sa guise (je ne serais pas tout à fait surpris que certains y pensent), la seule solution est que l'agriculture sorte désormais très rapidement et massivement du tout chimique.

Pégase | 30 juillet 2021 à 09h57
 
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Très bien Euplectes alors continuez de respirer vos "nano-pollutions" et n'oubliez pas votre masque.

scalectric4 | 30 juillet 2021 à 10h29
 
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En réfléchissant bien, de tous les lieux que j'ai habité, rares sont ceux qui n'ont pas etés bradés piqués, volés préemptés etc, à des agriculteurs, quand la paysan d'à côté vient traiter, ben je trouve naturel, quelque part je ne suis pas chez-moi mais je suis chez-lui, il y a sans doute 10 générations avant lui qui ont travaillé cette terre, et nous on arrive avec notre fric, notre mentalité de petits bourgeois, et un pseudo rêve d'agriculture, comme le débile dans son suv se croyant en 4x4, lol!

pemmore | 30 juillet 2021 à 16h02
 
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En réfléchissant bien également, on trouve pas mal d'agriculteurs qui ont vendu des terres dont ils étaient propriétaires pour y laisser pousser des maisons... S'il y a des acheteurs, c'est bien qu'il y a des vendeurs.

Pégase | 30 juillet 2021 à 18h01
 
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Cher Pemmore, bravo, vous l'avez dit, pour moi c'est réel, c'est la vérité!

Cher Scalectric 4, merci pour votre encouragement et votre recommandation d'humoriste de ne pas oublier le masque en respirant mes nano-pollutions!

Cher Pégase, si j'ignore votre conflit d'intérêts personnels en tant qu'habitant une zone sensible en cette matière, vous déduisez tout de go, une fois de plus, que "la seule solution est que l'agriculture sorte désormais et massivement du tout chimique". Cette déduction est le fruit d'un raisonnement hypothéticodéductif, sommaire, simpliste et dangereux. Cette solution est radicale, pour ne pas dire plus, et je vous rappelle que nous avons à faire pièce à des difficultés économiques majeures: Ce n'est donc pas le moment de nous priver du bien aller de notre agriculture nourricière, et "l'âge d'or" que vous prônez (avec une application et un empressement qui vous honorent d'ailleurs), n'est ni pour demain, ni pour après demain.

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 30 juillet 2021 à 18h12
 
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Pégase, le plus correcte serait de dire qu'il y a d'abord des acheteurs, puis des vendeurs, mais ce n'est là qu'une appréciation ne changeant rie au résultat.
Par contre dire que les collectivités ayant abandonné les désherbants et quelque fois aussi d'autres produits phyto, les agriculteurs devraient par principe en faire autant, est un raisonnement trop simpliste. Les collectivités ne traitaient que des sols nus ou des espaces enherbés, n'ayant rien à voir avec les terres produisant de l'alimentation humaine et (ou) animale. Si aujourd'hui, beaucoup d'espaces sont recouverts d'herbes folles, pardon de plantes diversifiées, ce n'est pas demain que les producteurs de céréales ou autres, se passeront des produits désherbants, insecticides, fongicides,... si ils veulent gagner leur vie, rembourser les terres qu'ils ont achetées et nourrir la France. Il faudra encore du temps pour substituer aux produits actuels des traitements sans incidence sur la vie biologique, ce qui par principe est impossible, tous les produits actifs ont une incidence, c'est leur raison d'être.

jmf | 30 juillet 2021 à 18h52
 
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à Pemère, ce n’est pas parce qu’il y a dix générations d'agriculteurs qui ont travaillé la terre en traitant à mort le terrain et l'atmosphère qu'il est interdit de devenir plus intelligent et de changer de méthode.
La France est le second pays au monde en matière d'utilisation de produits phytosanitaires mais certain rêvent de nous passer premier dans les années qui viennent

scalectric4 | 31 juillet 2021 à 10h37
 
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A la lecture des différentes interventions, on peut constater -et s'en féliciter- que nombre d'exploitants agricoles ont bien pris conscience de la nécessité de respecter au mieux l'environnement.
Par contre le constat que depuis plusieurs années (décennies) les consommations de pesticides et de nitrates vont en augmentant posent de nombreux problèmes attentatoires aux citoyens.
Compte tenu de l'inertie coupable tant de "responsables", d'administrations, de politiques, de ministères... une, si ce n'est la seule réaction qui pourrait être efficace serait celle d'agriculteurs dénonçant la situation. Agriculteurs de toutes les formes de productions, conscients que la poursuite de ces surconsommations les conduit à leur perte.

le neurone en vadrouille | 31 juillet 2021 à 16h30
 
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scalectric 4 - Non, il n'y a pas dix générations d'agriculteurs qui utilisent les produits phyto de façon importante, mais ces techniques sont surtout venues après 1950. Dire que les agriculteurs ne seraient pas intelligents, est une insulte à leur égard qu'ils vous pardonneront étant donné votre méconnaissance du milieu. La France, sur les données d'un article de C Deluzarche en 2019, était au 34 ème rang des utilisateurs, avec 3.7 Kg par ha (masse totale, pas matière active), après le Costa Rica, le Japon, la Turquie, ....et par pays, c'est la Chine (en raison de sa surface principalement), puis les Etats Unis, le Brésil, l'Argentine,...la France était au 7 ème rang en 2019. Les améliorations sont très sensibles en France depuis 5 ans. Donc votre avis est totalement irrecevable

jmf | 03 août 2021 à 11h46
 
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En tout cas, pas bien loins de chez-moi s'est terminé un conflit avec la mairie en point d'orgue un commerçant voulant ce terrain la, et ça a passé par le tribunal appel et le tralala.
N'allez pas croire qu'il manque de place ailleurs, au moins 1 ou 2 ha voire plus de jachères industrielles, ni que cette terre "n'avait" pas d'intérêt agricole, on borde un talweg et un joli ruisseau ; terrain à haute valeur hydrique, la safer a visiblement fermé les yeux.
Comme vous le savez, chaque médaille a son revers, on caille maintenant en hiver à la Réunion, et on se paye des pluies cycloniques en métropole.
Adossé au talweg; zône inondable! j'en ris d'avance!, le parking transformé en radier, les gondoles comme à Venise!

pemmore | 03 août 2021 à 13h39
 
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Bonjour JMF oui, avant de choisir par quel cancer vous voulez mourir, vous pouvez toujours essayer de vous rassurer avec les chiffres qui vous font plaisir et je suppose que la FNSEA ne tarira pas d'épandages de statistiques bidonnées à ce sujet mais il suffit de lire un peu les différentes et abondantes études pour constater que depuis 2018 l'utilisation de produits phyto. notamment pesticides en France qui étaient déjà d'une quantité effrayante n'arrête pas d'augmenter et dans des proportions considérables.
Petits extraits non exhaustif de la littérature:
Le recours aux pesticides a connu une hausse spectaculaire en 2018. L’utilisation des pesticides a augmenté de 24 % cette année-là par rapport à 2017
D'après les nouveaux chiffres avancés ce vendredi 30 juillet, par les ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique, 44 036 tonnes de produits phytosanitaires (hors usage en agriculture biologique ou de biocontrôle) ont été vendus en France en 2020. Cela représente 23 % de plus qu'en 2019
L'usage des pesticides, maillon essentiel du système agricole conventionnel actuel produit massivement, toute l'année, des fruits, légumes et céréales de qualité médiocre avec un gaspillage alimentaire considérable, tout en polluant durablement les écosystèmes.
L'utilisation massive des pesticides est au coeur de la perte de biodiversité et notamment des pollinisateurs (dont les abeilles) et des oiseaux, mais aussi de la pollution généralisée des ressources en eau, de l'air...

scalectric4 | 03 août 2021 à 14h48
 
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Avec 48 000 morts par an en France, la pollution urbaine de l’air tue de façon certaine... c'est bien de s’occuper de la pollution agricole mais il ne faudrait pas que ça serve de diversion !
80 000 morts par an en France à cause du tabagisme ... plus que la Covid 19 ...
aucun organisme n'est capable de fournir de chiffre sur les morts de la pollution agricole !
20% de dégâts en plus par la faune dans les cultures cette année, comment peut on avoir plus de dégâts avec moins de biodiversité ? Pas d'eau pas de vie, pour avoir des pollinisateurs il faut avoir des fleurs et donc lutter contre les sécheresses !

laurent | 06 août 2021 à 12h32
 
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scalectric4 - Je ne pense pas que l'on choisisse son cancer, sauf pour les fumeurs et encore. Je n'utilise pas les données de la FNSEA, car simplement ils n'existent pas.
Je retrouve, par contre, dans votre texte la majorité du dernier paragraphe d'un article de Ch Magdelaine sur le site "notre planète info". Vous voyez que je consulte différents sites.
En conclusion: baisse de 53 % des produits phyto hors agriculture, augmentation de 25 % en agriculture. Dans le même temps, certains produits ne sont plus en vente, ceux qui les remplacent sont moins efficaces, d'où une partie du volume complémentaire. De plus, les conditions climatiques jouent un rôle important, sur les pommes de terre, cette année, sans fongicides pas de récolte.

jmf | 06 août 2021 à 13h06
 
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@Scalextric4,
cette année j'ai trouvé trop rigolo, le long du loir, des désherbeurs fous qui crament les champs tout les ans, sauf que cette année plusieurs étaient couverts de très grosses et jolies plantes ressemblant au bouillon blanc mais une explosion de fleurs jaunes, c'était magnifique, enfin une plante qui se venge et s'adapte.

pemmore | 06 août 2021 à 15h00
 
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Pour M.Scalectric…. ce serait bien de citer TOUS les chiffres… AE a, en effet, récemment publié les chiffres de 2019 et de 2020.... augmentation de la consommation de phytos en conventionnel ET en bio (+20%), ce que n'indique pas votre dernier commentaire….
D'un point de vue général, c'est devenu lassant cette bipolarisation manichéiste et ces automatismes anti agriculteurs. Le sujet n'est pas si aisé que çà à résoudre, surtout quand il s'agit du voisinage avec les riverains (souvent affectés du mal NIMBY).
En règle générale, c'est le riverain qui se colle au champ, rarement l'inverse (tout comme c'est le lotissement qui se colle à une ICPE SEVESO, pas l'inverse).
Mais ce champ a souvent été vendu par un propriétaire terrien, lui même potentiellement exploitant agriculteur : en gros, il se tire une balle dans le pied.

nimb | 06 août 2021 à 15h43
 
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Cher Scalectric4,

Le contenu de votre réaction ci-dessus s'apparente, à s'y méprendre, aux refrains chantés après chaque psaume par les choeurs religieux... Sauf qu'ici, nous ne sommes pas en religion, nous sommes bien dans un débat contradictoire.

Permettez moi deux remarques supplémentaires:

- Quand vous parlez des fruits, légumes, céréales "de qualité médiocre" obtenus en agriculture conventionnelle, voyez donc ce qui se passe cette année suite aux attaques massives et actuelles du mildiou, de l'oïdium et autres pestes, sur les cultures de tomates et autres légumes trop insuffisamment traitées.

- Quand vous parlez de "statistiques bidonnées", auxquelles vous opposez "les abondantes études qu'il suffit de lire un peu", vous ne nous dites pas lesquelles alors que votre contradicteur a exposé sa source: Travail de Céline DELUZARCHE en 2019 pour Futura Planète, sur les données publiées par la FAO en 2016.

Je trouve donc moi aussi, que votre discours, parce que non étayé dans chacune de ses nombreuses facettes, répétitif d'un "Melting Pot" élimé et réchauffé, n'est pas recevable.

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 06 août 2021 à 16h26
 
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Certainement la pollution aux dangereux produits phytosanitaires ne doit pas dépasser ceux des accidents de la route, reste que quelques très vieux tracteurs non isolés, la pollution routière et ses 50000 morts + le tabac c'est bien autre chose qu'on cache soigneusement sous le tapis .
Tout en ajoutant nitrites et sulfites, cancérogènes supposés, de quoi raccourcir notre espérance de vie.
Un truc rigolo, ma farine pour faire le pain, pas estampillée bio est précisée: pas de traitements pour le blé après récolte : la fameuse chimie dans les silos passage de bio stockage à bio farine on oublie soigneusement entre les deux.
En gros le pire c'est pas ce qui se passe dans le champ mais après.

pemmore | 12 août 2021 à 13h20
 
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"[...]c'est devenu lassant cette bipolarisation manichéiste et ces automatismes anti agriculteurs" : ce qui est surtout lassant, c'est toute personne osant remettre en cause le modèle d'agriculture dominant, fondé sur l'usage largement abusif de la chimie, de la sur mécanisation, induisant bien des désordres plus ou moins graves (maladies pro, pollutions, appauvrissement de la biodiversité allant parfois jusqu'à la disparition d'espèce communes il y 40 ans, etc.), se voit immanquablement accusée d'être "anti agriculteurs" (ce qui, en soit, ne veut rien dire) . Comme si ce modèle de production de denrées agricoles était le seul existant et devait donc continuer à être imposé à tous. Ben voyons !
Mais cette tentative de copier-coller de l'omerta qui sévit en milieu agricole et rural ne fonctionne pas aussi bien avec le reste de la société civile. Sachant que le budget de la PAC est le premier poste de dépenses de l'UE - et de loin ! -, il est normal que certains citoyens s'y arrêtent...
En revanche, d'accord avec la remarque "Mais ce champ a souvent été vendu par un propriétaire terrien, lui même potentiellement exploitant agriculteur" : s'il y a des acheteurs de foncier agricole, c'est bien qu'il y a des vendeurs ! Mais pas avec la suite "en gros, il se tire une balle dans le pied" : non, il tire son bénéfice final, souvent pour assurer sa retraite (pour laquelle il a peu ou pas du tout cotisé car, et c'est bien connu, il n'y a que les c... qui payent des impôts !)

Pégase | 17 août 2021 à 10h14
 
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Quand je parle de propriétaire terrien/agriculteur qui se tire une balle dans le pied en vendant une de ses parcelles, c'est pour indiquer qu'il arrive très fréquemment que le nouvel acquéreur (fréquemment affecté du syndrome NIMBY) voit ensuite d'un mauvais oeil tout voisinage proche ou lointain avec cet exploitant. Et je ne parle même pas des vapeurs d'épandage. Mais plutôt des autres nuisances liées aux activités agricoles, notamment sonores ou même visuelles. Il serait d'ailleurs intéressant de savoir si un agriculteur aux pratiques bio serait mieux "accueilli" à ce niveau!

nimb | 18 août 2021 à 06h57
 
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Le "modèle d'agriculture dominant" n'existe pas. Par contre, une idéologie dominante a largement conquis l'espace médiatique, animée par des militants dénigrants qui ne représentent qu'une frange d'excités persuadés de détenir La Vérité.
Ces excités font le lit d'une domination mercantile absolument abjecte qui promeut des produits "bio" en dénigrant le conventionnel qui, dans notre pays, est bien loin d'être le "modèle" sempiternellement accusé du pire.
Vive l'agriculture qui produit ! J'ai participé à des moissons au début du mois et je suis au soutien des agriculteurs qui produisent et vendent des céréales, même à l'export, malgré tout.
Sincères salutations.

Albatros | 19 août 2021 à 18h20
 
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Albatros

Les excités comme vous nous désignés vous saluent bien
Je ne suis pas pour le BIO qui n'est qu'une arnaque de plus inventées par les agriculteurs pour faire exploser les prix et réserver la production à une minorité élitiste de privilégiers
Mais qu'on arrête de déverser des montagnes de poison pour la production traditionnelle

scalectric4 | 20 août 2021 à 15h53
 
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Je vous rends votre salut scalectric4 et votre post est une chouette démonstration de votre ignorance des réalités agricoles.
Savez-vous quelles molécules sont utilisées et à quelles doses, pour chacune des productions végétales ?
Un grand merci d'admettre l'arnaque caractérisée que représente le "bio".
Et encore courage aux agriculteurs qui produisent de leur mieux, en subissant toutes ces insultes.

Albatros | 20 août 2021 à 16h55
 
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Bonjour,

Il est impropre d'écrire en sous-titre que les chartes sont annulées.
Elles restent en vigueur jusqu'à ce que la législation ou la règlementation évolue.

Cordialement,

JPS61 | 10 septembre 2021 à 10h15
 
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Entretemps la technologie anti bestioles et maladie évolue, perso j'en suis souvent étonné, surtout quand c'est sans chimie, on pourrait tout aussi bien considérer l'erreur de construction de bâtis si près de terres agricoles actives et détruire les pavillons et construire plus loin, il n'y a pas de raison que le paysan change d'activité, les très bonnes terres sont rares, les pavillons ne manquent pas.

pemmore | 10 septembre 2021 à 23h42
 
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