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Actu-Environnement

Consultation sur l'eau : mode d'emploi

Lancée depuis le 15 avril 2008, la consultation nationale sur l'eau passe à la vitesse supérieure par l'envoi de questionnaires à plus de 28 millions de foyers. Chacun est invité à donner son avis sur les mesures proposées par son agence de l'eau.

Eau  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
L'eau c'est la vie. donnez-nous votre avis !, c'est à travers ce slogan que le ministère du développement durable appelle les citoyens et tous les acteurs du domaine de l'eau à s'exprimer sur la gestion des masses d'eau et les mesures à mettre en place pour en améliorer la qualité. Spot radio, télé, expositions, affichage, débats… tout est fait pour mobiliser les « aquacitoyens » jusqu'en octobre prochain.
À partir du lundi 19 mai, 28 millions de foyers vont par ailleurs recevoir un questionnaire. Spécifique à chaque bassin hydrographique chaque questionnaire présente les mesures prévues par les agences de l'eau sur la période 2010-2015 dans le cadre de leur Schémas Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE). Lutte conte les pollutions, maîtrise des risques d'inondation, source d'eau potable ou encore coûts des mesures, de nombreux aspects sont abordés et détaillés avec schémas et graphiques à l'appui. Certains bassins hydrographiques insistent sur les problèmes spécifiques à leur territoire. Le bassin Adour-Garonne par exemple regroupe 40% des surfaces irriguées du pays. En Loire-Bretagne c'est aussi l'agriculture qui pose problème alors que le bassin Artois-Picardie est confronté à des pressions industrielles et démographiques importantes alors qu'il n'accueille qu'1% du débit d'eau du territoire.
Après avoir pris connaissances de ces informations, les citoyens sont invités à répondre à quelques questions à choix multiples. Plus ou moins précises, ces questions attendent des avis et impressions sur les mesures prévues par le bassin : sont-elles adaptées, suffisantes ou trop ambitieuses ?

En plus de ce questionnaire également disponible sur Internet*, le public peut s'exprimer en consignant son avis dans les registres prévus à cet effet au siège des agences de l'eau, dans les préfectures des départements ou sur les sites Internet des agences ou tout simplement en renvoyant une contribution libre, individuelle ou collective aux agences.
Outre le public, les conseils régionaux, généraux, les chambres consulaires, les conseils économiques et sociaux régionaux et autres assemblées et conseils seront également consultés de janvier à avril 2009.

Les résultats de cette consultation nationale devraient être pris en compte pour compléter les SDAGE en cours de révision et qui doivent être validés avant l'été 2009. Ces documents de programmation doivent désormais intégrer les objectifs de la directive européenne sur l'eau qui engage les Etats membres dans un objectif de reconquête de la qualité de l'eau et des milieux aquatiques. Son ambition : les milieux aquatiques européens doivent être en « bon état écologique » d'ici à 2015, sauf si des raisons d'ordre technique ou économique justifient que cet objectif ne peut être atteint. Contrairement aux politiques antérieures plutôt axées sur des objectifs de moyens, cette directive impose désormais des objectifs de résultats.
À l'heure actuelle seuls 38% des masses d'eau sont jugées en « bon état écologique » en France. À travers leurs SDAGE chaque bassin s'est fixé son objectif pour 2015. Il oscille entre 40% et 70% selon la situation de départ de chacun. Selon le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, ces objectifs seront définitivement fixés lors de l'adoption des SDAGE et devront correspondre à l'objectif national défini lors du Grenelle de l'environnement à savoir obtenir 66% de masses d'eau en bon état écologique d'ici 2015.

Une consultation similaire avait déjà été menée en 2005 mais elle n'avait pas suscité beaucoup d'intérêt. Pour Jean-Louis Borloo, cette situation ne se reproduira pas : le sujet de l'eau était une affaire de spécialistes, mais l'état d'esprit à beaucoup changé depuis. Pour Jean-Marc Fragnoud, vice-président du comité de bassin de l'Agence Rhône-Méditerranée, la clef du succès réside dans la prise de conscience : les consommateurs doivent avoir une lecture critique de ce qu'ils achètent par rapport aux impacts sur l'eau, estime-t-il.

Du côté des associations de protection de la nature, on encourage la participation. La fédération France Nature Environnement et ses associations fédérées ont décidé de s'impliquer auprès des citoyens lors de l'événement pour informer et donner son avis. Il est important de participer à cette consultation de démocratie directe, et de l'utiliser comme un tremplin pour donner plus d'ambition aux SDAGE !, explique Bernard Rousseau, responsable des politiques Eau de FNE. C'est à nous tous de nous mobiliser autour de ces questionnaires et d'exprimer nos exigences, ajoute-t-il.

D'une durée de six mois, la consultation a déjà débuté dans les bassins Adour-Garonne, Artois-Picardie, Loire-Bretagne, Rhin-Meuse, Rhône-Méditerranée et Seine-Normandie. Elle devrait débuter au mois de juin dans le bassin de Corse et au cours du dernier trimestre 2008 pour les départements d'Outre-mer.

Réactions11 réactions à cet article

 
Consultation, oui mais...

Juriste spécialisée dans le droit et la gestion de la ressource en eau, j'ai déjà eu l'occasion de consulter les projets de SDAGE Adour-Garonne et Loire-Bretagne. J'étais chargée de comparer ces deux documents. En tant que "personne compétente", il m'a fallu un certain temps pour lire ceux-ci, et encore plus pour comprendre les impacts (souhaités) positifs ou négatifs que leur application allait engendrer. Alors faire des consultations du public: oui mais, même si il s'agit là d'un sujet concernant tout le monde, et même si le public souhaite réagir, je crains que les textes ne soient pas à la portée des citoyens. Avant de faire un travail de consultation, il conviendrait peut être de faire un travail de banalisation afin que chacun prenne conscience effective des enjeux et textes.

Anonyme | 22 mai 2008 à 22h04
 
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consultation ;pas asser motivant

Le questionnaire ne prend pas en compte la vraie réalité de la vie ; du gaspillage à 135 euro ou dollard le baril ;
IL YA MIEUX A FAIRE en Economie ,pour évité la pollution
ex; les eaux-pluviale rentre dans le tout a l'égout sale ???? et en jour :d'orage ou de grande pluie la DASS l la police de l'eau , ou elle est ????sortir des bureaux pour amélioré la prise de consciences économique = oui .Cordialement bon courage aux métiers de demain vaste chantier d'economisé l'eau-chaude de l'energie pour produire de l'eau chaude à combien le M3

jipebe | 23 mai 2008 à 08h32
 
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démagogie ???

En effet, même pour une personne très sensible aux questions de l'environnement, je ne me suis pas sentie vraiment investie par ce questionnaire qui semble être là pour faire de l'information plutôt que pour demander réellement l'avis des français sur la question. Encore faudrait-il qu'ils en ai un !!! Car ce domaine est réservé depuis longtemps à des spécialistes et la seule chose qu'on nous demande c'est de payer son traitement !!! Il serait, me semble t-il plus judicieux d'insiter à l'utilisation de récupérateurs d'eau de pluie, d'installation de réseau secondaire pour celles-ci, promotion des toilettes sèches, etc...

flo371 | 23 mai 2008 à 09h38
 
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28 millions de questionnaires au milieu de la pub

Question :
La distribution de ces 28 millions de questionnaires sera il effectué à part de la publicité ?
En effet, la distribution de 28 millions de questionnaires en "toutes boites" pose la question de l'efficacité d'une telle distribution, si le questionnaire se retrouve noyé dans une poignée de publicités.
Il finira à la poubelle, et la grande majorité des gens affirmeront qu'ils ne l'ont pas reçu.

Second problème : les personnes qui sont équipée d'un StoPub reçevront ils le questionnaire ?
Espérons que les agences de l'eau auront choisi le contrat de distribution réservé aux collectivités, et qui permet de servir toutes les boites aux lettres y compris celles équipées d'un StoPub

Daisy | 23 mai 2008 à 10h52
 
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Re:28 millions de questionnaires au milieu de la p

Nous avons un autocollant Stop pub et nous avons malgré tout reçu le questionnaire.

Colombine | 23 mai 2008 à 14h17
 
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Re:démagogie ???

C'est très vrai,il faut donc en profiter pour donner son avis dans la rubrique 5 (texte libre), même si l'on a droit qu'à 2 remarques.

Colombine | 23 mai 2008 à 14h23
 
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StoPub

Malheureusement cet autocollant n'a aucune efficacité. On ne peut espérer bcp de résultats en demandant simplement aux entreprises déversant des flots de pub sur du papier et encre "sales" pour vendre des produits desserant la collectivité (promotion de produits venant de pays ne respectant pas la réglementation française de production, dérive alimentaire engendrant des coûts de santé...), de faire leur métier promouvant majoritairement les dérives de nos sociétés, de façon honnêtes.

Jérôme | 23 mai 2008 à 16h06
 
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Re:StoPub

Je suis entièrement d'accord, apposer un autocollant sur sa boîte aux lettres ne va pas résoudre tous les problèmes environnementaux, OK, cette incitation à la consommation est déplorable; je répondais simplement au message précédent, donc oui, nous avons bien reçu ledit questionnaire et je vais m' efforcer de m'exprimer autant que faire se peut dans la rubrique 5 .On nous demande notre avis,on va pas se priver

Colombine | 23 mai 2008 à 18h34
 
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Le produit de taitement des eaux TWINOXIDE

JE SUIS RESPONSABLE DE HYGIENE D'ENVIRONNEMENT ET DE LA SECURITE DANS UNE SOCIETE MULTINATIONALE AU BENIN EN AFRIQUE ET VOTRE IDEE M'IMPRESSIONNE ENORMEMENT.
MON INQUIETUDE EST CELLE-CI J'AI ENVIE DE TRAITER NOTRE EAU DE CONSOMMATION AU PRODUIT TWINOXIDE DONT JE N'AI JAMAIS EU CONNAISSANCE ET DONT J'AIMERAIS SAVOIR SI VOUS AVEZ CONNAISSANCE DE CE PRODUIT ET SI CELA EST POSSIBLE QUE JE PROCEDE A UNE TELLE ACTION . ET CELA RENTRE EGALEMENT EN LIGNE DE CE QUE VOUS DEMANDER A LA POPULATION
MERCI D'AVANCE.

Anonyme | 28 mai 2008 à 18h55
 
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Incitation à consommer mieux

De bonnes résolutions fusent d'un peu partout, mais en pratique la gestion de l'eau est parfois contradictoire.
On parle de la rareté de l'eau. Qu'est ce qui peut inciter le consommateur à faire attention à sa consommation? Le prix du m3, sans aucun doute.
Or, dans beaucoup de communes, notamment touristiques, le prix du forfait (la partie fixe) est très élevé, alors que le prix du m3 reste résonnable. Ce qui veut dire que plus vous consommez moins vous payez le m3 cher!
Ne pourrait-on pas mettre le prix de la partie fixe en rapport avec la consommation? ou instaurer plusieurs tarifs pour cette partie fixe, selon les catégories de consommateurs?

Anonyme | 02 juin 2008 à 18h23
 
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Re:Le produit de taitement des eaux TWINOXIDE

Bonjour,

A Djibouti, on se pose exactement la même question: quelqu'un a-t'il un avis sur TwinOxide?

conseildg | 21 décembre 2008 à 10h18
 
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