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Les constructeurs automobiles doivent accentuer leurs efforts vers le tout électrique, selon T&E

Une étude de la Fédération européenne pour le transport et l'environnement (T&E) s'est penchée sur l'aptitude des constructeurs automobiles à passer à l'électrique d'ici 2030. Résultat : seuls deux d'entre eux semblent réellement prêts à passer le cap.

Transport  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

« Les constructeurs français ont récemment annoncé des objectifs relativement ambitieux en matière d'électrification, note Diane Strauss, directrice France de la Fédération européenne pour le transport et l'environnement (T&E).  Ces objectifs ne se reflètent pas encore dans les plans de production et laissent la porte ouverte à la production d'hybrides rechargeables, qui émettent bien plus sur la route qu'affiché officiellement ».

Un rapport commandé par l'association s'intéresse à la portée des engagements et aux plans de production des véhicules électriques de grands constructeurs européens. L'idée pour T&E ? Estimer si le secteur atteindra ses objectifs climatiques en limitant l'offre de véhicules à moteur thermique. Et dans quelle mesure la réglementation - avec des normes d'émissions plus restrictives – pourra y contribuer.

Plus de la moitié des véhicules produits seront électriques en 2030

T&E relève dans son rapport que la production des véhicules électriques devrait passer d'environ 7 % (un million d'unités) en 2021 à 25 % (3,3 millions) en 2025 pour atteindre un peu plus de la moitié des voitures en 2030 (6,7 millions). « L'Allemagne, l'Espagne et la France devraient être les plus gros producteurs de véhicules électriques à batterie en 2030, pointe T&E. Tandis que la Slovénie, la Slovaquie et la République tchèque auront la plus grande production par habitant ». En France, onze véhicules électriques devraient être produit pour 1 000 habitants d'ici là.

   
© T&E
 
   
Au niveau national, les trois constructeurs susceptibles de produire les véhicules électriques sont Renault, Stellantis et Toyota. Renault devrait produire un peu moins de la moitié de la production et Stellantis et Toyota occuperaient les deuxième et troisième positions. Au final, les véhicules thermiques représenteront le quart de la production nationale tandis que les véhicules hybrides rechargeables (PHEV) et les hybrides (VEH) complèteront le mix de production.

Si le Royaume-Uni a indiqué vouloir mettre fin à la vente de nouveaux véhicules thermiques, les véhicules électriques ne devraient pas dépasser le quart de sa production totale en 2030. Les voitures thermiques devraient représenter la même part. Au final, ce seront les véhicules hydrides qui devraient tirer leur épingle du jeu et atteindre près de 40 % de la production outre-manche.

Volvo et Volkswagen misent sur l'électrique

Pour évaluer la cohérence entre les annonces, les plans de production et les objectifs de vente, T&E a souhaité classer les constructeurs grâce à un index. Ce dernier repose sur deux catégories principales : l'ambition de vente lors de la prochaine décennie et la stratégie européenne (par exemple l'accompagnement au déploiement d'infrastructures de recharge électrique).

Au final, Volvo et Volkswagen arrivent en tête du classement. « Volvo semble être l'équipementier avec la stratégie globale la plus cohérente et la plus appropriée avec 70 points sur 100, indique le rapport de T&E. Le constructeur suédois s'est engagé à devenir un constructeur de voitures entièrement électriques d'ici 2030. Il est également très impliqué dans l'approvisionnement éthique des matériaux de batterie et dans l'économie circulaire ».

Volkswagen obtient le même nombre de point mais arrive en seconde position du fait d'un objectif de vente plus modeste. « Malgré la cible de vente de véhicules électriques plus modeste de 60 % en 2030, le groupe allemand a le meilleur plan industriel », souligne toutefois le document. Il s'engage dans la transition industrielle avec six « gigafactories » prévues (…) le déploiement de deux plateformes véhicules électriques à batteries dédiées et des investissements dans les solutions énergétiques et de recharge via sa filiale Elli ».

Si Ford vise également l'électrification de sa flotte d'ici 2030, son plan en regard n'est pas adapté mais d'après T&E. « BMW, Jaguar Land Rover, Daimler et Toyota sont les plus mal classés, avec peu d'ambition et aucun plan pour concrétiser un avenir électrique », situe également T&E.

Pour l'association, les constructeurs mais également la réglementation doivent mettre la barre plus haute. « Si l'on veut que les constructeurs automobiles redoublent d'efforts pour produire suffisamment de voitures électriques abordables pour décarboner d'ici le milieu du siècle, les instances européennes doivent fixer des objectifs contraignants en matière d'émission de CO2 des voitures dans la prochaine décennie, l'idée étant d'atteindre deux tiers de voitures totalement électriques d'ici 2030, et la totalité d'ici 2035 », indique-t-elle.

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