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Electricité : baisse de 6,6% de la consommation française en 2011 selon Agir pour l'environnement

Energie  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

L'association Agir pour l'environnement estime, à partir des données disponibles quotidiennement sur le site du Réseau de transport de l'électricité (RTE), que la consommation électrique française a baissé de 6,6% entre 2010 et 2011. Elle s'établit à 478,9 térawattheure (TWh), en baisse de 33 TWh par rapport à 2010. Il s'agit du niveau le plus bas depuis 2004.

Baisse du chiffre d'affaires d'EDF ?

"L'association Agir pour l'Environnement s'interroge (…) sur le chiffre d'affaire d'EDF, qui, selon toute vraisemblance, devrait fortement chuter d'une année sur l'autre à une époque où cette société est appelée à investir massivement dans la maintenance de ses réacteurs vieillissants tout en se soumettant aux prescriptions de l'ASN en matière de sécurité", indique l'association.

"Il est possible d'affirmer que le double choix fait par la France de capacités de production essentiellement nucléaires allié au chauffage électrique amène notre pays à être très fortement dépendant des variations climatiques saisonnières", explique Agirpour l'environnement, ajoutant qu'"en période de grands froids, la France est obligée d'importer massivement une électricité rare et chère [alors qu']en période de relative douceur, un grand nombre de réacteurs deviennent tout bonnement inutiles".

Enfin, Agir pour l'environnement juge qu'avec un tel choix "la France s'oblige à se doter de surcapacité de production et d'un réseau de lignes à très haute tension totalement surdimensionné".

Réactions4 réactions à cet article

 

Voilà bien une info dont on se demande avec perplexité s'il faut s'en réjouir ou s'en désoler... La baisse de consommation pourrait traduire un regain de sagesse et d'économie, mais aussi le moindre recours au chauffage du fait du réchauffement global, ou simplement l'impact de la crise sur la consommation industrielle... Pas simple de décoder les causes et les effets !

philippeb81 | 11 janvier 2012 à 09h49
 
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Merci de m'aider à comprendre :
La variation climatique a toujours eu un impact sur la consommation d'énergie, que se soit la flamme ou l'électricité.
Quand on consomme moins d'électricité pour se chauffer ça ne provoque pas une baisse de la production nucléaire, nécessaire à la demande de fond en électricité, mais ça limite les consommations de fioul, gaz ou charbon (qu'on les brûle directement ou qu'ils soient transformés en électricité ici, ou en Allemagne si on importe l'électricité qu'ils produisent)
Dire qu'en période de grande douceur (l'été donc), on a moins besoin d'électricité, de fioul ou de gaz, voire de bois...on s'en doutait un peu.
Laisser entendre qu'on n'a donc pas besoin de centrales, nucléaires en surnombre c'est autre chose.
Chacun sait que le problème N° 1 de la production d'électricité, c'est le pic de consommation. Hélas ! pour y faire face il faut des générateurs qui sont effectivement en repos de temps en temps. Les importations d'électricité peuvent ne pas suffir lors d'un pic. Il est rare en effet que les demandes en électricité soient basses d'un côté du Rhin et hautes de l'autre.
Une solution évidemment, c'est de remplacer le nucléaire par le fioul ou le charbon. Voilà une très bonne idée par les temps écologique, climatique et économique qui courent.
Une autre solution : fermer les centrales de réserve, "la surcapacité intolérable", pas de générateur en réserve, donc des black out assurés en période de grand froid. Voilà une autre bonne idée

micocharly | 11 janvier 2012 à 11h07
 
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@micocharty
Sur votre remarque si vous permettez. L'article précise bien le souci de notre système de production énergétique : il manque de souplesse. Votre proposition "soit, soit" laisse de coté la possibilité de mix énergétiques plus diversifiés, plus adaptables et plus localisés (et variant en fonction des sources et des contraintes météorologiques locales). L'année 2011 ayant été en France l'année la plus chaude depuis que nous mesurons sérieusement, et une année de faible "croissance", il est raisonnable de penser qu'il y a un lien avec la baisse de la consommation. Si cela continue, devrons-nous mettre à l'arrêt des centrales pour les redémarrer si besoin, voire en démanteler (ce que nous ne savons toujours pas faire) ? Comme vous dites, "fermer les centrales de réserve". Cela prouve le peu d'adaptabilité de notre système. Ce ne serait pas autant le cas avec un mix sobriété/solaire/eolien/biomasse, plus adaptatif et moins impactant.

Michael Evrard | 11 janvier 2012 à 12h48
 
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Avant de tirer des conclusions, attendons de constater la contribution des différents secteurs économiques à cette baisse et d'identifier ainsi les raisons de cette baisse de la consommation. En 2010 la consommation d'électricité en France avait augmenté de 5,5 % alors même que, corrigée de l'effet du climat, cette augmentation n'était "que" de 1,9 % (presque 10 TWh tout de même!). Il se pourrait que sous une baisse apparente pour 2011, nous constations encore une augmentation tendancielle de notre consommation pour 2010, surtout si l'on tient compte des effets de la crise économique qui nous frappe surtout depuis le deuxième semestre. Le seul chiffre réellement important dans toute cette affaire c'est cette tendance car si nous ne parvenons pas à stabiliser puis à inverser le taux de croissance tendanciel de notre consommation il n'y aura aucune solution soutenable à notre approvisionnement électrique. Les sources d'énergie renouvelables seraient évidement dérisoires face au mur de notre boulimie. Un peu de patience donc avant de tirer des conclusions...

stinkwolf | 17 janvier 2012 à 07h18
 
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