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OGM : les recommandations de l'Anses pour éviter les contaminations accidentelles

Inf'OGM alertait, en février 2022, sur la présence de plants de colza génétiquement modifiés à proximité d'une usine de transformation d'OGM, vers Rouen. L'Anses recommande de renforcer la surveillance des zones par lesquelles ces marchandises transitent.

Agroécologie  |    |  Sophie Fabrégat
OGM : les recommandations de l'Anses pour éviter les contaminations accidentelles

L'Agence de sécurité sanitaire (Anses) a publié, le 20 janvier, un avis sur l'évaluation des mesures de gestion faisant suite à une dissémination « accidentelle » de colza génétiquement modifié dans l'environnement.

En février 2022, l'association Inf'OGM alertait sur la présence de colza génétiquement modifié (GM) en bordure de route, à proximité de Rouen (Seine-Maritime), dans la zone portuaire de Grand-Couronne. Et ce, alors que cette culture n'est pas autorisée en Europe (seule une variété de maïs GM est autorisée, le MON810).

En revanche, la consommation d'OGM n'étant pas interdite, ceux-ci peuvent donc être importés, transformés et utilisés sur le territoire européen, pour des fins alimentaires, dès lors qu'ils bénéficient d'une autorisation de mise sur le marché. C'est dans ce cadre qu'aurait eu lieu cette contamination accidentelle. Pourtant, toute activité impliquant des OGM doit faire l'objet d'un plan de surveillance visant à éviter une dissémination dans l'environnement.

Renforcer la surveillance et les lieux à surveiller

À la suite de cette découverte, la Direction générale de l'alimentation a procédé à une destruction des plants et a saisi l'Anses. Cette dernière « recommande une destruction complète des plants observés et de leurs racines, ainsi qu'une surveillance très régulière de l'ensemble de la zone concernée, tout au long de l'année, afin d'anticiper la floraison d'éventuels nouveaux plants ». Elle rappelle que, pour le colza génétiquement modifié, le plan de surveillance porte sur la mise en place de procédures visant à limiter les pertes et déversement de graines et à éradiquer systématiquement les plans qui poussent à proximité des sites de déchargement et de transformation.

 
Qu'on les cultive ou qu'on les importe, les OGM finissent toujours par contaminer notre environnement  
Greenpeace
 
Plus généralement, elle préconise de « renforcer les plans de surveillance, et notamment de cartographier les zones les plus à risques de dissémination sur le territoire français ». En effet, selon elle, cet accident est révélateur de lacunes, notamment en matière de surveillance de l'environnement en dehors des sites des opérateurs concernés. Il faudrait donc élargir cette surveillance « à l'ensemble des zones de déchargement, de transport, et leur environnement proche ». Autrement dit, les ports d'importation, les sites de stockage et de transformation, mais aussi l'ensemble des lignes ferroviaires, voies fluviales et routes servant au transport de marchandises vers ces lieux. « Ces zones hautement sensibles devront ensuite faire l'objet de contrôles renforcés pour éviter tout risque de dissémination dans l'environnement », ajoute l'agence. Par ailleurs, ces plans devraient préciser les mesures relatives aux conditions de transport, de déchargement, de stockage et de manutention de ces graines, estime-t-elle.

Des contaminations plus nombreuses ?

Un examen approfondi de cet avis va être effectué par la Direction générale de l'Alimentation, a réagi le ministère de l'Agriculture. Il rappelle avoir procédé à des prélèvements, inspections et mesures de destruction dès l'identification de ces plants et mené des contrôles réguliers pour s'assurer de l'absence de repousses.

« Des inspections d'autres usines de trituration de colza qui importent du colza OGM de pays tiers et de leurs alentours ont été réalisées en 2022 ou sont prévues pour 2023. Les résultats permettront d'objectiver le nouveau signalement de l'association Inf'OGM et de prendre les mesures de gestion nécessaires, le cas échéant », indique le ministère.

L'association a en effet identifié des plants de colza GM sur cette même zone en juillet 2022, ainsi qu'à Sète (Hérault). « Dans les deux cas, l'usine Saipol, qui importe du colza pour faire des agrocarburants, semble être la responsable de cette contamination », indique Inf'OGM. Celle-ci rappelle que le colza est une plante qui se dissémine très facilement et se croise avec de nombreuses plantes sauvages, comme la moutarde, la ravenelle… « Le colza peut rester en terre (en dormance) de nombreuses années avant de se réveiller et grandir », souligne l'association.

Un avis que partage Greenpeace. « Cette situation est rocambolesque et corrobore ce que Greenpeace affirme depuis des années : qu'on les cultive ou qu'on les importe, les OGM finissent toujours par contaminer notre environnement, que ce soit naturellement ou parce qu'une ségrégation stricte est impossible. On joue à l'apprenti sorcier en autorisant l'importation d'OGM sans en mesurer les conséquences », a réagi l'ONG dans un communiqué.

Réactions1 réaction à cet article

 

A ma connaissance, lors de visionnage d'une émission, le site recensé, rechargeait ses silos par godet de bulldozer et dont une partie devenait volatile avec la manipulation des engins.
Un site qui se défendait à la fois à participer soi disant à notre chère transition écologique… .
Ces semences importées, permettaient notamment la production de notre cher "bio éthanol " que l'on retrouve dans nos réservoirs actuel.
Une semence qui transite de l'Australie par paquebot pouvant consommer jusqu'à 1 millions de fuel par voyage !

De plus, grâce aux combats de nos associations, cette dernière a été interdite à l'intérieur de nos terres, mais peut cependant être importé ! Une belle hégémonie dont les intérêts financiers prônent avant les intérêts environnementaux.
Quand il ne restera plus rien, nos élus se rendront compte que l'argent ne se mange pas.

théo | 24 janvier 2023 à 22h53
 
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