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La consigne sur les emballages verra-t-elle le jour ?

La loi économie circulaire prévoit l'instauration d'une consigne sur certains emballages si la collecte et le recyclage de ces déchets ne s'améliorent pas dans les collectivités. Verra-t-elle le jour et selon quelles modalités ? Débat sur ce plateau.

Plateau-TV  |  Déchets  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°400 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°400
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La consigne des emballages pourrait faire son retour en France. Depuis plusieurs mois le Gouvernement consulte et travaille sur cette réintroduction. Cet outil, parmi d'autres, pourrait augmenter les taux de collecte et de recyclage des bouteilles et cannettes. Il pourrait permettre de répondre aux objectifs européens de collecter 90 % des bouteilles plastique mises sur le marché. Un objectif à atteindre en 2029.

Mais le débat autour de la consigne fait rage depuis son apparition dans la feuille de route Économie circulaire. Les associations de collectivités (AMF, AdCF, APVF, ANPP, France urbaine, Villes de France, AMORCE et CNR) ont exprimé leur préoccupation sur les conséquences d'une décision précipitée de mise en œuvre d'une consigne pour recyclage en 2023, « qui démobiliserait tous les acteurs publics et privés aujourd'hui en charge de la collecte sélective et du recyclage des emballages d'ici cette date. » Sa date d'entrée en vigueur et ses modalités de mise en place ont donc été débattues lors de l'examen de la loi anti-gaspillage et économie circulaire. Les députés et sénateurs ont réussi à se mettre d'accord sur les termes de cette loi le 8 janvier dernier.

Mais est-ce la bonne solution ? Comment mettre en place une consigne réellement efficace et surtout avec un bilan environnemental favorable ? Pour répondre à toutes ces questions, Florence Roussel a invité Laura Chatel, porte-parole de l'ONG Zero Waste, Clarissa Morawski, directrice de la plate-forme européenne Reloop qui promeut le retour de la consigne, et Bertrand Macé, conseiller environnement de l'Adcf, l'assemblée des intercommunalités.

Réactions4 réactions à cet article

 

le meilleur déchet c'est celui qu'on ne fabrique pas ! il faut prendre le problème à la source : si les consommateurs ne prennent dans les magasins que des emballages réutilisables ou recyclables on règle rapidement le problème ! prenez par exemple le PET opaque , plastique non recyclable mis sur le marché pour augmenter les marges des grandes marques ! si les consommateurs n'achètent plus ces bouteilles de lait le problème se règle par lui même !

laurent | 13 janvier 2020 à 10h01
 
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La consigne est une somme versée qui est restituée au retour d'un emballage. L'emballage est le conditionnement nécessaire pour assurer la conservation, le transport et la présentation, vendu en sus du produit.
L'emballage a une valeur intrinsèque, qui devient valeur marchande dès lors que cet emballage est restitué en vue de son réemploi ou de son recyclage. Cette valeur doit être payée au propriétaire initial, sauf à ce que celui-ci en décline le remboursement.

Pour moi, renâcler ou refuser d'instaurer un régime général de consigne pour tous types d'emballages destinés au réemploi, au recyclage ou à la transformation confinerait à vouloir déposséder les propriétaires, sans contrepartie. On pourrait même parler d'une forme de spoliation par contrainte.

Je ne doute pas qu'il soit utile de prendre tout le temps nécessaire pour une mise en place étudiée et organisée. Ce revirement se présente comme un angle aigu. Mais d'autres Etats Membres de l'UE ont déjà négocié le virage, sans encombres majeurs, et ont atteint l'objectif. Ces Etats ont valeur d'exemple et de retour d'expérience.

Cette philosophie du tri et de l'utilisation des emballages réutilisables (qui ne sont pas des déchets stricto sensu) a les avantages d'être plus conforme au droit et au code de la propriété, à l'équitable, et à l'intérêt qu'il y a à épargner les ressources naturelles.

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 13 janvier 2020 à 11h00
 
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la consigne, c'est évidement le meilleur moyen et la meilleure idée d'éviter le gaspi et favoriser le recyclage, MAIS aujourd'hui un camion transporte EN UNE FOIS d'une Source à un point de vente 32 ou parfois 64 palettes de 80 pacs de 6 bouteilles d'eau d' 1.5 à 2 LITRES, pour transporter le même volume en "bouteille verre" consignée il faut 3 camions, OU EST L'ECOLOGIE ?? il faut les stocker chez soi, les ramener, les rendre etc...
La véritable écologie serait d'utiliser l'eau du robinet ou de la ville qui est parfaitement contrôlée et saine en France particulièrement, bien sur ça pourrait faire du chômage, Faut savoir réellement ce qu'on veut !!!

geka41 | 14 janvier 2020 à 09h25
 
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2020 - LA BONNE CONSIGNE
Puisque nos capacités de recyclage des plastiques tournent autour de 50% de nos capacités de collecte, la vraie réponse ne porte pas sur la consigne et la collecte mais sur nos comportements.
Pendant que tout le monde tergiverse à ce sujet, la bonne résolution est de réduire nos consommations de plastique de 50% pour les caler avec nos capacités de recyclage. Soyez-en sûr, au fur et à mesure que vous faites le job, l’économie s’adaptera et vous proposera des produis sans plastique.
Alors foncez et dîtes autour de vous à la mode Gad Elmaleh : Oui, ça y est, j’ai commencé !

Remydo | 29 janvier 2020 à 17h58
 
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