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Chauffage au bois : un plan d'actions pour réduire les émissions polluantes

Energie  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Jusqu'au 30 avril, le ministère de la Transition écologique consulte le public sur son projet de plan d'actions pour un chauffage au bois domestique « performant ». Ce plan d'actions vise à réduire de 50 % entre 2020 et 2030 les émissions de particules fines (PM 10, PM 2,5 et PM 1) issues du chauffage au bois domestique.

Ainsi, le plan d'actions comprend onze mesures pour réduire leur impact sur la qualité de l'air. Il prévoit notamment d'accélérer le renouvellement des vieux appareils. Sur la période 2021-2025, l'objectif du ministère est de remplacer 600 000 appareils non performants via l'installation de poêles à bûches ou granulés performants (100 000 par an) et l'installation d'inserts dans les foyers ouverts (20 000 par an). « Ce rythme de remplacement des appareils permettra in fine une diminution de 6 000 tonnes d'émissions annuelles de PM 2,5, soit une baisse de 12 % des émissions annuelles du secteur du chauffage au bois par rapport à 2020 (environ 50 000 t) », estime le ministère. Il s'appuie sur les données établies par le Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa).

Pour atteindre ces objectifs, la contribution de l'Agence de la transition écologique (Ademe) sera abondée au fonds Air Bois de 3 à 6 millions d'euros supplémentaires par an. Soit 15 à 30 millions d'euros au total sur les cinq prochaines années afin de garantir des « fonds suffisants » pour le remplacement des équipements de chauffage au bois jusque 2026. Il s'agira ainsi de soutenir le changement de 5 000 appareils par an, contre 3 000 actuellement. Le fonds Air Bois sera plus particulièrement ciblé vers les ménages modestes et très modestes, et pour accélérer l'installation d'inserts dans les foyers ouverts.

Les équipements performants labellisés « Flamme verte 7 étoiles » sont éligibles à toutes les aides (fonds Air Bois, MaPrimeRénov' et certificats d'économie d'énergie (CEE)). Le ministère prévoit en outre de faire évoluer ce label « pour permettre aux équipements beaucoup plus performants que la réglementation d'être reconnus ».

Le ministère va également renforcer les plans de protection de l'atmosphère (PPA) qui ont pour objet de ramener la concentration en polluants dans chaque zone concernée à un niveau conforme à la réglementation. Le projet de loi climat envisage, dans les zones PPA, de prendre des mesures adaptées au territoire d'ici le 1er janvier 2023, afin de réduire de 50 % les émissions de PM 2,5 issues du chauffage au bois à l'horizon 2030 par rapport à la référence 2020.

Réactions13 réactions à cet article

 

Dans le LOT , où une étude ATMO a démontré en 2016 que la pollution particulaire était identique à celle de Toulouse, essentiellement liée à la combustion du bois , l'hiver, et à l'agriculture , l'été ,les chaufferies collectives , parsemées dans les villages , appartenant au SYDED mais aussi à des collectivités , ne sont toujours pas équipées d'électrofiltres ou de filtres à manches pour les mettre aux normes de pollution qui est de 50mg/Nm3 au lieu de 150mg/Nm3 , voire plus.
De plus , toutes ces chaufferies sont situées à proximité des maisons de retraite , ou des écoles primaires qui sont des personnes fragiles soit parce que ayant des pathologies cardio-respiratoires, soit pour les enfants, dont l'appareil respiratoire est mature vers 9 ans , qui développeront pour 30% d'entr'eux des pathologies respiratoires ( asthme, etc.) .C'est une étude européenne APHEKOM qui l'a démontré.

Hélas, le département du LOT, ne fait rien et continue à bruler dans ces chaufferies collectives des résidus de bois très polluants comme les palettes, les écorces ( 30% de métaux lourds en plus), ce qui n'est pas le cas des particuliers qui brûlent soit des buches de chêne soit des granulés.

Dans le LOT, quelle est la maison qui se chauffe encore avec le "cantou"? En effet ce dernier, serait responsable de la pollution particulaire selon l'agence locale de l'énergie!

LILI | 13 avril 2021 à 09h59
 
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Pour me chauffer au bois bûche avec un poêle de bonne qualité labellisé Flamme verte, de même pour mes plus proches voisins, je dois avouer qu'il ne fait pas bon en respirer les fumées lorsque le vent les rabat. Pourtant, le ramoneur qui passe chaque année me fait remarquer qu'il n'extrait qu'une modeste quantité de bistre, goudrons et autre suies du conduit, preuve selon lui que la combustion est correcte. Je n'utilise que du bois bien sec, principalement de feuillus et lance la flambée selon la méthode de l'allumage inversé avec un allume feu en laine de bois et cire végétale (très efficace, visuellement tout du moins, sur l'aspect opacité des fumées émises et sur la montée en température progressive mais massive du chargement de bois).
Cependant, le système de chauffage le plus sain demeure celui basé sur les apports solaires passifs.

Pégase | 13 avril 2021 à 10h56
 
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Le ministère prévoit en outre de faire évoluer ce label « pour permettre aux équipements beaucoup plus performants que la réglementation d'être reconnus ». Ne faudrait-il pas commencer par renforcer considérablement la réglementation, beaucoup trop laxiste ? Rappelons que le bois-énergie est la source d'énergie de combustion de loin la plus polluante avec le charbon. la performance des équipements est une chose, mais ne règle que peu la question des émissions. Seule la filtration efficace et entretenue peut faire évoluer la situation. C'est ce qu'impose la Suisse depuis environ 10 ans pour de simples appareils domestiques en zone polluée.

Gabriel Ullmann | 13 avril 2021 à 13h34
 
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La performance des poêles et inserts s'améliore. Ceci étant , comme le souligne Pégase, faire un feu peu polluant est tout un art . Cet art mérite d'être propagé.
Il faut par exemple abolir le fonctionnement au ralenti. Les gros poêles de 15/20 kW n'ont aucune utilité , j'imagine mal le château ou la passoire permettant de faire travailler un tel engin à sa puissance nominale ou même à demi régime.
Je me chauffe au bois mais dans une maison isolée.

VD69 | 14 avril 2021 à 22h09
 
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Effectivement, VD 69, utiliser un poêle dont la capacité de chauffe est adaptée aux besoins est primordial. Il faut bien s'assurer que la puissance nominale correspond aux volumes à chauffer et ne pas se laisser embarquer par le boniment de certains vendeurs qui cherchent à vendre le plus gros poêle possible. Je me suis ainsi fait avoir avec un insert de 14kW, glouton et peu efficace, avant de comprendre mon erreur et de le remplacer par un poêle nettement plus performant de 7 kW.
De même, avant toute chose, une isolation performante du bâtiment doit être mise en place. C'est parfois complexe, coûteux au départ, risqué même si la pose est mal faite mais ce poste mérite une réflexion approfondie tant il est prioritaire.

Pégase | 15 avril 2021 à 10h05
 
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Nulle intention bien évidemment de stigmatiser ceux qui se chauffent partiellement ou entièrement au bois. Il faut juste savoir que la performance de l'équipement, en terme de rendement de combustion, est bien souvent indépendante de la pollution qui l'émet (contrairement aux affichages contraires). Tout simplement parce-que le bois à l'état naturel, par son système foliaire et racinaire considérable, stocke tous les éléments du sol et de l'air, dont les métaux lourds, les PCP précurseurs de dioxines (qui se forment lors du refroidissement des fumées et pas dans l'appareil), des radio-éléments, etc. Les ultrafines sont très nombreuses dans le bois incinéré, invisibles et ne laissent pas de traces apparentes sauf dans le sang où elles pénètrent facilement. Quand un appareil "performant" ne fait que très peu de cendres, où est donc passé tout le reste du bois consumé...? Dans l'air !

Gabriel Ullmann | 15 avril 2021 à 10h13
 
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" Ce qui est excessif est insignifiant". Monsieur Ullmann a certainement de réelles informations, de réels arguments à faire valoir. Pourquoi vouloir noyer les lecteurs dans des arguties uniquement destinées à ceux qui n'ont aucune culture environnementale? Les métaux lourds contenus dans les végétaux, leurs cendres et donc leurs fumées sont pour la plupart qualifiés d'oligo éléments pour souligner leur intérêt agronomique et donc écologique. C'est du recyclage, objet des contestables cultures sur brûlis. De même pour les radioéléments présents naturellement dans l'ensemble des minéraux et éléments chimiques naturels cf le carbone 14. "C'est la dose qui fait le poison".
Bien sûr l'argument commercial des poêles de qualité qui ne produisent que peu de cendres est fallacieux, le bois contient en moyenne 1% de cendres et la combustion d'une tonne ( ~2 stères) génère 10 kg de cendres c'est à dire une centaine de litres. Si on ne les retrouve pas dans le cendrier c'est qu'elles sont parti par la cheminée. Pour les pellets ce doit être supérieur du fait de l'importante proportion d'écorces chargées elles de 5% de cendres.

VD69 | 15 avril 2021 à 22h54
 
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Qualifier d'oligoéléments des métaux lourds rejetés puis inspirés, j'avoue que c'est une première. A vous suivre, il faudrait modifier la réglementation qui limite, indûment, les rejets de ces oligoéléments dans l'atmosphère pour les centrales collectives. idem pour les incinérateurs de déchets, avec une limite d'oligoéléments bien inférieure à celle qu'on tolère pour l'incinération du bois-énergie. Mais ce serait dommage car les oligoéléments c'est bon pour l'organisme. Encore un peu de mercure ? Quant au vieux concept "la dose fait le poison", je vous invite à revoir tous les principes de base quand il s'agit d'éléments qui se concentrent à vie dans l'organisme. Bref, je suis désolé, mais tout à revoir.

Gabriel Ullmann | 16 avril 2021 à 14h20
 
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Je découvre personnellement la notion de "métaux lourds " rejetés par la combustion du bois. J'aimerais en savoir plus et en particulier s'il s'agit d'un problème lié aux sols pollués , sites des forets en question, ou s'il s'agit de forets sur sites non pollués. Bien sûr des infos sur les métaux en question sont essentielles à la compréhension.

VD69 | 16 avril 2021 à 22h03
 
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Les métaux lourds sont des éléments naturels du sol et sous-sol, et pour les zones très polluées (surtout industrielles et routières) des polluants atmosphériques classiques. L'arbre capte tout. Il contient à l'état naturel tout le tableau périodique des éléments chimiques de Mendeleïev, dont presque tous les métaux lourds, mais aussi les éléments radioactifs (jamais analysés, sauf dans les cendres où on les retrouve en partie). La pollution par les métaux lourds par les émissions atmosphériques est un vraie problème, d'autant plus que certains métaux sont volatiles à ces températures (donc rejetés sous forme gazeuse et non filtrée) comme le mercure en totalité et le cadmium pour environ la moitié.

Gabriel Ullmann | 19 avril 2021 à 11h20
 
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pour répondre à VD9

Les affirmations de G.ULMANN sont celles d'un expert qui dénonce , comme d'autres, depuis longtemps la pollution liée à la combustion du bois : pour preuve cet article publié dans le MONDE en 2007 :
https://www.lemonde.fr/planete/article/2007/12/28/des-experts-denoncent-la-pollution-due-aux-chaufferies-a-bois_994192_3244.html

Il annonçait les 40 000 morts français liés à la pollution particulaire .

Je remarque que la diminution nette des transports pendant la pandémie COVID n'a pas entrainé une diminution nette du nombre des décès ce qui signifie que la pollution n'est pas que due au diesel !

Par ailleurs sachez que les écorces de bois contiennent 30% de métaux lourds en plus,par rapport au reste de la bûche .

Enfin, pourquoi ne pas faire comme en Suisse où tous les poêles à bois vendus ont un électrofiltre, depuis plus de 10 ans, et que les poêles plus anciens ont dû s'équiper d'électrofiltres.
La seule experience française concerne la ville de LYON qui a financé des électrofiltres: cela dure-t-il ?

Dans le LOT , depuis 2015, même dénoncé et prouvé par cette étude ATMO , aucune chaufferie collective située en plein bourg , n'est aux normes car équipée par aucun électrofiltre .

LILI | 19 avril 2021 à 14h18
 
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Au-delà de la question essentielle de la pollution engendrée par la combustion du bois, il me semble que celle des impacts de l'abattage des ligneux pour les brûler est très souvent éludée, fait qui ne doit rien au hasard. On nous rabâche à l'envie que s'agissant d'une ressource renouvelable, qui plus est en accroissement quantitative - mais en omettant bien évidemment de préciser qu'il s'agit bien souvent de cultures d'arbres intensives donc présentant un bilan écologique désastreux -, c'est forcément écologique. Du pur écoblanchiment ! C'est là aussi passer sous silence les questions essentielles de l'utilité primordiale des peuplements vieillissants pour la biodiversité, de la diversité spécifique, de la préservation des sols forestiers, de la gestion de l'eau, etc. L'industrialisation de pans de l'écologie est rarement compatible avec elle.

Pégase | 20 avril 2021 à 20h30
 
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Le boniment de certains vendeurs, comme dit Pégase plus haut, est très préjudiciable à l'environnement.
Je m'étais amusée à laisser venir un commercial, lequel m'a affirmé que mon poële (très récent) était sous-dimensionné et donc à changer. Je connaissais suffisamment le sujet pour ne pas me laisser berner, mais ces commerciaux qu'on dresse à raconter n'importe quoi pour ramener plus de fric, c'est dramatique.

Bidule | 28 avril 2021 à 10h33
 
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