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Une consultation sur l'élargissement des interdictions d'usage des pesticides

L'association Eaux et Rivières de Bretagne propose de classer l'ensemble des zones agricoles, les forêts publiques et les aires d'autoroute alors que la FNSEA estime que le dossier est clos.

Agroécologie  |    |  Agnès Sinaï  |  Actu-Environnement.com
Une consultation sur l'élargissement des interdictions d'usage des pesticides

Une consultation du public est en cours auprès du ministère de la transition écologique jusqu'au 16 août prochain, afin de recueillir les avis sur l'élargissement des interdictions d'usage de pesticides dans les zones non-agricoles.

Le projet de texte prévoit l'interdiction des pesticides, à partir du 1er juillet 2022, dans ou sur les zones d'habitation tels que les jardins des copropriétés et parcs et jardins privés, les résidences hôtelières, les campings, les jardins familiaux, les parcs d'attractions, les zones commerciales, les lieux de travail, les cimetières, les établissements d'enseignement, et les établissements de santé, les établissements sociaux et médico-sociaux, les domiciles des assistants maternels. Les équipements sportifs sont également concernés.

Eaux et rivières de Bretagne signale que ce projet omet les voies de chemin de fer, les forêts publiques ou privées, les autoroutes et leurs aires par exemple. L'association demande la fin de l'usage des pesticides de synthèse pour tous les utilisateurs au plus tôt (et avant 2025).

Elle propose que la liste des lieux faisant l'objet d'interdiction d'usage de pesticides soit complétée par les espaces naturels et forestiers à vocation naturelle classés N dans les documents d'urbanisme, les espaces boisés classés (EBC), les espaces agricoles, en priorité les zones humides (prairies humides ou alluviales, landes humides, marais...).

Pour la FNSEA, représentée par Christian Burlin, vice-président de la commission environnement en charge de la protection des cultures, « le dossier a déjà été traité dans la loi Egalim et dans les arrêtés de décembre 2019 ». La question des zones de non traitement aux abords des riverains a été débattue dans le cadre des Etats généraux de l'agriculture qui ont précédé l'élaboration de la loi.

Pour mémoire, la loi prévoit que les substances à caractère cancérogène, mutagène, reprotoxique ou perturbateur endocrinien imposent une distance de sécurité de dix mètres avec les lieux d'habitation. De même pour les cultures hautes telles que l'arboriculture et les petits fruits. La zone de non traitement (ZNT) doit faire cinq mètres de large pour les autres utilisations agricoles et non agricoles. M. Burlin précise que « si on utilise des buses antidérive (matériels particuliers qui jouent sur les gouttelettes de pulvérisation, ndlr), la distance peut être réduite à trois mètres ».

Réactions15 réactions à cet article

 

Pour les pesticides on a été un peu trop loin, récoltes de maïs et de betteraves sucrières divisées par deux avant même une solution éprouvée, ces produits ne sont plus en vente pour les particuliers et les non agriculteurs, du coup les espaces d'autoroutes ou de LGV sont devenus les zones préférées des incendies, l'écologie niveau-1!
On connait bien le processus de la mort des abeilles, quand elle voient un champ de tournesol avec 1000 fleurs par fleur c'est une récolte monstrueuse qui vient, et le poison de l'année d'avant qui suit, donc choisir de ne plus cultiver de tournesol ou le maïs est passé jusqu'à 3 ans avant.

pemmore | 13 août 2020 à 10h06
 
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Bien sûr le lobby agro-industriel, FNSEA en tête, continue à mener obstinément une guerre de tranchée en défendant pied à pied son modèle toxique et ses intérêts financiers, dont les citoyens paient doublement le prix, sur leur santé d'abord (en expert sanitaire, la FNSEA nous déclare doctement qu'au-delà de 3m un produit cancérigène perd son pouvoir de nuisance… ça nous rappelle le nuage de Tchernobyl !), sur nos impôts ensuite, puisque toutes les subventions de l'agro-industrie sont alimentés par les fonds de l'Etat et de l'Europe (à ce titre, les citoyens Européens autres que Français seraient habilités à réclamer des comptes…)

Basil Beck | 13 août 2020 à 12h10
 
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Lorsqu'il s'agit d'exiger - et d'obtenir d'un ministère de l'agriculture aux ordres et veule - des dérogations à des interdictions d'emploi de certains pesticides particulièrement toxiques (exemple flagrant des néonicotinoïdes en cultures intensives de betteraves), le dossier n'est en revanche jamais clos pour la FNSEA !

Pégase | 13 août 2020 à 12h10
 
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A propos de néonicotinoides et de betteraves, je visionnais en début de semaine un reportage télé opposant un forcément méchant pro-pesticide à un forcément gentil pro-permaculture, tous deux exploitants de champs de betteraves, avec en fond de reportage une fenêtre sur l'industrie sucrière...... sauf que le pro pesticide élevait des betteraves sucrières (blanches) et le pro-permaculture des betteraves rouges (légumes).... deux types d'espèce et deux types de destination d'utilisation différentes..... info-gag mais qui passait à 13h, dommage la crédibilité. Pour ce qui concerne les zones d'épandage, ne pas oublier que quelque soit la distance réglementaire, la tendance constatée actuellement est que ce sont les habitations qui viennent sur les champs, et pas l'inverse. A mon sens, quand bien même la nuisance chimique des pesticides ne saurait être contestée, la nuisance des constructions (notamment au niveau de l'étalage urbain) est loin d'être anodine pour l'environnement, même si c'est sur un autre aspect..... avec comme dénominateur commun l'agriculteur puisqu'à la base, c'est lui qui vend les terrains aux promoteurs, donc quelquepart c'est lui qui se tire une balle dans le pied.

nimb | 13 août 2020 à 14h12
 
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Le cheval ailé aurait il des œillères a toujours taper sur les paysans?
L'UICN s'allie avec Syngenta, un des principaux producteurs d’insecticides.
" La vénérable organisation de défense de la biodiversité, dresse un sombre état des lieux de la situation des bourdons d’Europe, importants pollinisateurs /…/« Le changement climatique, l’intensification de l’agriculture et les changements dans l’utilisation des terres agricoles sont les menaces principales auxquelles ces espèces sont confrontées", précise l’UICN. Hé oui, rien sur les pesticides et pourtant : « Je n’ai jamais vu jusqu’à présent d’éléments clairs liant les déclins de bourdons et d’abeilles au changement climatique », ajoute Dave Goulson, professeur à l’université du Sussex (Royaume-Uni) et spécialiste de la biologie des pollinisateurs.
Les solutions proposées par l’UICN pour protéger les pollinisateurs sauvages sont précisément celles préconisées par les industriels de l’agrochimie . A aucun moment, l’UICN n’évoque la restriction d’usage de certains produits phytosanitaires.

ouragan | 13 août 2020 à 15h09
 
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ouragan: il ne vous vient pas à l'idée que l"intensification de l'agriculture" est liée à l'usage des pesticides ? Vous prenez vraiment des vessies pour des lanternes! Avoir le culot de dire que L'UICN s'allie avec les producteurs de pesticides! Ce n'est pas parce que vous n'avez aucune connaissance scientifique que cela vous autorise à délirer. Jusqu'où laissera t-on les internautes dire n'importe quoi sur ce site ? Je croyais qu'il y avait une modération, là ça passe les bornes.

gaïa94 | 13 août 2020 à 16h32
 
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Inutile d'argumenter , la FNSEA est maître du ministère , toutes les preuves butent sur la volonté politique de ce gouvernement inféodé à ce lobby .

sirius | 13 août 2020 à 18h25
 
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Et hop !, dès qu'on remet en cause les pratiques de l'agriculture intensive gourmande en intrants et polluante, ses défenseurs zélés mettent invariablement en avant une odieuse atteinte aux "paysans", ceux-là mêmes que ce modèle agricole s'emploie à faire disparaître. Toujours cette fumeuse confusion savamment entretenue. Ca a plutôt bien fonctionné jusqu'à présent mais de moins en moins de gens portent ce genre d'"oeillères", voyez-vous ouragan. Vos propos sont en revanche très clairs quant au modèle agricole que vous défendez réellement, manifestement assez éloigné du paysan là-haut sur la montagne gardant ses brebis que vous nous décrivez si souvent.
Que l'UICN, faute de financements suffisants des états, se sente obligée d'accepter le blé enrobé de Syngenta et se mette des "oeillères" de circonstance, ça la regarde (ce qui ne signifie par non plus qu'elle "s'allie" avec ce groupe de phytos, soit-dit en passant). Et surtout, cela n'enlève en rien aux faits concernant l'impact avéré et de mieux en mieux documenté de bon nombre de pesticides sur la biosphère (c'est même leur raison commerciale d'être !), ne vous en déplaise.

Pégase | 13 août 2020 à 18h35
 
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En accord complet avec votre démarche .En tant que faucheurs volontaire , je m'associe à votre combat , et vous propose d'aller plus loin non violemment et dans force qui nous anime .
Ils sont puissants , et nous sommes déterminés. Prouvons leur !!

Mathuzin | 13 août 2020 à 21h03
 
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Pauvre "idiots utiles", voici le texte officiel : L’Union internationale pour la conservation de la nature publie son évaluation de l’état des hyménoptères sauvages d’Europe, en même temps qu’elle discute d’un partenariat avec l’agrochimiste suisse. Au risque de voir son travail examiné à la loupe.
C’est un communiqué d’apparence anodine, rendu public le 2 avril par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). La vénérable organisation de défense de la biodiversité, célèbre pour le maintien de sa « liste rouge » des espèces menacées, y dresse un sombre état des lieux de la situation des bourdons d’Europe, importants pollinisateurs :
« Le mot “pesticide” n’apparaît qu’une seule fois dans le communiqué et encore au cinquième paragraphe, dans une citation attribuée à un responsable européen »,
Les solutions proposées par l’UICN dans son communiqué pour protéger les pollinisateurs sauvages sont précisément celles préconisées par les industriels de l’agrochimie : « mise en place de bordures et de bandes-tampons autour des terres agricoles riches en fleurs » et « préservation des prairies ». A aucun moment, l’UICN n’évoque la restriction d’usage de certains produits phytosanitaires – solution pourtant déjà partiellement mise en place au niveau européen, avec le moratoire en vigueur depuis décembre 2013, notamment sur trois molécules dites « néonicotinoïdes ».

ouragan | 13 août 2020 à 22h23
 
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Message à Ouragan.
C'est qui les "pauvres idiots inutiles ? De quelle "utilité" parle tu ?
Mathuzin

Mathuzin | 14 août 2020 à 12h12
 
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ouragan: n'extrapolez pas ! Gardez toujours un œil objectif et n'interprétez pas, c'est tout ce que l'on vous demande, l'UICN ne peut que s'en remettre à ce qu'il lui est possible de faire et de demander, dans la mesure du possible actuel, ce qui ne veut en aucun cas dire qu'elle s'allie avec les tueurs.

gaïa94 | 14 août 2020 à 13h24
 
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En tout cas cette année, par rapport aux précédentes, on n'a pas manqué de bourdons 4/ou 5 races, de tout petits à très gros, idem les abeilles, plusieurs races à miel, des charpentières, des toutes petites, des frelons européens, 2 variétés de guèpes, une est stupéfiante, elle pose bien à plat sur l'eau en s'étalant au maximum fait le plein et décolle, une guèpe canadair en quelque sorte, puis des grosses mouches butineuses en début de floraison.
Et les cerises une cata tellement il y en a eu

pemmore | 14 août 2020 à 13h45
 
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Que pensent les défenseurs acharnés de l'agriculture intensive, manifestement toujours très au fait de ce qui se passe à l'autre bout de la planète et qui voient de l'agribashing partout, du sort qui est réservé à un couple de maraîchers bio des Bouches-du-Rhône, Tristan et Oriane Arlaud, par leurs voisins professionnels ? Ils subissent diverses atteintes organisées au glyphosate à leur production AB et là, tout récemment, l'homme a été gravement intoxiqué au glyphosate répandu un nième fois par des malfaiteurs, ce qui lui a valu un hospitalisation (lire https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/08/14/un-agriculteur-intoxique-des-cultures-detruites-une-exploitation-bio-detruite-au-glyphosate-dans-les-bouches-du-rhone_6048990_3244.html). "Cerise sur le gâteau", les diverses plaintes déposées par le couple ont été classées sans suite. On se demande à quoi peut bien s'occuper la vaillante brigade Démeter de la Gendarmerie, créée l'an dernier sur ordre des FNSEA et JA... ?!
Le voilà, le vrai visage de l'agriculture intensive poussée par certains fondamentalistes : hostile, agressif, dangereux pour autrui et parfaitement intransigeant avec tout autre modèle susceptible de le remettre en cause.
Basta !!!

Pégase | 14 août 2020 à 22h41
 
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Es qualité d' "idiot utile", je me dois de remercier ouragan de nous rappeler la tentative (fort heureusement avortée en autre grâce à la vigilance de la Task Force on Systemic Pesticides) d'entrisme du groupe Syngenta au sein de l'UICN.
Et de conseiller à tout un chacun la lecture très instructive de cet article (lire à https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/08/29/la-confrerie-des-insectes-ces-scientifiques-independants-qui-enquetent-sur-la-disparition-des-abeilles_5504190_3244.html) sur le livre publié l'an dernier par Stéphane FOUCARD, journaliste (honni des adeptes du tout chimique, gage supplémentaire donc de son sérieux et de son professionnalisme) au quotidien Le Monde, sous le titre "Et le monde devint silencieux".
Tout y est. On constate que les firmes de l'agrochimie utilisent les mêmes ficelles que l'industrie du tabac pour générer un écran de fumée, noyer le poisson et rechercher à s'octroyer auprès d'instances internationalement reconnues dans le domaine de la protection de la nature une respectabilité qu'elle n'ont bien évidemment pas, tout cela pour continuer du mieux et le plus longtemps possible leur lucratif business toxique.
Plus manichéen, cynique et vénal que ces industries, tumeur !

Pégase | 14 août 2020 à 23h35
 
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