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Actu-Environnement

Consommation électrique : une exception française peu durable

Alors que se déroule le débat sur l'énergie, RTE dresse le bilan électrique de la France. 2012 est marquée par une consommation toujours plus thermosensible et des pics historiques faisant la part belle au charbon et aux émissions de CO2.

Energie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com
Consommation électrique : une exception française peu durable

En 2012, la consommation d'électricité française a atteint 489,5 TWh, soit 2,1% de plus qu'en 2011, indique le gestionnaire de réseau RTE. Si les niveaux n'atteignent pas ceux de 2010 (513,2 TWh), ils reprennent la courbe de progression stoppée par la crise.

D'année en année, le bilan électrique publié par RTE souligne l'impact du chauffage électrique sur la consommation totale de la France et les conséquences des pointes de consommation sur la sécurité électrique du pays, sur le climat et sur l'économie. Le bilan 2012 fait office de piqûre de rappel au moment où se déroule en France le débat national sur l'énergie.

Une hausse de la consommation liée aux usages domestiques

En 2012, la consommation du secteur industriel (hors énergie) et des PMI/PME est toujours en baisse, respectivement de -4 et -1%. "Ces chiffres ne traduisent malheureusement pas l'amélioration de l'efficacité énergétique, déjà très élevée chez les électro-intensifs compte tenu des impératifs de compétitivité, mais l'inquiétante érosion de ce que l'on considérait il y a peu comme la « compétitivité électrique française »", estime dans un communiqué l'Union des industries utilisatrices d'énergie (Uniden). Un constat partagé par RTE et illustré par les évolutions contrastées de la consommation selon les régions. En Lorraine et dans le Nord-Pas-de-Calais, la consommation électrique a connu entre 2006 et 2011 une baisse supérieure à 5%, tandis que dans la plupart des régions, où les consommations domestiques constituent une part importante de la demande, la consommation est à la hausse.

En effet, la consommation des particuliers et des professionnels ne cesse de progresser (+2,4% en 2012). Croissance du nombre de ménages, nouveaux usages électriques mais aussi développement soutenu du chauffage électrique expliquent cette augmentation. La thermosensibilité toujours plus grande de la consommation découle du taux d'équipement élevé des Français en chauffage électrique.

La vague de froid exceptionnelle de février 2012 a entraîné des pics de consommation records, avec une pointe de puissance appelée à 102.100 MW. "La part thermosensible a représenté en moyenne 40% de la consommation" sur cette période, estime RTE. Le 8 février, journée la plus froide, 2,26 TWh ont été consommés en une seule journée.

Les impacts de la hausse de consommation hivernale

Résultat, l'écart de consommation entre hiver et été ne cesse de se creuser. En 2012, "le rapport entre le minimum et le maximum annuel de consommation a atteint 30%". Une situation qui présente des difficultés pour adapter le parc de production.

"Selon les calculs de RTE, les moments où la demande franchit le seuil des 90.000 MW ne dépassent pas 50 heures dans l'année.A cause du chauffage électrique, le réseau électrique est néanmoins obligé de se structurer pour passer ces quelques heures de pointe, multipliant ainsi des investissements coûteux, inutiles 99% de l'année !", réagit dans un communiqué l'association Agir pour l'environnement.

 
Les EnR gagnent du terrain La part des énergies renouvelables dans la production d'électricité française a progressé de 16,4%. La forte progression des parcs éolien et photovoltaïque, qui atteignent respectivement 7.500 MW et 3.500 MW et un retour à la normale de la production hydraulique (63,8 TWh, soit 26,8% de plus qu'en 2011, année très sèche) expliquent cette tendance.
La production nucléaire a connu une légère baisse (-3,8%). La production thermique au fioul et au gaz a fortement régressé (-13,2% et -23,7%), au profit du charbon, qui connaît une hausse de 35,1% en raison de sa compétitivité.
 
La hausse de consommation hivernale et les pointes entraînent un plus grand recours aux centrales thermiques à charbon et donc une hausse des émissions de CO2 (+7,3% par rapport à fin 2011). "Sur les cinq dernières années, ces émissions sont quatre fois plus importantes en hiver qu'en été", note RTE.

Des régions aux situations contrastées

Alors que le débat national sur l'énergie s'organise à l'échelle locale, RTE a dressé le bilan électrique des régions, en mettant en regard leurs volumes de production et de consommation d'électricité. Résultat : "Certaines régions - Bourgogne, Bretagne, Franche-Comté, Ile-de-France - affichent une consommation cinq fois supérieure à leur production alors que d'autres produisent deux fois plus que leur consommation - Centre, Lorraine, Champagne-Ardenne, Haute-Normandie". Mais mis à part la Bretagne qui souffre de sa position de péninsule électrique, les régions déficitaires sont irriguées par leurs voisines françaises ou européennes.

Car si elle affiche un solde exportateur positif de 44,2 TWh en 2012, la France a connu 20 journées d'importations nettes contre 4 en 2011. Avec l'Allemagne qui, rappelons-le, a arrêté la production nucléaire de huit centrales en 2011, la France affiche même un solde négatif. Les raisons ? La forte production photovoltaïque allemande (27,8 TWh), la compétitivité de sa production charbonnée, la crise économique et la forte demande hivernale française.

Réactions33 réactions à cet article

 

Efficacité énergétique, EnR... oui.
Il faudrait aussi régler ce problème de l'incitation à la consommation.

Pourquoi pas une taxe sur ces chauffages électriques, avec réduction de charges pour des systèmes alternatifs ? Ça pourrait aller vite.

L'électricité est une énergie noble et en faire de la chaleur est inapproprié.

krakatoe | 23 janvier 2013 à 10h12
 
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Thermosensibilité et pac air
Le record de consommation ainsi que l'augmentation de la consommation des particuliers sont dus à la vague de froid, mais également à l'installation massive de pompes à chaleur à air. Les fabricants mettent en avant le coefficient de performance à 7°C, mais "oublient" de dire que ce coefficient s'effondre par grand froid. Les PAC à air deviennent alors de simple radiateurs à effet Joule. Le résultat est que l'augmentation de la puissance nécessaire n'est plus proportionnelle à la différence de température, mais bien plus rapide. Ce type de chauffage coûte donc très cher à la collectivité. Les pompes à chaleur géothermiques n'ont pas ce problème, mais bien sûr c'est par l'isolation qu'il convient de commencer.

Energiestro | 23 janvier 2013 à 10h18
 
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Thermosensibilité et pac air
Le record de consommation ainsi que l'augmentation de la consommation des particuliers sont dus à la vague de froid, mais également à l'installation massive de pompes à chaleur à air. Les fabricants mettent en avant le coefficient de performance à 7°C, mais "oublient" de dire que ce coefficient s'effondre par grand froid. Les PAC à air deviennent alors de simple radiateurs à effet Joule. Le résultat est que l'augmentation de la puissance nécessaire n'est plus proportionnelle à la différence de température, mais bien plus rapide. Ce type de chauffage coûte donc très cher à la collectivité. Les pompes à chaleur géothermiques n'ont pas ce problème, mais bien sûr c'est par l'isolation qu'il convient de commencer.

Energiestro | 23 janvier 2013 à 10h19
 
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Face à ce déséquilibre saisonnier dans la consommations d'énergie, le gouvernement pourrait commencer par interdire les chauffages toaster, c'est-à-dire, les convecteurs électriques.
Même s'il n'est pas envisageable,c e qui serait mieux, un investissement massif pour la rénovation thermique du parc immobilier, il existe des chauffages électriques (à inertie) un peu moins dévorateurs d'énergie et procurant de surcroît, à température égale, une sensation de chaleur supérieure.
Hélas, je doute que le courage politique existe pour ce genre d'interdiction.

Thierry Tacite | 23 janvier 2013 à 10h52
 
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Une remarque : l'article de décembre 2009 sur lequel pointe le lien "chauffage électrique" est un peu périmé.
Il fait en effet la prévision d'une réglementation thermique 2012 favorable au chauffage électrique alors que c'est tout le contraire qui s'est produit : depuis l'avènement de la RT2012, l'installation de simples convecteurs électriques dans les logements neufs n'est plus possible, et la part de marché du chauffage électrique (hors PAC) dans les bâtiments résidentiels s'est effondrée (elle était encore de 75% en 2008 comme l'indique l'article).

Alix24fr | 23 janvier 2013 à 11h01
 
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ba oui on fait les mauvais choix ...type éolien !!!!
des usines pharaoniques à gaz ces éoliennes !!!
non réflexion, business malsain et mafia écologique
et le nucléaire on gardera
environnement saccagé et co2 en +

poisson | 23 janvier 2013 à 15h02
 
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@poisson

Dingue ça, bientôt vous allez mettre les éoliennes sur le tapis même dans les articles traitant du phytoplancton !

Par ailleurs, votre argumentaire, non argumenté d'ailleurs, avance des idées fausses. Confère les informations notamment des posts de l'article suivant :

https://www.actu-environnement.com/ae/news/vote-assemblee-modification-eolien-mets-zde-16737.php4

Où il est démontré, rapport RTE à l'appui, que les ENR, dont éolien, contribuent à réduire les émissions de CO2.

Ne cherchons pas à noyer le poisson dans un verre d'eau ^^

krakatoe | 23 janvier 2013 à 16h09
 
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@ krakatoe ...et bien il y a forcément anguille sous roche chez RTE ...l'article dit le contraire ...sauf a supprimer tous les radiateurs électriques et lumières en période de froid , sans vent ou de gel ..effectivement !!!

poisson | 23 janvier 2013 à 16h37
 
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Il faudrait taxer les promoteurs du chauffage électrique, plutôt que les "victimes".
N'est pas EDF (et donc majoritairement l'Etat) qui est à l'origine de la propagande pour les radiateurs électriques, la climatisation, planchers et plafonds chauffants et de la « chaleur douce » à tous les étages ?
Au moins ils essayent de faire réduire la consommation par leurs campagnes de communication.
Mais on aura tout vu, un fournisseur qui recommande à ses clients de moins acheter...

Velka | 23 janvier 2013 à 19h56
 
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à krakatoe
Il est sûr que le phytoplancton n'apprécie pas du tout que l'on vienne faire des chantiers d'implantation d'éoliennes en mer pendant plusieurs années et sur des centaines d'hectares.MAIS CA ,JE SUPPOSE QUE VOUS LE SAVIEZ DEJA ....

kyrnos43 | 24 janvier 2013 à 07h02
 
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"Avec l'Allemagne qui, rappelons-le, a arrêté sa production nucléaire en 2011".
Comment peut-on écrire de telles contre-vérités ! Votre fanatisme anti nucléaire vous conduit à dire des énormités. L'Allemagne demeure un des principaux producteurs d'électricité nucléaire, le sixième mondial pour être précis. Le projet allemand est d'arrêter effectivement toutes les centrales nucléaires du pays d'ici 2022, pas en 2011.

tolo1950 | 24 janvier 2013 à 07h55
 
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Oui, oui, oui, pour une meilleure isolation des logements. Avec une aide proportionnelle à une mesure préalable. Tant de ménages ne peuvent investir dans l'isolation d'une maison "courant d'air" qu'ils ont parfois du mal à payer.

philippe74440 | 24 janvier 2013 à 08h57
 
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oui philippe74440 ...le pire c'est aussi c'est la probable loi sur une tarification progressive ...qui va affaiblir, encore un peu plus, les plus modestes et propriétaires de maisons à " 100000 euros "
le pire de tout ça c'est que c'est en fait un camouflage pour passer de fortes augmentations et cacher le coût de ces stupides éoliennes industrielles et toutes les nouvelles lignes à haute tension qui leurs sont nécessaires ...tout ça pour des machines qui fonctionnent environ que 30 % de temps et tous comptes faits, bien faibles , écologiquement pervers ...totalement inefficaces pour diminuer le nucléaire ...sauf a dévelloper massivement les centrales à gaz et charbon ...bien entendu !!!!

poisson | 24 janvier 2013 à 09h46
 
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@tolo1950
"Avec l'Allemagne qui, rappelons-le, a arrêté sa production nucléaire en 2011" dites vous ?
Pourtant dans l'article, il est bien précisé et a juste titre : "l'Allemagne qui, rappelons-le, a arrêté la production nucléaire de huit centrales en 2011", ce qui change tout !!!
Ne craignez rien, les dangereux fanatiques ne sont peut-être que des journalistes rigoureux.

Juan | 24 janvier 2013 à 11h22
 
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Je trouve le ton de certaines réactions déplacé. Serait-il possible d'exprimer des opinions différentes des vôtres sans être "agressé" ? C'est le principe même du débat. Jusqu'à preuve du contraire, la démocratie permet à chacun de s'exprimer d'égal à égal, que l'on soit expert ou citoyen lamda. Mais peut-être ai-je là prononcé un "gros mot"...

Caroline | 24 janvier 2013 à 11h31
 
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Article assez tendancieux sur le bilan RTE.
Dans les période froides et très froides le chauffage électrique est, pour une grande partie, un chauffage d'appoint qui entraine peu d'émissions de CO2 puisque près de 90% de la production électrique ne fait pas appel aux combustibles fossiles. Par contre les chauffages individuels et collectifs sont d'importants émetteurs de CO2 car ils utilisent le fioul et le gaz.(tout comme les émissions des véhicules à moteurs thermiques)
L'isolation des logements réduirait l'émission de CO2 et le déficit commercial, et fournirait des emplois.
Les variations aléatoires des énergies éoliennes et photovoltaïques se superposent aux variations journalières de consommation ce qui impose l'utilisation de moyens de productions d'ajustement.
Si les moyens hydrauliques ne suffisent pas il faut utiliser des centrales thermiques qui émettent du CO2. Compte tenu de la structure de la production électrique française, qui produit très peu de CO2, le développement éolien et photovoltaïque conduirait à produire plus de CO2 ! Voir le contre-exemple de l'Allemagne qui est défigurée par les éoliennes et les réseaux de transport, polluée par le CO2 du charbon des centrales thermiques et projette la sortie du nucléaire !

Célestins | 24 janvier 2013 à 11h56
 
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Je viens de recevoir ma facture récapitulative annuelle EDF.
La Contribution au Service Public d'Electricité (CSPE) représente 12% du total TTC abonnement, taxes et TVA inclus, et 23% du montant de la consommation acheminement inclus mais hors abonnement, taxes et TVA.
L'essentiel de la CSPE correspond à la récupération par EDF du surcoût de l'obligation d'achat de la production eolienne et photovoltaïque.
Les abonnés EDF paient donc les supers profits encaissés par les investisseurs en installations éoliennes et photovoltaïque.
Avec les projets éolien et photovoltaïque en-cours la CSPE va augmenter rapidement et de manière importante.
De plus ces installations, importées a plus de 90%, creusent le déficit commercial et ne créent pratiquement pas d'emplois.
La facture EDF précise l'origine de l'électricité vendue :
nucléaire 84.7%, renouvelable* 8.3% (dont hydraulique 4.8%), charbon 2.7%, gaz 2.7%, 1.2% fioul, autres 0.4%
*cogénération + éolien + photovoltaïque : 3.7%
Grâce au nucléaire la France dispose d'une électricité "propre",et bon marché, conservons cet avantage.

ECOLO-LOGIQUE | 24 janvier 2013 à 14h26
 
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Cet article enfonce des portes ouvertes (en plus de contre-vérités). Dès lors que l'industrie (normalement forte demanderesse d'énergie) périclite, les autres usages de l'électricité se voient comme le nez au milieu de la figure ("quand la mer se retire, on voit ceux qui se baignaient nus"). Découvrir aujourd'hui que le parc immobilier français est chauffé à l'électricité est un peu affligeant. Et que va-t-on proposer pour que cela change ? On va encore taxer ceux qui ont acquis des logements mal équipés ? Pourquoi ne pas interdire les radiateurs électriques (de type grille pain) de rendement inférieur à 60% (les pavillons ou appartements qui ne disposent que d'un réseau électrique ne pourront pas simplement être équipés de distribution d'eau chaude). Je rappelle encore une fois que l'Etat français a toujours cédé face au lobby des bétonneux / constructeurs en ne rendant pas les réglementations thermiques obligatoires (sauf la dernière – ouf). La suite du scandale est alors qu'on a permis que soit vendus abusivement chers des logements de peu de valeur (cf. le débat sur coûts respectifs du m² France / Allemagne). Et nos concitoyens se retrouvent à la tête de biens qu'on décrète comme non conformes et nos concitoyens vont encore payer des taxes ou des malus, "salauds de propriétaires" qu'ils sont de consommer autant d'énergie. L'aristocratie politicarde parisienne s'amuse à piéger ses serfs, dont elle n'a d'ailleurs besoin que le jour des élections.

Aloyse | 24 janvier 2013 à 14h57
 
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@ ECOLO-LOGIQUE oui ....le probléme est que le risque zéro n'existe pas !!! et on peut comprendre les anti nucléaires sur ce fait ...enfin c'est mon cas ...hors mis ça, le nucléaire est certainement l'énergie la plus propore et la plus performante économiquement et écologiquement aujourd'hui .
le probléme est que pour dimuniuer le nucléaire la solution miracle est l'éolien industriel combiné avec des nouvelles centrales thermiques notamment ...!!!! le solution est faussse et totalement inefficace évidemment ...pire on assiste a un massacre de notre espace et de l'environnement ...+ des émissions de co2 en + ...+ encore plus de dépendance énergétique ....bref stupide
avoeugment , manipulation , mafia , gavage , business , clientélisme politique ..consommateurs et écologistes trompés ..qu'en pensez vous ?
qu'elles sont les autres orientations possibles ?
l'utilisation de tous ces muillliards pour l'éolien ! ?

poisson | 24 janvier 2013 à 15h08
 
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On dirait que beaucoup de cerveaux ont été lavés par le lobby anti-éolien.
Un simple regard sur le site éco2mix de RTE, qui fournit le mix énergétique de production élec en temps réel, suffit pour se rendre compte que éolien ou pas éolien, il y a EN PERMANENCE plusieurs milliers de MW d'élec produite au charbon et au gaz.
Donc tout ce que l'éolien produit réduit d'autant cette production fossile et les émissions de CO2 associées.
On est encore loin du stade où la capacité éolienne installée impliquera d'augmenter la capacité thermique (RTE l'évalue à 20 000MW d'éolien installé, alors qu'on en était péniblement à 7000MW à fin 2012).

Alix24fr | 24 janvier 2013 à 17h19
 
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@ Alix24fr faux ...pour le dannemark oui ....en France non ...on réduira éventuellement le nucléaire en multipliant en parallèle les centrales thermiques mais pas les émissions de co2 bien au contraire ! c'est mathématique .
nous sommes dans une mauvaise statégie et des mauvais choix pour le future .
on parlerait de développement massif de la géothermie ..ou même de l''hydrolien déja plus régulier ...alors oui ...mais avec le couple éolien centrale thermiques ...non ..c'est un non sens économique et surtout écologique ...une véritable tromperie

poisson | 24 janvier 2013 à 18h14
 
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A l'attention de Alix 24
Un lobby c'est un groupe d'intérêts qui cherche à obtenir ou à conserver des avantages financiers et économiques sans se préoccuper des nuisances induites : voir les pesticides, les engrais, l'élevage intensif, les additifs alimentaires toxiques, les céréaliers, ... .
Dans le cas des éoliennes les lobbies sont ceux des industriels qui cherchent à obtenir des pouvoirs publics des avantages exorbitants pour réaliser des profits financiers en détruisant patrimoine, paysages, environnement, qualité de vie, ... .
Les anti-éoliens ne cherchent pas de profits, ils souhaitent simplement
préserver leur environnement, éviter le saccage des paysages, conserver la qualité de vie qui attire les touristes du monde entier ... .
Le vrai problème est celui du dérèglement climatique, l'accroissement de la température moyenne suit celui du CO2, qui suit lui-même celui du PIB.
La limitation des gaz à effet de serre est la priorité que refuse les principaux pollueurs : Chine, USA, Inde ...
En termes d'émission de CO2 la France est un pays vertueux grâce aux centrales nucléaires et 'hydrauliques. Il n'y a pas urgence à développer
l'éolien et le photovoltaïque, il vaut mieux aider le développement les économies d'énergies (isolation) et la géothermie, d'autant plus que ces
activités ne sont pas polluantes, n'agressent pas le cadre de vie, créent
des emplois et ne creusent pas le déficit commercial.
Il faut choisir les bons outils sans sectarisme !

ECLO-LOGIQUE | 24 janvier 2013 à 21h37
 
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Personne n'a tout à fait tort dans ce débat.
Les effets pervers des énergies, certes renouvelables, mais aussi intermittentes, sont connues. Pour assurer à tout moment une production égale à la consommation, il faut des centrales qui démarrent instantanément, à gaz essentiellement.
Mais le nucléaire a aussi un effet pervers. Il n'est pas intermittent, bien au contraire, mais il n'est pas du tout modulable. C'est le Titanic de l'énergie : Il ne peut ni freiner ni accélérer.
Le lobby nucléaire, si puissant en France, est responsable du développement, unique au monde, du chauffage électrique direct. Plutôt que d'ajuster la production à la consommation, on a tenté d'ajuster la consommation à la production en promouvant les chauffages à accumulation et autres cumulus. En vain puisque "La part thermosensible a représenté en moyenne 40% de la consommation" . Les PAC air-air ont effectivement un autre effet pervers, qui est leur baisse de rendement par température extérieure très basse, accentuant ainsi la pointe. Par contre je m'étonne que certains puissent écrire « Pourquoi ne pas interdire les radiateurs électriques (de type grille pain) de rendement inférieur à 60% ». Sans être un thermicien professionnel, il me semble que tout Kwh électrique consommé par un radiateur produit 1 Kwh de chaleur, quelque soit le système, grille pain, rayonnant ou à bain d'huile. La différence d'efficacité ne tient qu'à la finesse de la régulation, qui ajuste la température au besoin, où à la stratif

Vaubourg | 25 janvier 2013 à 09h15
 
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Si je puis me permettre, une chose me semble curieuse :
Certains intervenants, écolo jusqu'aux yeux, souhaitent interdire le chauffage électrique.
OK...
Quoi d'autre à la place ?
Bois ?
Fuel ?
Charbon ?
Je rappelle tout de même que le chauffage électrique est non polluant, du moins dans sont utilisation finale.
Le problème reste celui du moyen de production de l'énergie électrique.
Essayons de sortir des caricatures, mais tant que le programme ITER n'a pas donné les résultats escomptés, le seul moyen logique, efficace et efficient dont nous disposions pour produire l'énergie électrique est le nucléaire.
Quoique l'on puisse en dire, des énergies intermittentes seront toujours accompagnées de moyen de production à démarrage rapide pour palier à leurs carences.
Hélas, ces moyens sont polluants...
Donc, de dire que ces ENR intermittente ne sont pas polluantes est faux, elles le sont dans leur principe.
La question est :
Qui donc peuvent-elles intéresser ?

Tireman | 25 janvier 2013 à 10h21
 
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Un certain consensus semble se dégager contre le chauffage électrique.OK on supprime le chauffage électrique.

À la place on met quoi ? Du fuel, du gaz, du charbon ? Tout du fossile, non renouvelable et transformé en CO2.
Du bois ? Imaginons nos villes chauffées au bois...Chaudières (ou autre installation), transport (même hors heures de pointes), utilisation et gestion des cendres à enlever...
Le crime n'est pas de transformer l'électricité en chaleur : l'électricité ça se fabrique, ça se renouvelle.
Le crime est de transformer du pétrole en chaleur. Chaque goutte de pétrole brûlée est une goutte à jamais perdue pour un moteur. Un crime que ne nous pardonneront pas les générations futures. Idem pour le gaz, mais à moindre degré, c'est vrai.
Quand j'étais petit, le charbonnier vidait annuellement ses sacs de charbon par le soupirail de la cave. Une époque qui n'était pas belle du tout. Un chauffage électrique, c'est nettement mieux.
Je conseille aux anti chauffage électrique de faire l'essai du charbon et...de bien respirer l'air ambiant. Le bon vieux temps du smog londonien où les aveugles étaient les seuls capables de se diriger...
Évidemment la nécessité des économies d'énergie, notamment de chaleur par les moyens que l'on sait, à défaut de pouvoir (savoir ?) les concrétiser.
L'éolien est bien sympa (sauf quand il fout le paysage en l'air) mais beaucoup trop aléatoire donc condamné à une position marginale.
Des évidences qu'on a honte de rappeler parce qu'...évident

micocharly | 25 janvier 2013 à 10h43
 
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Comment le Japon fait t'il pour se passer de ses centrales nucléaires ?
L'intérêt du nucléaire est dans le militaire, en termes de dissuasion.
Pour les applications énergétiques au stade actuel de la technologie, cela ne semble plus très rentable. Ce l'était pendant les 30 glorieuses, quand l'industrie se développait en France. La croissance industrielle est ailleurs et ce n'est pas uniquement un KWh sous payé qui la fera revenir.
De toute manière le bilan dans quelques années : soit on est énergétiquement compétitifs et on vendra du KWh nucléaire à l’Allemagne, soit on a tout faux en ne misant que sur l'Atome et on aura le KWh le plus cher d’Europe.
Il faut faire au mieux pour l'ensemble de la population, en integrant le prix du risque dans le calcul.

Velka | 25 janvier 2013 à 11h57
 
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Très bonne question :
"Comment le Japon fait t'il pour se passer de ses centrales nucléaires ?"
En redémarrant ses centrales à charbon, tout simplement...
Tout comme le fait l'Allemagne, à qui nous vendons justement de l'électricité nucléaire...
Mais enfin, la solution de l'éolien, par exemple, est une voie pour voir revenir ces petits métiers si pitoresques, comme le livreur de charbon si bien décris par "micocharly"... (^^)

Tireman | 25 janvier 2013 à 12h09
 
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Il me semble qu'il y a plusieurs aspects du débat qui sont omis dans les réactions à cet article :
1) supprimer le chauffage électrique signifie le remplacer par autre chose (sauf à ne plus se chauffer du tout). Cet autre chose pourrait être le chauffage au bois, qui a le vent en poupe semble-t'il. Or le chauffage bois individuel se base certes sur une ressoucre renouvelable, mais représente également une source significative de polluants atmosphériques (voir sur internet ou sur Actu Environnement l'article https://www.actu-environnement.com/ae/news/etude_ineris_pollution_air_chauffage_bois_8441.php4)
2) le kWh électrique français semble relativement peu cher, mais l'ensemble des coûts de la filière ont-ils bien été internalisés ? Quid du risque d'accident nucléaire risquant de contaminer toute une région ? Quid des centrales nucléaires en fin de vie impossibles à démanteler (confère le cas de Brennilis ) ? Quid des déchets nucléaires à très longue durée de vie qu'il va falloir surveiller pendant des millénaires ? Payons-nous donc le VRAI coût du nucléaire ???

rico38 | 25 janvier 2013 à 16h40
 
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micocharly nous fait une description , trés imagée et on ne peut plus réaliste ...vraiment super . j'ajoute que pour en avoir parlé avec un ami Américain , la combustion du bois devient interdite dans certains Etats ...because co2 !!! En france !!!
donc vive le chauffage électrique ...reste à trouver des technologies sérieuses et efficaces pour produire plus d'électricité ...dans la mesure ou on veut diminuer le nucléaire ...c'est certainement pas les éoliennes a la production trés aléatoire et au rapport espace utilisé / kwh produit catstrophique qu'on va avancer . ...il faut que la France mise sur autre chose ...pour ma part je pense à l'hydrolien ....et surtout beaucoup plus de moyens popur la recherche ...les millliards seraient là beaucoup plus rentables à terme !!!!
Il faut bien entendu aussi tout faire pour réduire le gaspillage ...mais encore faudrait il en donner les moyens aux plus modestes et aussi contrôler les acteurs intervenants ! car là aussi, les flibustiers pullulent

poisson | 25 janvier 2013 à 17h12
 
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Les prévisions démographiques estiment la population mondiale en 2023 à 8 Milliards habitants (7 Mds à fin 2011) soit une progression d'environ 200.000 habitants par jour, qui nécessitera une production supplémentaire de 400 à 500 Mégawatts par jour !
Si on utilise les énergies fossiles, productrices de CO2, le réchauffement climatique s'amplifiera. c'est ce qui se produit avec un charbon abondant et bon marché, l'exploitation du gaz de schiste,et bientôt les sables bitumineux.
Comme on ne peut pas résoudre le problème avec le soleil et le vent, il reste les moyens propres : économies nucléaire, geothermie .
Quand les Etats décideront de faire quelque chose, ce sera trop tard
car si on arrêtait l'émission de CO2 il faudrait plus de 50 ans pour neutraliser les émissions de gaz à effet de serre accumulées à ce jour

ECOLO-LOGIQUE | 25 janvier 2013 à 18h19
 
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A mon sens, sortir du nucleaire se fera peu à peu, sur 25-30 ans, et ce sera une bonne chose,même si le cout du demantellement des centrales , du traitement des déchets sera un fardeau pour nos enfants et petits enfants.On va en sortir car ,en plus des risques inhérents au nucléaire, l'aspect financier penchera de + en + en faveur des renouvelables.Bien sûr, la meilleure enrgie etant celle non consommée, il faut commencer par ,isoler, reduire les pertes en ligne.
Par ailleurs la solution future sera plurielle et decentralisée.
Voir les excellents sites global-chance et negawatt

obelix | 26 janvier 2013 à 10h31
 
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sans solution se stochage, l'éolien et le solaire en France c'est du faux ...trés mauvais choix des véritables usines à gaz et cahrbon et comme dit ECOLO-LOGIQUE
"Quand les Etats décideront de faire quelque chose ( j'ajoute de véritablement réfléchi ) , ce sera trop tard
car si on arrêtait l'émission de CO2 il faudrait plus de 50 ans pour neutraliser les émissions de gaz à effet de serre accumulées à ce jour"

poisson | 28 janvier 2013 à 10h33
 
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l'écologie mondiale se fait avoir ....grave !!!
"Coal is making a remarkable comeback in Europe" - european energy review
Les choix de technolies comme l'éolien ou le solaire en France et en Allemagne y sont pour beaucoup !
ECOLO-LOGIQUE a raison

poisson | 28 janvier 2013 à 12h04
 
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