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L'État lance une consultation publique sur la réglementation relative aux pulvérisateurs de pesticides

Agroécologie  |    |  Fanny Bouchaud  |  Actu-Environnement.com
L'État lance une consultation publique sur la réglementation relative aux pulvérisateurs de pesticides

Le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation soumet à consultation publique un nouveau décret qui devrait durcir la réglementation sur les pulvérisateurs de produits phytopharmaceutiques. Le débat, lancé ce 2 juin, se terminera le 23 juin prochain. L'objectif est de coller à la directive cadre européenne 2009/128/CE qui se traduit en France par le plan Écophyto II+, notamment en matière de pesticides.

Jusqu'à présent, la législation ne condamnait pas explicitement l'utilisation de matériel déclaré défaillant. Le ministère propose donc d'inscrire l'interdiction dans la loi et d'en préciser les sanctions. La modification prévoit d'ailleurs que le propriétaire devra garder ce rapport pendant toute sa durée de validité. Durée qui est passée de cinq à trois ans en janvier dernier. Un matériel jugé défaillant sera passible d'une amende de quatrième classe (750 € maximum).

Enfin, un pulvérisateur neuf « devra être contrôlé au moins une fois dans un délai de 5 ans après l'achat ». Et si l'appareil n'a pas de numéro d'identification valide, le propriétaire est sommé de « rapporter la preuve que le matériel dispose d'un contrôle technique valide » dans les quatre mois. À défaut, son certificat  individuel de produits phytopharmaceutiques sera suspendu pour six mois.

Réactions6 réactions à cet article

 

La photo d'illustration, où l'on voit un pulvé en fonctionnement tracté par un tracteur dont le conducteur travaille toutes vitres ouvertes, témoigne bien de la confiance aveugle et totalement déraisonnable de certains agriculteurs en la chimie agricole. Comment pourraient-ils accepter un durcissement de la règlementation de l'usage de ces produits fortement toxiques pour la plupart s'ils ne pensent pas à s'en protéger eux-mêmes un minimum ?
Par ailleurs, qui va contrôler que l'éventuelle nouvelle règlementation sera bien appliquée et avec quels moyens très concrètement ? Une amende de 4ème classe, pour du matériel dispersant des produits toxiques, est-elle vraiment dissuasive ?

Pégase | 03 juin 2021 à 16h57
 
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Pégase, qu'utilise cet agriculteur comme produit? de quand date cette photo?....Sécuriser le débit des appareils est un moyen de contrôler la quantité du produit donc la limiter aux doses conseillées et validées. C'est aussi une économie pour l'agriculteur et il en est conscient.
Des agriculteurs utilisant des produits totalement inoffensifs se font régulièrement insulter. Vouloir du bios et ne pas reconnaître les moyens de le produire,... voilà du travail d'information!

jmf | 04 juin 2021 à 09h32
 
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Merci encore à la veille réglementaire d'AE. J'ai, par curiosité, regardé le projet de consultation qui est publié à cet effet. On y distingue bien des nouvelles techniques de pulvérisation, plus proches de la plante à traiter.
Comme le dit jmf, on ne connait rien du contexte de l'image, il faut relativiser l'actualité par rapport aux banques d'images. Le tracteur en question ne me parait pas bien jeune, à regarder son carrénage, par exemple. Peut être que cette photo date d'il y a 10 ans et que depuis, son utilisateur a été correctement briefé au niveau des "bons" usages, vois s'est même reconverti au bio (ou peut être l'était-il déjà).
Ne pas oublier qu'un agriculteur paie son désherbant et qu'un sou est un sou donc moins il en utilisera, mieux son porte-feuille lui en saura gré (et notre santé aussi).

nimb | 04 juin 2021 à 11h03
 
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@ jmf et nimb : je réside en secteur de grandes cultures et des attelages comme celui en photo d'illustration, j'en vois passer tous les jours en périodes de traitement (comme en ce moment) pour aller traiter en conventionnel, type d'agriculture qui reste encore très largement majoritaire.
Je pense que vous n'ignorez pas non plus que les technico-commerciaux des "coopératives" (les guillemets à ce mot me semblent indispensables) qui vendent les produits, et bien souvent encore "rédigent l'ordonnance", sont formés à profiler très rapidement la catégorie psychologique de leur client afin de le convaincre d'acheter le plus possible (c'est leur boulot et ils sont intéressés à cela).
De même que bien des exploitants agricoles dorment mieux en sachant qu'ils ont "sécurisé" leurs cultures en poussant les doses au-delà du "nécessaire" préconisé, tant les commerciaux cités plus haut les ont convaincu que seul compte l'affichage, vis-à-vis des confrères, du rendement en quintaux à l'hectare au final.

Pégase | 04 juin 2021 à 11h49
 
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Pégase, Je suis désolé de reprendre encore ton avis. Les agriculteurs n'utilisent plus "trop de produit pour en avoir assez", ce qui effectivement à pu se faire, en engrais et phyto.
Etre dans une zone de grande culture et rencontrer ce type de tracteur n'est pas du tout certain. Il est ancien et ne correspond pas à ce qui se rencontre maintenant. Ce type de tracteur se rencontre dans les zones d'agriculture élevage, du fait de sa polyvalence et de son coût, par contre ce type d'attelage (pulvérisateur tracté ) est lui aussi en disparition au profit des auto portés.
Je suis d'accord (nimb), l'image ne fait pas tout, elle est une part de l'information, mais elle laisse la place à l'extrapolation ce qui est plus grave, à moins que ce ne soit que volontaire et provocateur.

jmf | 04 juin 2021 à 14h28
 
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Bon, je ne vais pas y passer des heures non plus. Mais de mon côté, de par mon entourage familial (cultures céréalières dans le bessin caennais, pas pourri en rendement non plus), je confirme l'adage "'un chou est un chou" prime sur l'affichage des quintaux... peut être qu'en plus, à force d'entendre qu'un agriculteur pollue forcément, la vertu s'est immiscée dans le vice. ;o) Comme quoi chaque avis ne vaut que pour son propre exemple.

nimb | 04 juin 2021 à 14h59
 
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