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Restauration de Notre-Dame : l'exemplarité du chantier en question

Risques  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com

Le chantier de reconstruction de Notre-Dame de Paris vient à peine de commencer que son exemplarité est remise en question. Dans un article publié le 4 juillet, Mediapart dévoile les résultats des analyses de sol effectués aux alentours de la cathédrale. Selon l'article, les taux de plomb seraient de 400 à 700 fois plus élevés que les seuils autorisés. Ce plomb provient de la toiture et de la flèche. Il s'est dispersé dans l'environnement lors de l'incendie qui a touché l'édifice en avril dernier. Or, ce métal est une substance toxique qui s'accumule dans l'organisme et a une incidence sur de multiples systèmes organiques. Il est particulièrement nocif pour les jeunes enfants.

Dès le 29 avril, la préfecture de police de Paris et l'Agence régionale de santé (ARS) alertaient sur la présence de concentrations élevées de plomb dans l'air et les poussières déposées au sol. Mais les résultats des analyses n'avaient pas été communiqués. Si la préfecture et l'ARS ont organisé un nettoyage de certains lieux et la mise en place d'un protocole de suivi sanitaire, elles restent très discrètes sur les résultats. L'enquête de Mediapart met aussi en lumière les carences d'informations envers les professionnels qui interviennent sur le chantier. "Après la fusion d'au moins 300 tonnes de plomb dans les garnitures de la flèche et dans la toiture, l'emprise de Notre-Dame de Paris est un site pollué", rappelle l'association Robin des Bois.

La rapidité avec laquelle le Gouvernement entend reconstruire ce joyaux culturel et architectural fait craindre un relâchement dans la maitrise des risques. D'autant que le projet de loi relatif à la restauration de la cathédrale prévoit des mesures dérogatoires aux règles d'urbanisme, de protection de l'environnement, de voirie et des transports, ainsi qu'aux règles de commande publique et de domanialité publique. L'objectif étant de simplifier pour aller vite. Après un désaccord entre l'Assemblée nationale et le Sénat sur cette question des dérogations, le texte vient d'être adopté en deuxième lecture par l'Assemblée.

Réactions1 réaction à cet article

 

Ces députés couvrent toutes les forfaitures en matière d'écologie .
Et on voudrait nous faire croire que ce gouvernement a compris les enjeux environnementaux !

sirius | 08 juillet 2019 à 14h24
 
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